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Souvenir de vacances

la mère de Constance nous proposa d’aller passer deux semaines de vacances chez sa sœur.

Souvenir de vacances

Peu de temps après ma première aventure saphique, je rencontrais une jeune fille de mon âge, Constance, qui se trouvait avoir les mêmes penchants que moi. Elle se fut dans les bras de sa correspondante allemande qu’elle découvrit sa bisexualité. J’ai également goûté aux charmes de la belle Teutonne lors de l’une de ses visites chez Constance.

Constance et moi avions fait de plus amples connaissances lors d’un après-midi prévu au départ à l’étude de l’algèbre. Je ne sais comment on est venu à parler de sexe, mais 1 heure plus tard on avait complètement oublié l’algèbre. On découvrait nos corps mutuels dans son lit.

On devint inséparable. L’été suivant, comme on avait réussi notre bac de Français, je ne sais par quel miracle vu que l’on travaillait plus sur la découverte de nos plaisirs saphiques, la mère de Constance nous proposa d’aller passer les deux premières semaines de juillet chez sa sœur dans le Sud.

La sœur, Marjorie, était la copie conforme de la mère de Constance en plus chaleureux. Elle nous accueillit comme si nous étions ses propres filles. Son mari était sympa aussi.

Comme devoir de vacances, ma belle Constance avait emmené dans ses bagages deux bouquins pornos expédiés par sa correspondante allemande. C’était écrit en allemand, mais qu’importe les dialogues, on s’intéressait plus aux images. Je me souviens que l’un traitait en particulier de la fellation et de sodomie, et l’autre plus du plaisir entre femmes. Évidemment le deuxième fut une très bonne base pour nos révisions nocturnes. On était sur un nuage.

Malheureusement, les deux bouquins disparurent un jour. Ce fut la panique, mais notre entourage continuait à évoluer sans encombre. On resta sur cette angoisse jusqu’à la fin de notre séjour.

Constance pensait que cela pouvait être un coup de la femme de ménage. Jamais sa tante n’aurait découvert les bouquins sans leur en parler.

Peu de temps avant notre départ, on découvrit que la tante n’était pas la femme qu’elle laissait paraître. On avait découvert, dans son armoire, des minijupes, une combinaison en cuir, des bottines sexy, des cuissardes, des robes ultra-courtes, des dessous sexy, un godemiché et j’en passe. Elle cachait bien son jeu.

On était la veille de notre départ. Je n’avais pas voulu accompagner Constance pour une dernière séance de bronzette sur la plage. Je préférais passer mon après-midi au frais à faire tranquillement ma valise et en espérant trouver nos deux bouquins.

La tante de Constance était restée également. Elle était au salon, écoutant de la musique et lisant des revues. Cette femme me troublait de plus en plus.

Un moment, j’allais doucement vers le salon afin de voir ce qu’elle faisait. J’écarquillais les yeux en apercevant deux superbes jambes qu’elle laissait se balancer assises en travers du fauteuil. Je pouvais avoir une meilleure vue sur elle grâce à un miroir sur le buffet du salon.

Je reçus un choc lorsque je découvris la tantine à peine vêtue d’une minuscule nuisette, en profonde masturbation à la lecture d’une revue que je ne pouvais identifier.

Une main plongée entre ses cuisses, elle dodelinait, les yeux mi-clos, jetant de temps en temps un coup d’œil sur les pages qu’elle tournait lentement.

Je revins en grand émoi dans la chambre et finis par m’asseoir sur le lit pour essayer de réfléchir. Un désir brutal venait de m’enflammer.

— Johanne ! fit soudain la voix calme de Marjorie.

— Oui… oui… balbutiai-je en me mordant les lèvres.

— Ma petite Johanne, êtes-vous sûre de ne rien oublier dans vos préparatifs ?

Prise au dépourvu, je jetai autour de moi un regard surpris.

— Non, je ne crois pas…

— En êtes-vous bien sûr ?

Elle était restée sur son fauteuil et m’interrogeait depuis le salon.

— Peut-être que j’oublie quelque chose, je ne sais pas. Constance verra elle-même au dernier moment !

— Oh laissez Constance en dehors de tout ça, je vous prie !

La voix plus sèche me fit tressaillir. Je commençais à deviner de quoi elle voulait parler.

J’entendis ses pas sur le carrelage. La voix s’approchait.

— Faites un effort ma petite Johanne.

Elle apparut sur le pas de la porte. Éblouissante. Ses cheveux défaits prenaient un volume cendré qui ornait son visage et descendait sur ses épaules. Son visage maquillé et bronzé me ravit. Cependant, l’air sévère qu’il affichait m’intimida.

Sa chemise de nuit transparente me laissait admirer sa parfaite nudité, seulement interrompue par l’un de ces petits slips à dentelles que nous avions justement découverts quelques jours plus tôt dans sa garde-robe.

Elle se tenait déhanchée sur ses hautes chaussures d’intérieur et mon regard glissa sur ses cuisses fabuleuses que je pus contempler de face, à droite, et de profil, à gauche. Elle était superbe.

Elle cachait ses mains derrière son dos.

— Alors, tu ne trouves pas ?

Sa bouche eut une moue malicieuse.

— Eh bien, il y a ceci…

Elle me montra nos deux bouquins pornos.

Je sursautais malgré la certitude que j’avais acquise au sujet de la disparition de ces deux bouquins.

Elle me les jeta sur les genoux.

— Johanne, je suis navrée pour vous, mais je vais immédiatement avertir ma sœur de votre influence néfaste sur ma nièce, car je suis sûre qu’elle n’est pour rien dans l’acquisition de revues aussi dépravées. Je les ai d’ailleurs trouvés dans votre propre valise.

