Elle parlait vite, les questions succédant aux questions. Je ne savais pas quoi répondre. J’avais très envie qu’on corse notre sexualité, qu’elle joue avec ces hommes. Peut-être le fait qu’ils soient vieux ne me gênait pas, alors que j’aurais été écarlate de jalousie avec des jeunes ? Elle attendait une réponse. J’étais persuadé qu’elle en avait envie, même inconsciemment, ces fantasmes étaient forts, constant et elle en parlait. J’ai poussé ma caresse et mon doigt glissait contre son sexe délicieusement inondé.
Elle m’embrassant goulûment. On tournait autour du pot depuis un moment, mais là, elle venait de se dire prête à franchir le pas si je le voulais. Pour échapper à une réponse qui me faisait peur, je l’ai prise avec vigueur, et on s’est étourdis.
J’avais conscience d’être lâche, de ne pas assumer mes désirs fous. Nous continuâmes nos jeux coquins, nos délires sans revenir trop près en parole d’un passage à la réalité pour ne pas avoir à nous retrouver à nouveau devant une décision. Henri venait chaque soir, et lorsqu’il pleuvait et que nous ne sortions pas le week-end, il passait désormais une heure l’après-midi pour boire un café disait-il, peloter Élodie traduisais-je. Il devenait de plus en plus audacieux lorsque je m’éclipsais. Élodie continuait à le retenir sans vraiment le repousser. Elle m’a dit avoir été enlacée à plusieurs reprises et avoir nettement senti son érection.
Lorsque soudain la boîte d’Élodie la licencia en raison d’une restructuration, ce fut d’abord pour moi une catastrophe. Très affectée, elle promit de s’activer pour chercher un nouveau job, et je la savais compétente, débrouillarde, mais je savais surtout qu’elle allait être plus présente chez nous, donc sans moi, à la merci d’un vieux cochon opportuniste, et elle aimait les vieux cochons. Henri feignit d’être affecté, certainement ravi au fond de lui, et dit de ne pas nous inquiéter pour le loyer. Ses propos me revenaient en mémoire… En y réfléchissant, cette catastrophe n’était pour moi que matérielle. J’avais envisagé d’économiser pour nous construire au plus vite une maison, et la perte du salaire d’Élodie ne contrariait en fait que cela. On avait le temps finalement, et j’ai relativisé. Pour le reste, je me surpris à penser qu’il allait enfin se passer quelque chose à laquelle je n’avais pas osé dire oui, mais que je souhaitais au fond de moi. Bizarrement, bêtement peut-être en raison du risque de corrompre ma jeune mariée adorée, mais cela m’excitait, je devais me l’admettre.
Élodie consacra sa première semaine de chômage à démarcher les entreprises locales, et profita de sa présence en ville pour venir me chercher au travail. On rentrait ensemble et Henri n’eut pas le loisir d’en profiter pour se manifester. Je le fis remarquer un soir à Élodie.
— C’est mieux comme ça, non ? On rentre ensemble. Si je rentre avant toi, il va sûrement se précipiter… mais c’est peut-être ce que tu désires, me savoir seule avec lui ? Dis-moi…
— Eh, tu veux une autorisation ? Fis-je amusé
— Idiot ! lança-t-elle. Mon mari est un idiot, hi, hi ! Je suis toujours ta femme fidèle, non ? C’est le rêve de tous les hommes, non, à moins que ce que j’ai lu sur certains d’entre eux …?
— Ceux aimeraient que leurs petites « putains » les fassent « cocus »… En attendant que tu touches ton chômage, il faudra bien payer le loyer d’une manière ou d’une autre… et Henri se montre si conciliant.
Elle eut une expression très coquine.
— Et tu vois ça comment ? Tu veux que ta petite femme se prostitue ? Qu’Henri devienne mon client et me paye en oubliant de demander le loyer ? Tu veux que je fasse la putain, dis-moi…
— Tout dépend si tu en as vraiment envie..
— Non, dis-moi toi, ce que tu as envie que je fasse.
A nouveau son regard de braise me transperça. Ce qui me plaisait en elle, c’est qu’il n’y avait jamais de faux semblant. Elle était nature, directe, franche. J’imaginais ma jolie et jeune épouse écrasée sous le poids du propriétaire, à recevoir son sperme en paiement d’un loyer qu’on ne pouvait plus payer. Et je bandais !
— Au risque de te choquer, j’aimerais que tu le fasses, lui dis-je enfin.
— Tu veux me prostituer, dis-moi..
— Oui, prostitue-toi pour moi.
— Parle-moi crûment, ça m’excite, fit-elle en se serrant contre moi
J’ai retiré sa petite culotte, et j’ai palpé ses fesses comme Henri aimerait le faire.
— Des gros mots ?
— Ce que tu veux, dis-le avec tes mots.
— Je veux que tu te prostitues, que tu fasses la putain, que tu deviennes très salope avec ton vieux cochon. Je veux le savoir, que tu me dises tout, peut-être même le voir, je veux te posséder après lui, pleine de son sperme, je veux que ma tendre épouse me fasse cocu, me le montre, me le prouve… Je veux dormir dans nos draps tachés par ton amants..
Là, c’est moi qui perdais les pédales, j’allais trop loin, je disais n’importe quoi, j’allais tout foutre en l’air en la choquant, et je l’ai embrassée longuement.
