Michelle lui révéla que les sœurs missionnaires qui tenaient l’établissement étaient elles aussi prisonnières, réunies dans une autre pièce elles servaient presque exclusivement d’esclaves sexuelles à des soudards qui leur rendaient visite à chaque instant. Parfois, une file d’attente prenait forme devant le réfectoire où elles avaient été regroupées et des cris et des plaintes montaient de la pièce de façon quasiment permanente.
Quand les chefs avaient besoin de renseignements, ils faisaient venir la supérieure pour qu’elle les informe, c’est ainsi que Michelle avait pu croiser cette femme qui lui avait brièvement parlé, la conjurant de faire savoir qu’elle et ses compagnes vivaient le pire des cauchemars. Elle était soutenue par deux hommes, car visiblement affaiblie, elle tenait mal sur ses jambes, les noirs lui avaient gardé sa robe de bure et le vêtement sacerdotal semblait beaucoup les exciter. Elle put encore dire à Michelle que depuis près d’une semaine elles subissaient des supplices qui ne leur laissaient aucun repos. La plupart des sœurs épuisées ne réagissaient plus et la supérieure était très inquiète sur la santé mentale de ses coreligionnaires.
Michelle frémit en pensant à ces femmes abandonnées de tous dans cet enfer, mais au fond leur sort était très semblable à celui des sœurs.
Dans la nuit il y eut des chuchotements dehors, la porte fut ouverte et des ombres pénétrèrent dans la pièce, Anne fut réveillée en sursaut, déjà effrayée de ce qui arrivait. Des hommes s’étaient introduits dans leur prison et ils commencèrent à les violer à nouveau. Un grand noir se laissa tomber sur Anne, son haleine sentait l’alcool. Brutalement, il lui ouvrit les cuisses et poussa son membre en elle, se mettant aussitôt à ahaner sur son ventre. Anne gémit de douleur en sentant son sexe à nouveau sollicité, mais ses chairs déjà bien écartelées admirent plus facilement son tourmenteur. Il jouit vite dans une espèce de cri de joie qui emplit la nuit. A coté, Michelle était écrasée sous un gros corps sombre qui martelait de ses reins le ventre blanc qui se détachait dans la nuit. L’américaine gémissait en continu tandis que son corps couvert d’un jeune garçon était secoué dans tous les sens.
Anne sentit un autre homme la couvrir et ferma les yeux. Il avait une haleine semblable au précédent, et comme son prédécesseur il se libéra vite, vidant ses couilles au fond de son vagin débordant de sperme.
Puis se fut un autre, encore un autre et Anne renonça à compter les corps qui vinrent la couvrir cette nuit là.
Ses compagnes subissaient un sort semblable au sien, mais sans doute infiniment plus douloureux pour la pauvre femme américaine qui ne semblait plus avoir maintenant la moindre réaction.
Le manège dura plus de deux heures et jusqu’au petit matin, elle furent violées par des hommes qui se succédaient dans la pièce gloussant et rigolards.
Quand ils furent partis, Michelle et Anne se rapprochèrent de l’américaine qui gisait sans vie. Elles l’examinèrent et avec ce qui restait de chiffon, elles lui baignèrent le visage et le corps, la lavant et la caressant au mieux pour lui redonner un souffle de vie. La femme revint à elle lentement, mais il devint vite clair qu’elle perdait la raison. Les deux femmes firent de leur mieux pour la réconforter, mais elles ne lui tirèrent que de sanglots.
Cette ambiance finit par détruire ce qui les accrochait encore à la vie, l’une et l’autre se regardèrent et ne elles ne virent que le désespoir sur le visage qui leur faisait face. Quand elles entendirent à nouveau la serrure s’ouvrir, elles se rapprochèrent instinctivement et se serrèrent ensemble. Un homme déposa un nouveau seau plein d’eau et un peu de nourriture douteuse avant de se retirer. Les deux femmes considérèrent craintivement l’écuelle pleine d’un brouet de mil et s’en approchèrent avec circonspection. Anne y mit un doigt et goûta la pâtée. Ce n’était pas si mauvais et l’instinct de survie faisant le reste elle mangea ce qui lui était proposé. Michelle suivit son exemple, après quoi les deux femmes essayèrent de faire manger l’américaine mais celle-ci refusa toute nourriture et se recoucha les yeux clos. Cette femme attendait la mort.
La journée fut chaude, pour la première fois depuis bien des jours le ciel s’était dégagé, les nuages cédant la place à un soleil de feu qui brûlait les hommes et les animaux. Dans la torpeur des heures, Anne et Michelle trouvèrent un semblant de repos dans une somnolence pas vraiment réparatrice. Sans arrêt sur leurs gardes, elles sursautaient au moindre bruit dans le couloir où des hommes pourtant allaient et venaient sans discontinuer.
Plus tard dans l’après midi, il y eut davantage d’éclats de voix juste derrière la porte, les femmes retinrent leur souffle. Une clé tourna dans la serrure, elles se tinrent l’une dans les bras de l’autre et tremblantes, elles attendirent.
Ce fut le grand mandingue qui apparut, son teint cuivré luisait dans l’ombre dorée de la fin d’après midi. Il entra et sourit à Anne en se penchant vers elle.
« Ce soir, j’ai l’opportunité de vous sortir de là » dit il dans un souffle.
Les femmes ouvrirent de grands yeux, elles n’en croyaient pas ce grand type à la face luisante de sueur penché vers elles.
