L’homme se place alors derrière elle. Ses mains chaudes écartent la chevelure d’Angéline pour en dégager le cou. Elle sent ses lèvres lui effleurer la peau. Descendre sur ses épaules. Ce sont tout autant des baisers qu’un souffle qui lui provoquent ses frissons qui lui parcourent le corps.
Les mains de l’homme lui saisissent la taille, puis remontent en direction de sa poitrine qu’il palpe virilement. Il lui caresse les mamelons avant de les pincer de façon agréable. Elle aimerait qu’il ne s’arrête jamais. Que ses caresses s’éternisent ! Pourtant, il abandonne ses seins, faisant remonter ses mains sur son visage. Il fait passer un doigt sur ses lèvres. Elle l’accueille dans sa bouche sans hésiter. Elle le caresse de sa langue de façon plus que suggestive. Puis les mains passent sur ses cheveux, et viennent retirer le bandeau.
Une lumière intense provenant d’un projecteur l’aveugle quelques instants. L’homme est toujours derrière elle, elle ne peut donc pas le voir, découvrir qui il est. La première chose qu’elle voit est la pièce où elle se trouve. Un salon de type XIXème siècle, au mur rouge cardinal. Des volets clos. Une cheminée éteinte en cette fin d’été. Aucun meuble, si ce n’est un immense miroir collé au mur, à proximité de l’unique source de lumière. Elle y voit son reflet. Totalement nue, offerte à cet inconnu. La lumière du projecteur l’habille autant qu’elle la dévoile. Chacune de ses courbes est mise en valeur. Elle se trouve belle ainsi, elle qui si souvent se reproche des tas de choses.
L’inconnu se rapproche à nouveau d’elle dans son dos. Se colle à elle. D’un coup d’œil, elle tente de saisir son image dans le miroir. Mais elle ne parvient pas à le voir véritablement. Elle a juste le temps de voir qu’il porte un masque lui aussi, et qu’il lui recouvre la moitié du visage.
La main gauche de cet homme se pose sur son ventre. Il lui embrasse de nouveau les épaules. Elle perçoit le mouvement de cette main qui descend vers son pubis, avant de s’immiscer entre ses cuisses. Le sexe d’Angéline est à portée de cette main ferme et audacieuse. Elle frémit lorsqu’il atteint son clitoris et commence à le caresser.
« Laissez-vous aller ! lui murmure-t-il. Je ne retirerai mes doigts que lorsque votre sexe sera bien humide… »
« Il l’est… » répond-elle.
« Vraiment Mademoiselle R ? »
« Oui… Vous… ne le sentez pas ? »
« Je voulais vous l’entendre dire. »
L’inconnu retire ses doigts du sexe de la jeune femme, puis vient se placer face à elle. Elle le découvre enfin. Il est vêtu d’un costume-cravate noir d’une grande élégance. Il la domine de plus d’une tête. De son visage, elle ne peut voir que sa mâchoire carrée et sa bouche. Ses lèvres ne sont pas très épaisses, mais elles lui font terriblement envie. Dans les ouvertures du masque, elle voit briller un regard intense. Elle peine à en découvrir la couleur. Vert sombre ? Marron ? Non, un mélange des deux. Cette fois, le visage de l’homme est suffisamment proche pour le confirmer. Si proche…
Ses lèvres décidées se posent sur celle de l’étudiante avec force, presque avec rage. Il force le passage avec sa langue pour venir chercher celle d’Angéline. Elle ne résiste pas, toute à son plaisir d’être embrassée de la sorte, sans qu’il ne lui ait demandé l’autorisation. L’autorité de cet homme est tout ce qu’elle aime. Elle se sent si faible devant lui et cela lui semble si bon.
Sans détacher leurs lèvres, l’inconnu retire sa cravate, puis place les mains de la jeune fille derrière son dos. Il se sert de la cravate pour les attacher solidement.
« Mettez-vous à genoux ! »
Le ton est ferme et ne souffrirait d’aucune contestation. D’ailleurs, Angéline n’a pas envie de contester. Elle veut être sa chose. Se soumettre à chacun de ses ordres. Être son jouet. Elle se met donc à genoux devant lui.
« Parfait ! Votre obéissance vous honore. »
L’homme s’éloigne de quelques pas dans le dos de la jeune femme. Encore une fois, elle ne peut voir ce qu’il lui prépare. Elle ne peut que laisser libre cours à son imagination. Mais un claquement sec la fait sursauter. Un mélange de peur, d’excitation et de bonheur la submerge. Son sexe libère tant de cyprine qu’elle finit par couler le long de sa cuisse. Depuis quand n’avait-elle pas été aussi excitée ?
Mais pas le temps de trouver la réponse. L’inconnu est de nouveau devant elle avec une cravache à la main. Il en promène l’extrémité sur le corps sans résistance de l’étudiante. Il contourne ses seins, en souligne la forme, joue avec les tétons tendus et les aréoles gonflées.
Une chaleur intense consume le visage d’Angéline. Elle se dit qu’elle doit être terriblement rouge. Cela n’échappe pas à l’inconnu. Pour la première fois, il sourit.
« Que vous arrive-t-il, Mademoiselle R ? » demande-t-il tout en continuant à promener le bout de la cravache sur son corps et en tournant autour d’elle.
« Je suis excitée… » concède-t-elle d’une voix mal assurée.