Le dimanche suivant, comme de coutume, Henri vint nous rendre visite. Élodie, émoustillée par sa nos propos de la semaine avait cette fois accepté de retirer sa culotte. Ce fut pour moi à la fois un soulagement et une terrible angoisse, sentiment paradoxal fait d’excitation et de crainte. Fuite en avant. J’ai servi le café et ai prétexté devoir compléter le niveau d’huile dans la voiture pour les laisser. Je suis remonté une bonne demi-heure après, en faisant beaucoup de bruit. Élodie avait le regard brillant des moments de grande excitation. Henri était rouge… Je me doutais bien qu’ils n’étaient pas passés à l’acte, mais ils avaient dû se caresser, s’embrasser. Ils auraient tout le temps le lendemain, et tous les jours qui allaient suivre. Qu’avais-je fait, qu’avais-je osé ? Je me pris pour un fou, un fou qui pourtant bandait fort. Paradoxe encore. Terrible paradoxe d’une envie hors norme, excitante parce qu’elle était hors norme, et angoissante aussi pour cela.
Quand Henri fut parti, je me suis précipité sur elle pour caresser son sexe velu. Plein de sève, naturellement, mais apparemment rien d’autre.
— Je n’ai pas couché avec lui si c’est ce que tu veux vérifier…
— Il t’a embrassée ?
— Oui, embrassée, caressée…
— Et toi ? Tu l’as touché ?
— Oui…
Elle m’embrassa, comme toujours quand elle était embarrassée.
— Si tu es jaloux, je le comprendrais, fit-elle.
— Tu l’as sucé ?
— Un peu…
— Il a éjaculé ?
— Tu ne lui a pas laissé le temps
Elle ne répondit pas. Je caressai avidement son sexe humide et surmontait péniblement mon angoisse. L’excitation se fit enfin la plus forte, et je me sentis libéré, surexcité.
— Ma petite putain me trompe en suçant le propriétaire ? Ma petite salope a fait une pipe à un autre homme que moi ? Dis-moi, elle est plus longue que la mienne ?
Elle fouilla dans mon pantalon et saisit ma queue, dure comme du bois.
— Pas plus longue, par contre, il a de très grosses… couilles, comme un taureau ! Cela fait bizarre, ça m’a excitée comme une folle.
— Tu pars avec moi au travail demain ?
Elle se recula, bras tendus autour de mon cou.
— Je lui ai promis de le finir demain matin… Si tu le veux toujours…
— C’est lui qui viendra, ou toi qui iras ? Demandai-je la gorge nouée.
— Chéri… c’est toi qui as dit que tu voulais ça dans nos draps, mais si tu préfères…
— Non, c’est très bien ! dis-je en l’interrompant. Si tu as envie comme ça c’est le principal. Dis-moi, toi, des mots crus s’il te plaît, j’en ai besoin, là, maintenant… dis-moi que tu es une salope…
C’est à ce moment que j’ai remarqué que son chemisier était taché. Cela m’a fouetté, et a définitivement dissipé toute cette angoisse paradoxale qui étouffait une fois encore mon excitation. Je l’ai prise le soir, et surtout le matin avant de partir. Elle allait juste après faire l’amour avec Henri qui piaffait d’impatience en attendant de prendre ma place toute chaude, le salaud, et je voulais qu’elle garde les traces de moi. C’était stupide, mais je l’ai voulu comme ça.
Ce fut la semaine la plus étrange de ma vie. Je vivais un peu cela comme un rêve. Élodie a reçu Henri chaque matin, chaque après-midi juste avant que je ne rentre. Moi qui croyais qu’à partir de soixante ans on ne pouvait plus souvent ! Chaque fois, elle me téléphonait et me racontait ce que je voulais qu’elle raconte, pudiquement ou crûment selon mon degré d’excitation, c’est moi qui décidais.
Le lundi soir, elle était venue me chercher au travail. Elle m’a serrée fortement et j’ai éprouvé un sentiment très étrange de sentir ce corps si connu et si adoré, que je savais avoir été possédé la matin même, pour la première fois, par un septuagénaire viril qui l’avait souillée. Elle serrait tendrement son cocu de mari et j’ai eu terriblement envie d’elle.
Le plus bizarre fut le mardi soir où je rentrai seul. Je croisai Henri qui regagnait son appartement. Il évita mon regard et me salua du bout des lèvres alors que Élodie lui avait sans doute dit que j’étais d’accord et que cela m’excitait qu’elle me fasse cocu avec lui. Elle était encore au lit, nue, une énorme tache s’étalant sur le drap entre ses cuisses ouvertes et me tendait les bras. Son sexe velu, sa belle toison noire était totalement engluée d’un sperme épais qui continuait lentement à s’échapper d’entre ses lèvres. Même dans les films X, je n’avais jamais vu ça. Cela aurait dû me dégoûter, mais ça m’a violemment excité. Je me suis allongé sur elle, nous nous sommes longuement câlinés. Enfin, n’en pouvant plus, je l’ai pénétrée. Le bruit des clapotis que faisait mon membre dans son vagin plein de sperme me rendait fou. J’avais l’impression de pistonner un gant plein de nouilles et de mayonnaise. Très vite je jouis, ajoutant un peu de ma semence au liquide collant dont elle était emplie. Elle, sans doute fatigués par les assauts du début de semaine n’émettait qu’un petit râle.
En sortant de son sexe, je me rendis compte de l’ampleur des dégâts. Une bonne partie de mon corps (de l’entre jambe, jusqu’au-dessus de mon nombril) était souillée par le sperme de mon voisin retraité. En particulier, mes bourses et mon pénis (qui s’était très vite ratatiné) étaient badigeonnés de cet épais liquide jaunâtre. Je courrais dans la salle de bain pour me nettoyer. Furtivement je vis Élodie se mettre deux doigts dans le vagin puis les porter à sa bouche.