« Tenez vous prêtes, je dois conduire un convoi en ville, il y aura deux camions, je commande l’un d’entre eux, je ferai mettre des bâches dedans, vous vous cacherez dessous ? En ville les camions prendront des itinéraires différents, je vous conduirai en lieu sur. »
Il se releva rapidement et sortit en leur lançant « A ce soir ».
Anne et Michelle ne réagirent pas immédiatement, elles se regardèrent sans trop comprendre et puis petit à petit l’espoir distilla sa douce chaleur en elles. Elles s’embrassèrent et pleurèrent dans les bras l’une de l’autre, longtemps et intensément. Puis elles s’ébrouèrent et regardèrent du coté de l’américaine toujours prostrée dans son coin. Elles s’approchèrent, lui touchèrent l’épaule et devant son manque de réaction elles se penchèrent dans la pénombre de leur geôle. La femme était inerte, elles comprirent vite qu’elle était morte. Les deux femmes se regardèrent avec effroi et furent prises de tremblements.
Se fut Michelle qui émergea d’abord de cet instant de panique, avec sang froid elle analysa la situation. Si les soldats se rendaient compte de cette mort, leurs plans pourraient être remis en question. Il ne fallait pas qu’ils se rendent compte du décès de l’américaine.
Surmontant leur répulsion elles placèrent le corps de leur compagne dans une position qui pouvait simuler le sommeil, la couvrant de restes de vêtements, elles prièrent pour que subterfuge ne soit pas découvert avant l’heure de leur fuite.
Par chance, personne ne vint les opportuner ce soir là, la chaleur du jour avait ensuquer tout ce beau monde et les hommes pensaient plus à prendre du repos qu’à violer les femmes à leur disposition.
Anne et Michelle haletaient dans la fournaise de leur prison en guettant le moindre des indices qui aurait donné le signal de leur départ.
Elles attendirent longtemps, en tout cas le temps leur paru infiniment long. Enfin vers le milieu de la nuit, on vint toquer à la fenêtre entravée de leur cellule. Elles entendirent des pieds de biche à l’œuvre sur le bois et des craquements discrets leurs dirent que leur délivrance était proche. Enfin une main cuivrée finit d’ouvrir le panneau et le mandingue passa sa tête à l’intérieur. Aussitôt Anne et Michelle se précipitèrent, l’homme les saisit l’une après l’autre et les reposa sur l’herbe. L’air libre de la nuit leur fit du bien, l’homme sans rien dire les poussa rapidement devant lui et sans bruit, ils coururent vers des masses sombres garées sous les arbres au fond du jardin. Sans plus réfléchir, avec l’aide du mandingue elles furent poussées et hissées dans le camion pendant qu’une bâche s’abattait sur elles.
Sans plus attendre, le camion démarra et les soubresauts de la piste bercèrent délicieusement le voyage.
Sous leur bâche, les femmes jubilaient, serrées l’une contre l’autre, n’osant encore se réjouir ouvertement, elles ne se posaient pas de question sur leur destination. Pour l’instant elles fuyaient un lieu de torture où elles avaient subi trop de souffrance.
Le camion s’arrêta et sous la bâche on n’entendit plus que le crissement des insectes de nuit tout autour. Il y eut des pas et une main sombre souleva la toile lourde qui recouvrait les femmes. Le mandingue prit la main d’Anne et la souleva à sa hauteur. Il la prit dans ses bras et il l’embrassa avec fougue.
« Ton voyage touche à sa fin » dit il.
« Merci » répondit elle simplement. L’homme la regardait intensément.
« Je sais que ton mari est à l’ambassade, mais si tu veux…. Enfin ….oui si tu veux, nous pourrions…..dans la foret….une dernière fois……le veux tu ? »
Anne hocha la tête verticalement, sans réfléchir. Rien autour ne comptait plus, ni les hommes en armes ni Michelle sa compagne des mauvais moments.
Prestement l’homme sauta du camion en l’entraînant à sa suite et la nuit et la forêt les happèrent ensemble. Tenant la main d’Anne, le mandingue l’entraîna loin de la piste dans une espèce de clairière où il la posa sur l’herbe. Il vint près d’elle et tendrement il la caressa. Elle frissonna de sentir ses mains sur elle et le désir monta dans tout son corps. Il n’eut aucun mal pour la défaire de ses aillons et tout deux roulèrent sur le sol frais qui les accueillit.
Après ces préliminaires, le noir entrepris de la prendre, Anne l’aida de toutes les possibilités de son corps, s’offrant à celui à qui elle devait la vie sauve. Elle serra les dents en sentant son membre chercher l’ouverture de sa fente et se cabra quand son gland ouvrit ses chairs sensibles et encore endolories de la séance précédente. Il sentit la réticence de sa partenaire et il fut doux avec elle, il mit longtemps à la pénétrer. Comme la première fois, ses gestes furent emprunts de prudence et il fit preuve d’une réelle passion pour Anne. Elle fut rassurée et se détendit, le membre démesuré entra en elle et ils firent l’amour passionnément. Anne s’agrippait à lui, griffant son dos de ses ongles, tendant ses reins vers le désir de ce membre qui la prenait toute entière. Elle sentit ses seins durs et enflés tant elle était chaude et offerte. Elle commença à gémir sous lui chaque fois qu’il s’enfonçait en elle, tiraillant son ventre, mais la douleur était délicieuse, s’offrant davantage, elle participa, ondulant des reins, mouvant ses hanches, facilitant l’entrée de ce pieu de chair sombre qui avait fini par faire son chemin en elle.