En réponse, elle reçoit des coups des cravaches sur les fesses. Des coups parfaitement dosés pour l’exciter tout en lui infligeant une douleur supportable. Angeline gémie de plaisir à chaque fois qu’un coup vient mordre sa chair. Elle n’en peut plus, elle aimerait qu’il la prenne enfin. Que cette attente cesse et qu’il la libère de cet orgasme qui sommeille en elle, mais qui se nourrit de ce que l’individu masqué lui faire subir.
Ce dernier revient face à elle. Il descend la fermeture éclair de son pantalon de costume et glisse une main dans l’ouverture.
« Êtes-vous prête, Mademoiselle ? »
« Oui… » répond fiévreusement la jeune fille.
« Allons, Mademoiselle R, ne vous a-t-on pas appris la politesse ? Oui qui ? » s’écrit l’homme d’une voix glaciale en lui donnant un coup de cravache plus fort que les précédents ?
« Oui… Monsieur… »
Angeline se sent sur le point de jouir sans même qu’il n’ait commencé de jouer véritablement de son sexe.
« Voilà qui est mieux… »
L’inconnu au masque sort enfin son sexe. Il lui murmure que sa bouche doit être très confortable et très habile, qu’il connaît sa réputation de bonne suceuse…
Ces mots, alors qu’ils devraient la choquer et la heurter, trouvent eux aussi un écho délicieux dans son vagin. Personne ne connaît l’effet des insultes et des mots crus sur son désir… Personne sauf… L’étincelle fait jaillir en elle la vérité… Elle reçoit alors le sexe de cet homme dans sa bouche avec encore plus de plaisir. Même privée de ses mains, elle lui donne toute l’attention qu’il mérite. Sa langue s’active sur ce gland gonflé et aussi rouge que les murs de la pièce. Et peu importe que de la salive macule son menton, elle se donne en « bonne suceuse » comme l’homme l’a lui-même défini. Celui-ci ne reste pas pour autant inactif, il joue également avec ses tétons en tirant dessus entre deux caresses.
« Vous êtes encore plus chienne que ce que l’on m’avait rapporté… »
Vraiment, il sait lui dire ce qu’au plus profond d’elle-même elle adore en secret. Elle l’en remercie en le suçant sans relâche et avec gourmandise durant de longues minutes.
Il finit par se retirer lui-même de la bouche de l’étudiante avant de l’aider à se relever. Le cœur battant à tout rompre, elle attend avec impatience la suite. Il la conduit contre un mur, la plaque dos à la paroi, et lui écarte les jambes d’un geste ferme. Les doigts puissants de l’homme masqué s’enfoncent dans son sexe. Elle pousse un cri de plaisir. Ces doigts qui vont et qui viennent en elle la font vibrer. Et lorsqu’il les retire, elle croit mourir de frustration. Mais qu’il me remette ses doigts, se dit-elle intérieurement dans une sorte de rage.
Au lieu de ça, il lui montre ses doigts couverts de mouille.
« Vous êtes trempées, dites moi… se moque-t-il. Suppliez-moi de vous baiser. »
« S’il vous plaît, Monsieur, baisez-moi ! »
Angeline se surprend d’avoir mis autant de conviction et de rage dans cette phrase, mais après tout, c’est tout ce qu’elle veut. Sentir cet homme en elle, être sa chose, jouir de lui sans aucune retenue. Et lorsque le membre dur tant désiré pénètre dans son vagin et la possède tout entier, elle est aux portes de l’extase.
Il la prend violemment contre le mur, dans une étreinte bestiale. Elle devine ce sexe qui va et qui vient en elle. Chaque coup de reins est un délice, chaque coup de queue lui arrache un râle de plaisir. L’homme au masque, puisqu’elle en est sur il n’est plus un inconnu, la porte littéralement. Elle enserre cette taille virile entre ses jambes. Oui, ils ne font pas l’amour. Il la baise. Du sexe à l’état pur. Un plaisir animal. Ce dont elle avait besoin depuis si longtemps.
Le bruit obscène de sa chatte mouillée la stimule tout autant que les baisers, les morsures et les aller-retour de son engin.
Il lui libère les mains, elle l’enlace. Tant pis si le costume impeccable souffre de l’étreinte.
Il ralentit un peu la cadence pour extraire un petit boîtier de la poche de son costume. Il la regarde droit dans les yeux quand il presse l’unique bouton présent sur ce boîtier. La lumière du projecteur diminue fortement, mais la lumière est suffisante pour se voir. Mais quelque chose attire le regard d’Angéline. Le miroir…
Derrière la glace, une lumière… et des silhouettes… Ce n’est pas possible ! Il s’agit d’un de ces miroirs sans tain qui permettent à des personnes cachées derrière de voir tout ce qui se déroule dans la pièce. Elle comprend qu’elle est l’actrice d’un spectacle vraiment particulier. Toutefois, la bouche de son amant vient retrouver la sienne pour l’empêcher de protester. Elle se laisse définitivement emporter par le plaisir. Et peu importe que ces gens la voient subir les assauts passionnés de l’homme au masque, peu importe qu’ils l’entendent gémir de plaisir, peu importe qu’elle leur offre le spectacle de ses seins ballottés par l’étreinte ou bien même son sexe humide. Cela l’excite même.
De toute façon, elle est à lui, rien qu’à lui… Elle ne peut plus lutter. Son corps est submergé par une intense vague de plaisir, partant de son sexe pour se répandre partout en elle. Angeline est si transportée par le plaisir que c’est à peine si elle devine le sperme de son partenaire qui se répand en elle.

