Steph, mon mari, est l’homme de ma vie. C’est lui que j’aime. C’est lui que j’aimerai jusqu’au dernier souffle. Je n’ai jamais aimé qui que ce soit d’autre, que lui. Chaque jour, chaque instant de sa présence dans ma vie est un inestimable don de bonheur et de félicité dans ma vie. C’est le seul et l’unique pour mon cœur, mais certainement pas pour mon corps.
J’ai rencontré Stéphane quand je n’avais que cinq ans. C’est le fils de la meilleure copine de mère. Sa famille habitait au bout de la rue, à une centaine de mètres de chez mes parents. Il était devenu mon meilleur ami d’enfance et nous l’étions restés jusqu’au lycée. L’amour n’était pas survenu tout de suite, il avait pris tout son temps. Néanmoins, le sexe, lui, il ne s’était pas trop fait attendre. Nous avons commencé par les petits bisous au tout début de notre adolescence. Rien de trop compliqué, juste ce qu’il fallait pour en connaître les sensations.
Oui, c’était lui mon premier baiser « smack-smack ». C’était lui aussi mon premier baiser avec la langue, ma première pipe, mon premier cunni… Enfin, toutes mes premières fois étaient avec lui. Nous n’étions pas encore ensemble à cet âge-là, nous nous sommes mis en couple à nos vingt ans et nous nous sommes mariés cinq ans plus tard. Vu que j’étais enceinte et vu que Steph étant d’une mentalité assez « traditionnaliste », il était hors de question pour lui que notre première fille naisse hors mariage. Pour ma part, ça ne me disait pas grand-chose, mais bon, si ça le rendait heureux de passer en mairie…
Ce n’est qu’après le mariage que les choses ont commencé à se gâter… pas pour lui, pour moi-même. Je vivais le bonheur absolu. Steph est professeur d’université et je suis institutrice dans l’école où vont nos deux filles et qui se trouve à moins de 500 mètres de chez nous. Nous ne disputions jamais. Je n’ai jamais vu un homme aussi compréhensif et conciliant que mon mari. Nous gagnons bien notre vie. Nous sommes propriétaires de notre maison. Nous avons une vie sociale très active et une grande famille très aimante. J’ai tout ce dont une femme peut rêver d’avoir. C’était d’un ennui insupportable.
Le sexe, je n’en avais jamais assez. Et pourtant, nous le pratiquions régulièrement. Et c’est justement ce « régulièrement » qui me gênait. Ce n’était pas juste une pratique régulière, c’était plus de la routine, et ça me pesait. Je vous l’avais déjà dit, je passe pratiquement tout mon temps à fantasmer des situations sexuelles saugrenues. En ces temps-là, je vivais littéralement dans ma propre tête, entourée de mes fantasmes. Des envies pourtant faciles à réaliser, mais qu’il m’était impossible d’atteindre à cause d’une vie conjugale et sociale bien trop conventionnelle.
Ça a duré quelque temps, deux ou trois ans, jusqu’à ce que ça devienne insupportable. J’avais l’impression que, si je ne parlais pas de mon état émotionnel et psychologique à Stéphane, j’allais probablement commettre des actes qui lui briseraient le cœur. J’étais arrivée à un stade où le sexe occupait toutes mes pensées. Je fantasmais sur tout ce qui bouge, les collègues, les amis et même la famille. Je voulais de l’interdit à tout prix, je voulais du pur tabou. Je voulais de l’excitation, et pas n’importe laquelle. Je voulais les frissons des nouvelles sensations. Sucer une bite, c’est bien, mais c’est encore mieux quand on est dans une salle de cinéma pleine à craquer. Me faire prendre en levrette, C’est Excellent ! Mais, me faire baiser par un groupe de camionneurs sur une aire d’autoroute, c’est sacrément mieux. Voyez-vous de quoi je parle ?
Je parle de véritable liberté sexuelle. Le hic, c’est que je ne pouvais pas tout avoir : La douce vie d’un mariage heureux et l’excitation du tabou. J’avais l’impression que, tôt ou tard, j’allais céder à mes tentations, et perdre ainsi tout ce qui faisait mon bonheur. Il fallait donc que j’en parle à mon mari…
Bon, il se fait un peu tard, je dois aller au lit, demain c’est rentrée scolaire et je dois me lever tôt. Je vous raconterai la suite dès que je le peux.
À bientôt et Gros bisous.


