Lorsque j’ouvre les yeux, un rayon de soleil illumine ma chambre. Il est près de 11 h. C’est ma première grasse matinée des vacances. Les épreuves anticipées du bac sont passées, je n’ai plus qu’à savourer les deux mois de vacances qui s’annoncent.
Dans la salle de bain, qui sépare ma chambre de celle de ma sœur, j’entends l’eau de la douche qui s’écoule. Tout comme moi, Mathilde à l’air d’avoir profité de sa matinée pour traîner au lit. Mais peut-être voudriez-vous que je fasse une présentation rapide.
Je m’appelle Antoine, je viens de finir ma première S. Mathilde, dont je viens d’évoquer le prénom, est ma sœur. Ma sœur jumelle pour être précis. Arrivée 20 minutes avant moi sur cette Terre, elle adore jouer de ce « droit d’aînesse ». Mais il s’agit juste d’une boutade entre nous. Si chez les jumeaux il y a fréquemment un dominant et un dominé, je ne pense pas, en toute objectivité, que ce soit notre cas. D’ailleurs, je peux affirmer sans trop me tromper qu’aucun de nous deux n’a cherché un jour à avoir l’ascendant sur l’autre. Sommes-nous plus unis qu’un frère et une sœur classique ? Je vous laisse juger par vous-même. Nous avons nos propres amis, des loisirs indépendants, des goûts musicaux différents. D’un autre côté, il est impossible de nous séparer, ne serait-ce que 24 heures. Si nous nous disputons souvent, il n’y a jamais de fâcheries qui dépassent la demi-heure. Nous nous confions nos secrets et nos chagrins. Quand nous sortons avec quelqu’un, nous avons toujours besoin que l’autre donne son feu vert. D’ailleurs, à bien y réfléchir, je me rends compte que mes petites copines sont toujours des camarades de Mathilde, et inversement.
Avec ma sœur, nous partageons le 1er étage de la maison familiale. C’est notre domaine. Nul ne peut y pénétrer sans y avoir été invité. Même nos parents ne montent à l’étage qu’avec notre permission. Hormis la traditionnelle inspection du dimanche soir, afin de veiller à la bonne tenue des lieux. Et chez nos amis actuels, seule une poignée d’entre eux ont eu ce privilège.
Que vous dire de plus ? Je pourrais vous expliquer que Mathilde et moi sommes extrêmement beaux, que nous sommes les plus convoités du lycée, mais ce serait vous mentir. En réalité, je suis assez grand, et ma pratique du VTT en compétition me permet de m’entretenir physiquement. Mais en dehors de ça, je suis d’un aspect banal. J’arrive à avoir des petites amies ! Alors, pourquoi m’en faire ?
Mathilde est un peu plus grande que la moyenne des filles. Même si je lui répète régulièrement qu’elle n’a pas à rougir de son physique, que je trouve très agréable, ma sœur est hyper complexée par quelques légères rondeurs. Tous les ans, à l’arrivée du printemps, elle se lance dans les derniers régimes à la mode pour ne plus avoir à porter son 38 habituel.
Si je me permets de vous dire qu’elle a un physique des plus agréables, à mon goût, c’est parce que j’ai souvent l’occasion de la voir en sous-vêtements. Comme elle peut me voir en boxer également. Je peux même vous dire que, plus jeunes, nous avions l’habitude de nous promener nus, l’un devant l’autre. Mais à la puberté, cela s’est arrêté.
Bon, je vous confesse que quelques fois, j’ai joué au voyeur. Observant ma sœur jumelle, dans le plus simple appareil, par le trou de serrure de la porte reliant ma chambre à la salle de bain. Ses seins furent les premiers qu’il m’ait été permis de voir en vrai. Son pubis duveteux m’apparut à l’époque trop furtivement pour que je puisse l’admirer.
Depuis, j’ai eu l’occasion de voir d’autres seins, et d’admirer pleinement d’autres pubis. Je pense qu’avec les filles, j’ai eu le même parcours que beaucoup de garçons. D’abord j’ai eu une copine qui m’a permis de toucher et de voir sa poitrine, puis une autre qui m’a autorisé à aller plus loin en me laissant glisser une main dans sa petite culotte. Cette même fille, me faisant découvrir plus tard, les douces sensations de la fellation. Et enfin, mes deux dernières petites amies furent mes premières vraies partenaires. Surtout la plus récente, car elle avait un gros appétit en la matière.
Sur ce sujet, je crois savoir que Mathilde est encore vierge. J’en suis même tout à fait certain, car j’ai déjà eu l’occasion d’entendre certains de ses ex se plaindre de ne pas arriver à leur fin. Et puis, je pense qu’elle me l’aurait dit, tout comme je l’avais fait. Toutefois, je pense qu’avec l’un d’eux, elle a été jusqu’à pratiquer quelques gâteries buccales… Si j’ai des doutes à ce sujet, c’est qu’un soir, alors que nous papotions dans mon lit, elle m’avait interrogé sur le plaisir que nous, garçons, éprouvons quand nous nous faisons sucer. Je lui avais expliqué comme je pouvais et lui avais demandé si c’était une chose qu’elle pratiquait. Ce jour-là, elle m’avait répondu non, mais je me doutais bien qu’elle prévoyait de le faire…
Voilà ce que je peux vous apprendre sur Mathilde et moi.
Mais tiens ! Le silence règne dans la salle de bain depuis cinq bonnes minutes au moins. La place étant libre, je vais pouvoir enfin y accéder.