En cet instant, je doutai de ce que j’avais vu un peu plus tôt dans le miroir. C’est à devenir folle, me dis-je. À quoi joue-t-elle ? D’abord, elle n’a pas trouvé les revues dans ma valise. Et puis, je l’ai bien vue se masturber sur le fauteuil ! Mis où veut-elle en venir à la fin ?

Je baissais quand même la tête prise au dépourvu.

Marjorie fit mine de s’en aller, puis se ravisa, l’œil soudain brillant.

— J’aimerais savoir une chose cependant. Elle reprit les bouquins. Quelle est la page qui te plaît le plus ? Montre-moi !

Sans remarquer son soudain tutoiement, je pris honteusement les revues.

— Je ne sais pas moi fis je en haussant les épaules.

— S’il te plaît, Johanne, sois franche, au moins, une seule fois avec moi.

Sensible à cet argument, je feuilletais les images.

— Voyons, m’aida-t-elle, disons qu’il y a deux genres différents. Sur celui-ci, il s’agit surtout de fellations et… ah ! oui, de sodomisation… Ces gros sexes te font-ils envie ? Et sur l’autre, c’est plus délicat… Il s’agit surtout de plaisirs particuliers entre femmes. Des lesbiennes, n’est-ce pas ? Allez, lequel préfères-tu ?

Je ne saurais si ma réponse fut bien sincère ou si elle fut dictée par une espèce d’intuition diplomatique, mais je désignai timidement le second.

— Voilà donc ce qu’il te plaît dit-elle avec une petite moue. Et pourrais-tu me montrer ici ta photo préférée ?

Je poussais un petit soupir d’agacement.

— Allons, lève-toi et fais ce que je te dis !

Me retrouvant à sa hauteur, je fus obligée de passer en revue toutes les photos salaces de la brochure. Les langues fouissant dans les fentes trempées, les doigts bagués de femmes caressant les seins et les sexes d’autres femmes. Bizarrement, ces images qui m’avaient tant excité quelques jours auparavant n’avaient plus d’effet sur moi dans la situation présente.

Je sentais de temps en temps son beau regard se poser sur moi, sa respiration devenir plus irrégulière.

Au milieu du bouquin, une photo s’était glissée entre les feuilles. Croyant à une page détachée des autres, je l’examinai et mon ébahissement me laissa sans voix : une superbe jeune femme blonde se tenait debout, tendant le nombril à une brune opulente et agenouillée, qui lui lapait l’entrecuisse. La ressemblance était frappante.

— Mais c’est… c’est… fis-je, bégayant de stupeur.

Marjorie sourit, et me fit d’un air détaché :

— Je m’ennuie un peu parfois. Heureusement, ma voisine et moi-même avons les mêmes goûts. Cela nous rend réciproquement service…

Le brûlant désir qui m’avait tordu le ventre quelques instants plus tôt et que les reproches cinglants de Marjorie avaient un peu éteint, me submergea à nouveau, jusqu’à la limite de la défaillance.

— Continue, susurra Marjorie et dis-moi laquelle tu préfères.

Je saisis la photo glissée entre les feuillets.

— Celle-ci.

— Tu me flattes beaucoup. Es-tu sûre de ton choix ?

Je hochais la tête affirmativement. Elle se tenait près de moi. Je sentais son souffle, son parfum, les formes pleines de son corps qui frôlaient les miennes. J’osais lever les yeux pour la regarder, en lui tendant toujours la photo.

Je vis ses lèvres sourire. Sa main me prit par la taille. Sa bouche s’approcha et se posa délicatement sur la mienne. Puis elle me serra davantage et insinua sa langue entre mes lèvres entrouvertes.

Sa photo tomba à nos pieds et, fiévreusement enlacées, nous échangeâmes un long baiser.

Nos lèvres se décollèrent lentement. Son rouge s’était sans doute déposé sur mes lèvres, car j’en conservais le goût de framboise.

Marjorie me regarda en souriant.

— Tu embrasses bien, ma chérie. C’est avec Constance que tu as appris ?

— Pas qu’avec elle, fis-je enhardi.

Elle soupira profondément, visiblement très excitée. Elle me saisit le poignet droit et plaque ma main contre l’une de ses cuisses, douce, veloutée, puis la guida, centimètre par centimètre vers sa chatte.

Je caressai doucement l’étoffe du slip qui s’enfonçait dans un sillon charnu et humide. Sillon brûlant. Je l’aidai à se débarrasser de l’étoffe humide.

N’écoutant que mon désir, tandis qu’elle m’embrassait à nouveau, je remontais les doigts jusqu’au liseré, pour les égarer dans la toison soyeuse. Instantanément, je trouvai l’orifice onctueux de sa vulve, dont j’appréciais la moiteur prometteuse. Et comme elle me mordait la langue et les lèvres, je caressai l’antre profond et odorant qu’elle m’offrait…

Nous basculâmes sur le lit, étroitement enlacé, papillonnant de nos langues et de nos doigts agiles sur nos parties les plus sensibles.

Marjorie m’allongea sur le dos et avança sa grotte, envoûtante fleur rouge, jusqu’à ma bouche. J’avalais avec ferveur ses tendres chairs luisantes d’où se dégageait une forte odeur musquée. Ma langue lécha inlassablement sa chatte juteuse. Un délice pour la jeune fille que j’étais ! Elle retira alors son déshabillé et saisit mon visage. Sa toison me chatouillait le nez, mais je n’aurais pour rien au monde abandonné ma position. J’avais une superbe vue sur sa poitrine.

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