Il est 17 h 15 ce mercredi lorsque je reçois un appel de ma fille.
« Bonjour papounet ! Émilie est avec moi chez maman et elle vient de me dire qu’elle a oublié un bouquin dans ma chambre quand elle est venue réviser avec moi ce week-end. Elle peut passer le récupérer tout de suite ? On risque d’en avoir besoin demain. »
« Bien sûr ! Par contre, je finis dans un quart d’heure donc je ne serai pas à la maison avant 18 h. »
« Ok. Au pire, elle t’attendra si jamais elle arrive avant toi. Ah oui, elle aurait besoin de faire quelques recherches dans tous tes bouquins pour un exposé. Elle pourrait venir le week-end prochain quand je serai chez toi, mais bon autant en profiter dès ce soir. »
« Il n’y a pas de problème. Et puis ça me fera un peu de compagnie en semaine pour une fois. »
« T’es adorable. Bon, je lui dis. Bisous papounet et à vendredi soir. »
« Bisous ma puce. »
En arrivant devant mon domicile, je constate que la Clio blanche d’Emilie, ornée du A des jeunes conducteurs, est garée non loin de là. Je lui fais un petit signe pour qu’elle approche. Elle me rejoint.
« Bonsoir Étienne. Je suis désolée de vous déranger. »
« Mais non, tu ne me déranges nullement. On se connaît depuis assez longtemps pour que tu puisses venir sans craindre de me déranger. »
Puis constatant ses yeux légèrement rougis, comme si elle venait de pleurer, je lui demande si tout va bien. Ce à quoi elle me répond par un petit oui.
Nous entrons dans la maison. Comme elle connaît parfaitement les lieux, je l’invite à faire comme chez elle.
Pendant qu’elle récupère son livre et qu’elle fait ses recherches dans la bibliothèque, moi je file dans la salle de bain prendre ma douche et mettre quelque chose de plus confortable que le costume cravate du boulot.
En sortant de la salle de bain, j’entends Emilie se disputer au téléphone avec quelqu’un. Je la rejoins et la découvre en larmes. Inquiet, je lui demande ce qu’il se passe. Elle garde le silence un moment puis elle me dit :
« Je peux vous faire confiance ? »
« Évidemment ma grande. Dis-moi ce qui te met dans un tel état. »
« C’est mon ex-petit copain. Il n’arrête pas de me harceler. J’ai beau lui dire que tout est fini, il n’arrête pas de m’appeler des dizaines de fois par jour. Et tout à l’heure, pendant que je vous attendais, il m’a dit que si je ne retournais pas avec lui, il mettrait les quelques photos coquines qu’il a de moi sur internet. »
Ses larmes reprennent de plus belle. Je cherche les mots qui pourraient l’apaiser lorsque son portable sonne.
« Oh non ! C’est encore lui ! »
Je lui prends son téléphone de sa main tremblante.
« Tu me laisses essayer de régler ça à ma manière ? »
D’un geste de la tête, elle me donne son accord.
« Allô… Non c’est pas une erreur… Qui suis-je ? Le nouveau copain d’Emilie. Jusqu’à maintenant, j’ai rien dit, car je pensais que tu serais assez intelligent pour comprendre. Mais là, tu commences à me saouler. Alors je vais être bien clair avec toi : si Emilie reçoit un appel, un message ou bien même que tu t’approches à moins d’un kilomètre d’elle, et que tu fais un truc contre elle, je peux te jurer que tu le regretteras. Et crois-moi c’est pas du bluff… Compris ? Oui oui, fais le beau derrière ton téléphone, mais crois-moi tu risques gros… C’est ça… Salut. »
Après avoir raccroché, je rends son téléphone à Emilie qui me regarde la bouche ouverte. Je lui souris en lui disant qu’il n’y a plus qu’à attendre pour voir si cela porte ses fruits.
L’amie de ma fille m’explique que le garçon n’est pas du genre courageux. Il y a donc des chances qu’il se fasse moins pressant et présent.
« Allez tu peux travailler sur ton exposé tranquille à présent. Préviens tes parents, je te garde à dîner avec moi ce soir… »
Sans même lui laisser le temps de répondre, je quitte la bibliothèque pour la laisser travailler.
Vers 19 h 30, je retourne voir Émilie. Je la regarde travailler. Je découvre que cette jeune fille que je connais depuis des années est devenue une jeune femme pour le moins séduisante. Et je me mets à regretter d’avoir 25 ans de trop.
Elle relève la tête. Un sourire illumine son visage. Je m’approche d’elle et viens me placer derrière son fauteuil. D’un geste machinal, je pose mes mains sur ses épaules, comme j’ai l’habitude de le faire quand ma fille fait son travail à chez moi.
« Je crois que vous avez foutu une sacrée frousse à l’autre “pot-de-colle” car je n’ai plus de nouvelles. Enfin ! »
« J’espère que cela va durer. En tout cas, j’aimerais que tu m’excuses de m’être fait passer pour ton petit ami… »
« Au contraire ! Ça a été super efficace… Et puis… C’est très flatteur pour moi d’avoir été votre chérie, ne serait-ce qu’un virtuel instant. »
Pour terminer sa phrase, elle penche sa tête vers ma main, qu’elle caresse de sa joue. Ce contact est extrêmement tendre. Il y a si longtemps que je n’ai pas eu de geste tendre de la part d’une femme que j’en suis tout ému.
Émilie saisit alors ma main et y dépose quelques petits baisers. Un trouble m’envahit. Cette fille, qui a l’âge de ma fille, fait naître en moi un immense désir. Ma tête me dit de quitter la pièce, alors que tout le reste de mon corps m’ordonne de rester et de profiter de cet instant.
