Les cris et les baffes je connais ! Des années que ça dure, que mon père et ma mère se tapent dessus. C’est presque tous les soirs, ils ne se supportent plus, dès qu’ils rentrent à la maison le pugilat commence. De son regard haineux, elle l’enserre dans un filet de mépris dont il veut se dépêtrer, mais il s’enferre, il est maladroit, il gesticule, il crie et finit par lui foutre des baffes en désespoir de cause.
Désespoir est bien le mot, je regarde tout ça depuis un coin du salon, me faisant le plus petit possible, évitant les coups et les objets les plus divers qui volent tout autour. Je me fais petit et pourtant, parfois ils me prennent à témoin. La c’est le pire, je risque gros et même sans rien dire j’en prends parfois plein la gueule. Suffit d’un regard mal interprété, d’un geste mal maîtrisé et vlan ! Une tarte de l’un. L’autre lui réplique en lui disant qu’il est dégueulasse de taper le « petit » et c’est repartit dans l’autre sens alors que moi, accroupi derrière le canapé je me masse ma joue en feu.
Des années ça a duré ! J’en pouvais plus à la fin. Aussi quand ils ont pris la décision de divorcer, j’ai pris ça comme une délivrance pour nous trois. Bien sur il y a eu encore des cris et de la fureur pendant des mois mais je patientais sachant l’échéance proche.
J’avais quatorze ans.
Un soir il n’est pas rentré et on a compris qu’il ne rentrerait plus. Ma mère a pleuré toute la soirée et je crois bien qu’elle a pleuré toute la nuit. Le lendemain elle avait le visage tout bouffi tant les larmes avaient ruisselé sur ses joues. Je l’ai regardé avec un brin de pitié bien que connaissant sa haine tenace pour mon père. Pourquoi pleurait elle donc ? Sans doute pleurait elle sur elle-même, sur sa vie brisée, égoïstement.
Est-ce que je comptais pour elle ? Elle montrait une telle indifférence lors des scènes de ménage, excepté lorsque mon père me tapait dessus, que je n’arrive pas à imaginer ne serait qu’un peu de tendresse de sa part.
Pourtant, dans les jours et les mois qui suivirent le départ de mon père, les choses entre nous s’arrangèrent un peu. Je dis bien un peu car l’essentiel de son indifférence subsistait. Elle plongea peu à peu dans la dépression, se laissa entraîner dans les eaux froides et noires de la déprime insondable. Elle pleurait du soir au matin, incapable de se rendre à son travail, au point que ses collègues s’en sont ému et sont venu à la maison. Ils ont vu le désastre et ils ont fait le nécessaire, appelant un docteur qui aussitôt a mis maman sous anti-dépresseurs. Il lui a aussi donné toute une liste de médicaments dont de puissants somnifères. Elle s’est empressé de s’en servir car elle était épuisée et elle voulait oublier sa condition de femme soudain seule dans la vie.
Je me suis inquiété les premiers temps, elle passait la nuit puis la journée à dormir, je ne la voyais plus, partant le matin pour l’école sans l’avoir vue et rentrant le soir pour la trouver dans sa chambre affalée sur le lit et ronflant.
C’est ainsi que je la trouvais un soir, en travers du lit et secouée de ronflements sonores. Depuis la porte je contemplais le spectacle de ma mère abandonnée au sommeil chimique, à plat ventre sur le lit, les bras en croix. Sa robe de chambre s’était ouverte, dévoilant une bonne part de sa cuisse blanche. Je regardais, un brin fasciné et désolé du spectacle que m’offrait ma mère.
Pourquoi ai-je senti un picotement dans mon ventre soudain ? Sans doute la vue de la cuisse nue dévoilée presque jusqu’à la fesse, cette jambe fléchie au genou à angle droit. Je ne pouvais détacher mon regard de la chair blanche étalée sans pudeur devant moi.
Je bandais !
Je bandais pour ma mère. Soudain j’en ai pris conscience et j’ai senti une rougeur envahir mes joues. J’ai eu honte de moi et j’ai détourné les yeux, tourné les talons et laissé la dormeuse à ses rêves vénéneux.
Pourtant dans ma chambre, attablé à mes devoirs, mon esprit revenait sans cesse à la vision de la cuisse nue. Ce soir là, j’ai eu du mal à terminer mon boulot.
Après il a bien fallu que je me trouve quelque chose à grignoter dans le frigo, je mâchouillais, perdu dans mes pensées, ou plutôt, l’esprit obnubilé par la vision de la cuisse offerte à mes regards. Je rebandais et j’en ai eu encore honte. Pourtant je me suis levé de table et j’ai remonté les marches qui menaient aux chambres la haut. Un ronflement m’a convaincu que maman dormait toujours aussi profondément. Je me suis arrêté sur le seuil de sa chambre et j’ai regardé encore une fois le tableau. Elle avait bougé dans son sommeil et cette fois la robe de chambre avait glissé au point de dévoiler sa fesse. J’ai senti tout mon être frémir devant cette vision du corps dénudé de ma mère. Elle portait une culotte blanche soyeuse qui couvrait une partie de sa fesse. Je suivais la courbe de l’élastique qui délimitait le visible du non visible, entre le pli de ses cuisses et sa hanche.
Je la trouvais belle soudain.
Cette femme qui m’avait inspiré tant de sentiments mélangés, me semblait soudain retrouver ses vertus féminines. Il est vrai qu’à bien y regarder, elle était encore assez belle ma mère. Après tout, elle n’avait que trente huit ans et aujourd’hui c’est un age jeune pour une femme. Je la regardais mieux et je trouvais son mollet fuselé, son pied bien cambré et finalement tout le corps harmonieux.
