Adélie a ensuite dit : « Je pensais à votre cauchemar. J’ai fait un cauchemar similaire où j’ai cru que je te perdais. C’était horrible et je n’arrivais pas à me le sortir de la tête. J’ai aussi commencé à prendre des comprimés que le docteur m’a prescrits. Ils devraient me rendre mon appétit sexuel, mais ils peuvent aussi me rendre encore plus émotif et irrationnel que d’habitude ».
« Bon, alors », ai-je dit. « Peut-être devrions-nous monter à l’étage et réaliser un vrai fantasme ? »
Elle m’a regardé et j’ai vu son expression triste se transformer presque immédiatement en un sourire malicieux. « Oh, Jean, tu n’as pas idée de ce que tu représentes pour moi ».
« Tu ferais mieux de me montrer », ai-je suggéré alors que nous montions dans notre chambre.
Elle m’a regardé droit dans les yeux, a légèrement penché la tête et a tapoté ses lèvres du doigt, comme un mathématicien perplexe qui réfléchit à une équation quadratique.
« Attendez ici, Jean. Mettez de la musique et donnez-moi cinq minutes. Il faut que je me change. » Et sur ce, elle est entrée dans notre cabine d’essayage.
J’ai mis la musique comme demandé et je me suis assis sur le lit en attendant le retour d’Adélie. Elle portait des bas de soie noirs et des bretelles, un soutien-gorge noir en dentelle, mais pas de culotte ni de string, dévoilant son buisson taillé.
Tout ce que j’ai pu dire, c’est « Putain ».
« Vous auriez mieux fait », m’a-t-elle répondu. « Oh, et une autre chose, j’espère que je ne vous choquerai pas ! »
Adélie tenait à la main un petit sac à fermeture éclair et une serviette blanche qu’elle posa proprement sur le côté du lit avant de prendre un oreiller et de le poser sur le sol devant elle. Elle m’a fait signe de m’approcher et je me suis agenouillée devant elle pendant qu’elle ouvrait le petit sac qui, je le voyais maintenant, contenait ses accessoires de rasage. De la mousse, des ciseaux et un rasoir rose étaient posés à côté d’elle sur la serviette.
« Sois un amour et va chercher un petit bol d’eau chaude, s’il te plaît », dit-elle avec une lueur de séduction dans les yeux. « Je vais vous préparer ! »
Lorsque je suis revenu avec le bol, son buisson était déjà enduit de crème et elle tenait le rasoir à la main.
Elle m’a adressé un sourire malicieux et m’a demandé : « Voulez-vous me faire l’honneur, s’il vous plaît, chéri ? »
Je n’ai pas eu besoin d’une autre invitation. Son poil n’était pas très long, je n’ai donc pas eu besoin de ciseaux et, petit à petit, je l’ai rasée complètement. Il était clair qu’elle était aussi excitée que moi, car de petites traces de jus de chatte commençaient à s’écouler d’elle lorsque je l’ai séchée et que j’ai appliqué une crème hydratante. L’expérience était extrêmement intime et érotique et il va sans dire que les ébats qui ont suivi ont été formidables. Nous avons fait l’amour comme si nous étions dans une toute nouvelle relation et nous avons toutes les deux eu au moins deux orgasmes, le premier d’Adélie étant un orgasme particulièrement humide. Heureusement que la serviette était toujours là. Nous nous sommes tenues l’une contre l’autre après, profitant toutes les deux d’une lueur post-sexuelle pendant au moins une heure, jusqu’à ce que nous entendions Coraline passer la porte d’entrée après l’école.
J’ai crié que nous étions toutes les deux à l’étage et Coraline a ri et nous a crié de ne pas nous arrêter à cause d’elle, mais de faire moins de bruit parce qu’elle avait des devoirs à faire. C’est une fille très effrontée, impertinente et intelligente, tout comme sa mère.
Cette rencontre entre Lonely Lucie 55 et Raphaël n’ont jamais été évoqués. Adélie n’a jamais découvert que Raphaël était en fait Franck et son profil a disparu du site d’infidélité en quelques heures. Six semaines plus tard, nous travaillons sur notre relation et je suis très heureux d’annoncer que les comprimés d’Adélie ont certainement l’effet désiré.
Mon seul souhait maintenant est que nos fantasmes secrets restent ce qu’ils sont ! Quant à nos fantasmes partagés, qu’ils se concrétisent !