« Emilie… Ne joue pas à ça… Je suis un homme trop vieux pour toi… Tu es une amie de ma propre fille… S’il te plaît, arrête avant qu’il ne soit trop tard ! »
Ai-je dit réellement tout ça ? Ou ces mots sont restés au simple stade de la pensée ? Toujours est-il qu’Emilie ne s’arrête toujours pas. Au contraire. Elle guide ma main sur son cou, la fait descendre sur sa poitrine, que je peux sentir sous son débardeur. Et moi je la laisse faire.
Quand enfin elle relâche son emprise, c’est pour se retourner et me faire face.
Elle passe ses bras autour de mon cou. Son sourire m’hypnotise. Et quand ses lèvres se posent sur les miennes, un frisson parcourt mon corps.
Sa langue se fraye un passage entre mes lèvres et vient chercher la mienne. À cet instant, toute résistance en moi s’est envolée et je me laisse aller aux baisers de cette troublante jeune femme. Entre deux baisers et dans un murmure, Emilie me dit qu’elle a envie de moi… depuis très longtemps. Mon ego de mâle se trouve flatté. Je lui prends la main et la conduis sur le canapé de la bibliothèque.
Enlacés, nos baisers gagnent en fougue. Les mains d’Emilie glissent sous ma chemise, qu’elle entreprend très vite de déboutonner. Sa bouche papillonne sur mon torse, mon ventre. Reviens sur mon cou et mes épaules. Elle me retire mon pantalon et enfin mon boxer.
Alors qu’elle s’apprête à s’occuper de mon sexe déjà dressé, je lui fais retirer à mon tour ce qu’elle porte. Chaque vêtement enlevé me révèle une partie de son corps jeune et magnifique. Je l’admire. Je la caresse. Je l’embrasse. J’ai l’impression de revivre mes premiers émois d’adolescent. Son corps et ses baisers sont ma fontaine de jouvence.
« J’espère que je te plais ! » me dit Emilie, intimidée pour la première fois de la soirée.
« Oh oui ! Tu es merveilleuse. J’ai l’impression de rêver ! »
De nouveau, sa bouche vient se perdre sur la mienne. Son corps se blottissant contre le mien. Mon désir enfle davantage chaque seconde.
Emilie se met à genoux sur le sol, devant le canapé. Elle saisit doucement mon sexe dans sa main et commence à me masturber. Elle me regarde en souriant. Son visage s’approche de mon sexe. Elle l’embrasse et je m’embrase. Enfin, elle le lèche avant de le faire entrer dans sa bouche. Avec une adresse qui révèle qu’elle n’est certainement pas novice en la matière, elle me procure d’agréables sensations. Je vois mon sexe, tendu au maximum, aller et venir entre ses lèvres délicates.
Je perds toute notion du temps. Je sais juste que je ne vais plus pouvoir me retenir très longtemps… Ma douce amante délaisse à regret mon sexe et revient m’embrasser.
« Tu me rends fou ! » lui dis-je en souriant.
« J’espère bien, j’ai si souvent rêvé de vivre cet instant avec toi. »
À mon tour je place mon visage entre ses cuisses que j’embrasse. Son minou est totalement glabre. Les lèvres de son sexe sont extrêmement fines. Avant même que je ne m’occupe d’elle, sa chatte est recouverte de cyprine. Je l’embrasse. Son clitoris semble agir comme un aimant. Mes lèvres puis ma langue s’y activent. Les gémissements d’Emilie me confirment que je suis sur la bonne voie. Mes doigts entrent alors en jeu. D’un doigt, très vite rejoint par un second, je pénètre son vagin tout en continuant de lui titiller le clitoris.
Ses gémissements redoublent. Sa main droite vient palper ses seins tandis que la gauche fourrage mes cheveux.
Ma jeune maîtresse finit par jouir…
Juste quelques secondes pour reprendre son souffle et Emilie me renversent sur la moquette. Elle m’embrasse à pleine bouche et semble apprécier de retrouver le goût de son sexe sur mes lèvres.
Allongée sur moi, elle se redresse. Elle soulève son bassin et vient agripper ma queue toujours aussi tendue. Elle la guide vers son vagin. Elle s’assoit alors sur moi, mon sexe profondément enfoncé en elle. Lentement, elle commence à bouger le bassin. Puis son mouvement s’amplifie. Mes mains englobent ses seins. Mes doigts jouent avec ses tétons. Emilie caresse son clito. Je sens sa mouille couler sur ma queue.
Ses coups de reins s’accélèrent. Emilie entrouvre les lèvres pour rechercher de l’air. Je lutte pour ne pas jouir en elle immédiatement. Je veux qu’elle jouisse d’abord…
Heureusement, cela arrive rapidement. Je peux alors me répandre en elle. Le jaillissement de mon sperme m’arrache un râle de plaisir…
Allongé sur le sol, ma jolie Emilie lovée dans mes bras, je savoure cet instant magique.
« Wouah ! Si c’est un rêve, c’est le plus beau que je ferai de toute ma vie ! »
Emilie rit et m’embrasse tendrement.
« Je crois bien que c’est moi qui vis mon rêve le plus fou ! »
« En tout cas, tu peux venir travailler tes exposés à la maison tous les jours si tu as besoin. »
« Vraiment ? Tu es sérieux ? »
« Oh oui ! Et puis n’oublie pas ce que j’ai dit à ton ex. : à présent, je suis ton homme ! »