J’entre dans la salle de bain. Mon élan est stoppé lorsque je vois que Mathilde occupe toujours les lieux. Simplement vêtue de son peignoir de bain, elle est assise sur le bord de la baignoire, les jambes largement écartées, penchée vers l’avant, elle semble inspecter son entrejambe. Elle ne m’a pas entendu entrer. Je reste figé un bref instant, puis préférant ne pas passer pour un pervers aux yeux de ma propre sœur, je manifeste ma présence.
« Oups ! Désolé ! Je pensais que la place était libre. »
Instantanément, Mathilde referme les jambes en les faisant claquer. Elle se redresse, tandis que je fais un pas en arrière pour retourner dans ma chambre. Mais je réalise que ses yeux sont larmoyants. Je déteste voir du chagrin dans son regard. Sans doute mon côté ultra protecteur avec ma jumelle. Avec ses cheveux mouillés, tirés vers l’arrière, et son visage empourpré, elle est pourtant mignonne. Les jambes repliées, se dissimulant derrière ses bras ramenés sur son bas ventre, elle ressemble à une petite fille prise en faute. Mais il y a ce regard triste qui gâche tout.
« Qu’est-ce qu’il y a petite sœur ? Ça n’a pas l’air d’aller. » Lui dis-je, avec beaucoup de douceur.
Elle hésite quelques secondes avant de m’apprendre, un peu honteuse :
« J’ai une douleur… mal placée ! »
Soulagé que ce ne soit qu’un petit souci, je m’agenouille devant elle, tout en posant une main sur ses genoux. Je lui propose de m’expliquer de quoi il en retourne.
« Toutes les filles que je connais se rasent ou s’épilent intégralement. Pas moi. J’ai voulu essayer l’autre jour. Je me suis rasée entièrement. Mais je ne sais pas pourquoi, ce matin, je me suis réveillée avec une douleur. Et quand je passe la main, je sens une zone enflée. C’est super gênant, et douloureux. »
« Essaye de tenir jusqu’à ce que Maman rentre du boulot. Elle t’aidera sûrement à soigner ça. »
« Surtout pas. Il ne faut surtout pas que Maman l’apprenne. C’est l’engueulade assurée et la leçon de morale qui va avec. Elle m’a souvent répété que je ne devais jamais le faire, car selon elle, ce sont les filles faciles qui font ça. Alors si elle découvre que je l’ai fait… »
Il est vrai que nos parents sont très conservateurs sur certaines choses, je comprends donc la réaction de Mathilde.
« Écoute, ce n’est sans doute pas grand-chose. À mon avis, c’est simplement un poil qui repousse mal. Tu devrais aller voir l’esthéticienne. Elle saura sûrement quoi faire. »
« Cette vieille curieuse ? » proteste ma sœur « Avec sa langue bien pendue, entre le moment où je quitterai son salon et celui où j’arriverai à la maison, ma mésaventure aura fait trois fois le tour du quartier. Si tu as d’autres idées de ce genre, tu serais gentil de te les garder… »
En plaisantant, je lui reproche de faire la difficile.
« Mais ne rigole pas ! C’est super désagréable. J’arrive à peine à marcher ! »
« En tout cas, il va falloir que tu fasses les quelques mètres qui te séparent de ta chambre pour me laisser la place, pour que je me brosse les dents et que je prenne ma douche. J’en profiterai pour réfléchir et chercher une solution. »
Mathilde quitte donc la salle de bain, d’une démarche peu élégante, mais qui trahit son embarras.
Quelques minutes plus tard, après m’être séché et entouré la taille avec un drap de bain, je frappe à la porte donnant accès à la chambre de ma sœur depuis la salle de bain. Sans attendre, je franchis la porte. Mathilde est allongée sur le lit, son visage dissimulé sous un oreiller. Mon cœur se serre de la voir si mal.
« Pourquoi ne demandes-tu pas à Pauline de venir t’aider ? »
Pauline est l’une des meilleures amies de ma sœur. Et comme elle est, accessoirement, ma dernière petite amie en date, je suis bien placé pour savoir qu’elle est intégralement épilée également.
« J’y ai bien pensé, mais depuis que tu l’as quitté, elle n’est plus vraiment la même avec moi. Et puis c’est vachement gênant de lui demander… Tu demanderais à tes potes de venir voir si tu avais un problème sur le sexe? »
« Mouais. T’as pas tort, mais tu peux constater que je cherche à t’aider. »
« Oui, je vois ça. Comme toujours, tu fais tout ce que tu peux pour moi. T’es adorable. »
« Oh, mais je sais que je suis toujours adorable. Tu ne mérites pas un frère jumeau comme moi. » Dis-je, moqueur, en m’installant près d’elle. « Mais tout adorable que je sois, je n’ai plus d’idées. »
D’une voix timide, Mathilde murmure :
« Je crois que j’en ai une. C’est un peu embarrassant, mais tu ne voudrais pas regarder toi ? »
Mon cœur fait un bon, un frisson me parcourt. J’éprouve une sensation inconnue jusque là. Un mélange de curiosité, ainsi que de grande excitation, mais chose inhabituelle, tout cela s’accompagne d’un grand embarras. Les mots ont du mal à sortir de ma bouche.
« Euh… C’est que nous… Enfin je veux dire… Tu es ma… »
« J’ai confiance en toi, plus qu’en quiconque. Tu es mon meilleur ami, en plus d’être mon frère jumeau. Tu es un autre, moi. Rappelle-toi ! Nous nous sommes vus nus des tas de fois déjà. » M’explique Mathilde, en oubliant de préciser que cela fait des années que ce n’est plus arrivé. « En plus comme tu fais du vélo, tu as l’habitude de te raser, tu dois donc savoir quoi faire. S’il te plaît grand frère ! »