J’en étais là de mes réflexions lorsqu’elle a eu un soupir plus profond, elle a ouvert les yeux jetant un regard effaré autour d’elle. Tournant la tête, elle m’aperçut et fronça les sourcils. « Quel heure est il ? »
« Il est huit heures maman »
« Du matin ? »
« Non du soir »
Ma réponse sembla la plonger dans un abîme où elle essayait de rassembler ses souvenirs.
« Tu as mangé ? »
« Oui maman, tu veux quelque chose ? »
« Non bouge pas je vais m’en occuper »
Je l’ai laissé et je suis retourné dans ma chambre. J’ai tendu l’oreille pour guetter ses mouvements, cela a pris du temps mais elle s’est traînée dans la cuisine en bas. J’ai entendu des casseroles teinter et je suis descendu.
Assise à la table maman buvait un thé. Elle m’a regardé venir d’un air morne, sans chercher à sourire. Nous sommes resté face à face un moment et comme je ne la sentais pas disposée à parler, j’ai annoncé que j’allais me coucher.
Je me suis endormi vite et je ne l’ai entendu remonter. Le lendemain matin, au moment du réveil, je suis passé devant sa chambre et j’ai vu qu’elle était couchée et qu’elle dormait à poings fermés.
Ainsi passaient nos jours, mornes avec un brin d’angoisse pour ma part, de voir ma mère aussi peu réactive. Je ne comprenais pas que les médicaments étaient responsables de cet état d’apathie générale. Je l’observais quand elle était éveillée, étonné de son peu d’entrain, se traînant pour nous faire un maigre repas rapide et insipide.
Et puis elle remontait se coucher et comme chaque soir je la voyais en travers de son lit souvent dans sa robe de chambre plus ou poins close, et chaque fois les picotements me reprenaient dans le ventre.
Un soir que je la regardais ainsi, je sentis mon sexe se dresser encore, je ne sais pas quelle main me poussa dans le dos et me précipita au pied du lit où gisait ma mère. De près, la vue de sa cuisse nue était encore plus excitante pour moi et je restais là en contemplation devant la chair claire, la bite dressée dans mon pantalon.
Je toussais dans l’espoir de la réveiller, mais elle ne bougea pas. Je toussais plus fort, rien. Je l’appelais « Maman ! » Elle ne réagit pas, me laissant là, perplexe aux pieds du lit.
Je fis trois pas vers la tête et je me penchais pour apercevoir son visage, je ne vis qu’une expression abrutie de sommeil. Timidement j’avançais la main jusqu’à lui toucher l’épaule et la secouer doucement. Je n’eus que des gémissements et des soupirs pour toute réponse. Elle bougea légèrement et reprit le cours de son sommeil chimique.
Je restais encore, ne sachant trop quoi faire, mon regard traînant sur ce corps alangui. Sa cuisse toujours aussi nue, ma bite toujours aussi raide et un trouble s’insinuant peu à peu en moi.
Je me penchais à nouveau et la bouche sèche, j’avançais ma main vers sa cuisse tout en guettant son expression. Ma peau entra en contact avec la sienne. Je tressaillis et je reculais aussitôt, affolé par mon audace. Mais rien ne sembla bouger et elle demeura aussi immobile qu’une bûche. Je recommençais, avançant à nouveau ma main vers la cuisse, nouveau frisson mais cette fois je prolongeais le contact tout en guettant une éventuelle réaction. Rien ne vint, j’entendais le rythme haché de ma respiration qui se mêlait au souffle régulier et lent de ma mère. Ma bouche était d’une sécheresse d’étoupe et ma langue pesait des tonnes.
Imperceptiblement, ma main se mit à se mouvoir, je caressais la cuisse fraîche sous ma main brûlante, toujours aux aguets, prêt à fuir à la moindre alerte. Mais rien, aucune réaction.
Ma main sentait mieux la douceur de satin de la cuisse de maman et je m’enhardis à remonter le long de la jambe, presque jusqu’à sa fesse, la où la chair devient tendre et élastique. Je palpais l’arrière de la cuisse, caressais avec délice, de plus en plus hardi, je remontais sur sa fesse, j’avais sous mes doigts le satin de sa culotte qui dégageait un peu de chaleur.
J’ai même poussé l’audace jusqu’à glisser ma main entre ses cuisses et remonter lentement jusqu’à toucher son entre cuisses, et là j’ai senti que je défaillais. Des jets chauds ont envahi mon ventre et mon slip s’est trouvé mouillé. J’ai eu honte et je me suis retiré dans ma chambre.
Je me suis nettoyé, honteux de mes gestes mais encore bandant.
Ma honte peu à peu s’est atténuée laissant place à un trouble sentiment d’excitation et de torve intouchabilité. Je mesurais ce que les somnifères pouvaient engendrer comme abandon et vulnérabilité chez la personne qui en usait. Je pensais à tout cela en me masturbant doucement et tout à coup tiré de mes réflexions j’éjaculais de nouveau puissamment.
Dans les jours qui suivirent, je recommençais mes vicieuses incursions dans la chambre maternelle. Je m’enhardissais à faire glisser le peignoir, je dénudais son cul, admirant les courbes sous les culottes soyeuses que portait ma mère. Je parvenais aussi à voir ses seins, un soir, j’avais touché la chair fine et élastique d’un globe laiteux. Le contact de son sein m’a fait bondir la queue dans mon slip, en tremblant j’ai passé mon doigt sur le téton dressé et dur tandis que dans ma culotte se répandait une chaleur humide.


