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Mon premier porno

Je me souviens encore du premier porno que j’ai regardé comme si c’était hier.

Mon Premier Porno

Je me souviens encore du premier porno que j’ai regardé comme si c’était hier. J’avais dix ans. Je dirais même neuf ans, car c’était un après-midi d’été et moi je fête mon anniversaire en plein hiver. Ça ne pouvait pas être huit ans et demi non plus, car l’été de mes huit ans et demi était assez particulier et je m’en souviens encore comme de ma première pipe. Ni dix ans et demi, l’été de mon tout premier bisous-bisous avec Steph, mon mari. C’était le tout début de l’internet tel que nous la connaissons aujourd’hui, un grand buffet à volonté de pornographies en tous genres. Et c’était aussi les années DVD. Une petite révolution dont la vie était courte, mais qui a eu assez d’impact pour changer tellement de choses dans la vie des gens.

Ce jour-là, mes parents m’avaient laissée seule à la maison pour aller faire quelques courses rapides non loin de chez nous. Cinq minutes après leur départ, un ancien ami de notre famille se gara devant chez nous et klaxonna. Ayant l’habitude de ses visites, j’ai reconnu le coup de klaxon et je suis sortie lui annoncer que mes parents étaient partis faire des courses. Etc., etc. Il me répondit qu’il était un peu pressé, qu’il ne pouvait pas les attendre et il me donna un sachet en plastique noir en me demandant de le mettre sur leur lit, dans leur chambre à coucher et de « ne surtout pas l’ouvrir ». Il était peut-être assez con, cet ami de la famille. Il s’attendait à quoi, franchement ? J’avais neuf ans… et demi. Bien sûr que j’allais jeter un coup d’œil dedans. Et si le sac contenait des bonbons, ou pire, du chocolat ? Et s’il y avait des jouets, ou pire, des nounours ?

Dès qu’il était parti, je n’ai même pas attendu de rentrer dans la maison. J’ai ouvert la boîte de pandore dans le jardin et j’ai découvert la dizaine de DVD qu’elle contenait. Il n’y avait ni affiche ni pochette. Rien du tout. Juste des titres écrits au feutre noir directement sur les disques, et dont le sens m’était assez obscur. À cette époque, un DVD était synonyme de films. Et puisque la plupart de nos « disques » étaient des dessins animés, alors, pour ma petite tête, c’en était forcément un. Je me rappelle avoir couru jusqu’au salon, j’en ai choisi un au hasard, et je l’ai placé aussitôt dans le lecteur DVD. Et c’est là, à cet instant bien précis, que se produisit l’une des choses les plus importantes de toute ma vie. Cet évènement qui, combiné à plusieurs autres, façonnera à tout jamais ma perception de la sexualité. Mon addiction à la pornographie était née.

Le film était lancé. Je me souviens que le générique n’était pas ouf. J’ai même trouvé ça trop débile. Il faut croire que le ou les réalisateurs du film ne s’étaient pas trop pris la tête. Puis, dès la fin du générique, une première scène. Une dame riche et distinguée qui découvre la tromperie de son mari. Rien de plus banal, j’allais même tout éteindre, mais une chose étrange me poussa à poursuivre. Et donc, pour se venger, cette épouse s’était soulé la gueule et s’est donné à un vieux clodo, du genre sale, affamé du sexe et surtout grande gueule. Il s’est donné à cœur joie de lui prendre sa chatte poilue, bestialement, debout, dans la rue, à côté des poubelles.

Je ne saurais décrire ce qui m’a pris. Mes mains tremblaient, mais j’ai quand même retiré le DVD et j’en ai remis un autre tout de suite. Et hop… une bouche s’activant sur une bite charnue. Remontant, descendant, suçant, léchant, elle le dévorait entièrement ou partiellement. Puis, un gémissement rauque et deux mains se posaient sur la tête de l’actrice dont les yeux se sont écarquillés en l’enfonçant jusqu’à la garde. Elle était blonde, nue et très belle, et je me souviens que son maillot était épilé en ticket de métro (cette désignation, je l’ai appris beaucoup plus tard). La forme rectangulaire des poils m’avait beaucoup intrigué. Je dirais qu’elle avait mon âge aujourd’hui, la trentaine donc. Soudain, l’homme se détendit et laissa tomber ses mains. Les lèvres pulpeuses de la dame remontèrent lascivement jusqu’au gland, et une généreuse quantité d’un liquide visqueux et blanchâtre s’échappa de ses lèvres et coula le long de sa tige.

Ce n’était pas du grand art, loin de là. C’était vraiment du n’importe quoi. Ça n’avait ni queue ni tête. Et pourtant, les éléments de ces deux scènes sont devenus les composantes récurrentes de mes fantasmes d’adulte. L’addiction à la pornographie, le voyeurisme, la gorge profonde, le sperme dans la bouche, le sexe avec des inconnus, l’exhibition, le sexe dans les lieux publics, la sodomie, la pluralité, la nudité dissimulée (sortir sans culotte, par exemple) et surtout le maillot en ticket de métro.

J’étais sidérée, incapable d’enlever mes yeux de l’écran. Je n’étais pas choquée, j’étais fascinée. Il m’a fallu attendre que le clodo lui gicle toute sa semence au-dessus de ses poils pubiens parfaitement rectangulaires, pour réaliser que ce que j’étais en train de faire était une grosse bêtise et que j’allais me faire engueuler par mes parents. Je m’étais précipitée sur le lecteur avec l’intention d’éjecter le disque et de mettre le tout dans la chambre de mes parents comme prévu, mais… je dirais même un grand MAIS, l’appareil a planté. Impossible de récupérer le DVD. J’avais tout essayé, en vain. Mon visage devenait de plus en plus rouge, et de plus en plus chaud. Mon cœur battait plus qu’un concert des Blue Man Group. Et une poussée d’adrénaline fit hérisser tous les poils de mon corps. Et là-dessus, mes parents rentrent chargés de sacs de courses. Autant vous dire que je me suis fait engueuler comme jamais je ne l’ai été de toute ma vie. J’ai été punie, privée d’à peu près tout pendant presque un mois.

Pourtant, ce moment bien précis de panique et la punition qui s’en suivit furent l’un des plus importants de toute ma vie. Cette poussée d’adrénaline m’avait procuré un sentiment sans aucun équivalent dans toutes mes pratiques sexuelles, celui de l’interdit et du danger. Le tabou était devenu LA composante principale de tous mes fantasmes. C’est de loin l’élément autour duquel s’est construite mon identité sexuelle. Si bien, que je me souviens que cela a été le meilleur mois de punition de toute ma vie.

PS : j’ai tapé sur Google : « porno français rétro femme riche avec SDF », et devinez quoi ? J’ai retrouvé le premier film. Une production Dorcel de 1983. Le titre est : Le Lit d’Élodie. (je l’ai même trouvé sur Xhamster).

 

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