Ma conquête n’est pas en reste avec ses doigts plongés dans mes cheveux, ses ongles plantés dans la peau de mon dos, sa bouche mordillant la mienne avec la même avidité que moi.
Il nous faut un certain temps pour nous remettre de cette passion vorace, nous restons de longues minutes à nous regarder, toujours enlacés, surpris d’une telle communion de nos sens, tout en nous embrassant furtivement comme des collégiens timides. Ému, je lis un désir infini dans ses pupilles dilatées. Nous savons à présent que nous sommes deux, deux pour jouer, deux pour vivre, deux pour s’aimer.
Les semaines qui suivent voient notre passion grandir, sans limites. Nous nous baladons systématiquement dans toutes les braderies, la main dans la main, nous embrassant dans tous les recoins possibles, faisant ensuite l’amour comme des fous dans le moindre bois ou coin sauvage qui peut abriter nos ébats exaltés lors de notre retour.
Un an plus tard, lors de la même braderie, celle de notre rencontre, nous déambulons, enlacés par la taille, collés, soudés l’un à l’autre. Très souvent, je m’arrête pour caresser le ventre de plus en plus arrondi de ma femme et je sais qu’au prochain printemps, aux prochaines braderies, nous serons désormais trois.

