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Seule au Congo

Jeune femme au milieu d’un coup d’État…

Elle eut un plaisir fabuleux, jouissant trois fois avant que lui-même ne vienne au terme de son extase. Quand il fut près à jouir, il accéléra le rythme, tirant une plainte continue à sa partenaire dont le corps se tordait sous lui. Elle hurla son plaisir tout en participant de son sexe et de ses reins, ouvrant ses cuisses au désir si masculin du mandingue qui haletait au dessus d’elle et qui finit en un grognement animal suivi d’un feu d’artifice de spasmes qui mit son ventre en feu. Pendant de longues secondes le corps de bronze fut parcouru de frissons et ses reins eurent des secousses en saccades puissantes qui chaque fois faisaient gémir Anne.

Enfin il se calma et haletant il la regarda appuyé sur ses coudes. Il y avait quelque chose de douloureux dans ce regard si intense qui semblait la boire. Le souffle court il lui dit enfin :

« Je vais te conduire à l’ambassade, tu retrouveras ton mari, mais je veux que tu saches que jamais je ne pourrai t’oublier! »

Anne le fixait également, entre nostalgie et extase, son corps et son cœur balançaient encore. Elle aurait voulu que cette seconde perdure et se prolonge vers une nuit infinie et douce.

« Comment t’appelles tu ? » demanda t elle.

« Antonin, rappelles toi, Antonin! »

Ils restèrent soudés l’un à l’autre un long moment, ne voulant pas rompre cette félicité et seule l’aube et ses premières lueurs ramena un peu d’ordre dans leurs têtes qui tournaient encore.

Le mandingue bougea un peu, elle eut cette grimace de douleur intime et il se retira lentement d’elle, à regret. Quand il fut debout, il lui tendit la main et ils revinrent vers le camion sagement garé au bord de la piste.

Les hommes restés là se réveillèrent l’un après l’autre, les voyant venir avec étonnement. Il remit Anne sous la bâche et regagna la cabine du camion. Le moteur rugit et les secousses reprirent. Sous la bâche, Anne retrouva Michelle qui se réveillait lentement et qui la regarda surprise de la voir un peu triste et les yeux brillants. Elle l’interrogea du regard, mais Anne secoua négativement la tête, de sa gorge nouée aucun son ne pouvait sortir.

Cette fois le voyage parut court à Anne et quand le camion s’immobilisa dans un grand hurlement de freins, elle sut qu’elle entrait à nouveau dans la normalité de sa condition de femme européenne.

Il y eut encore palabre comme toujours en Afrique et puis très vite, des hommes montèrent sur le plateau et tirèrent la bâche. Les deux femmes, éblouies, levèrent les yeux vers les premiers blancs qu’elles voyaient depuis bientôt une semaine et qui les regardaient tout aussi étonnés.

Elles descendirent et se précipitèrent dans l’ambassade où une faune hétéroclite d’européens et de noirs cohabitait sous des tentes.

Anne chercha son mari du regard sans rien voir qu’une foule indistincte qui la regardait curieusement. Puis un homme fendit la foule et vint la prendre dans ses bras. Elle retrouva son odeur si familière et sut même sans le voir que c’était lui. Elle se blottit contre sa poitrine, se faisant sa tête se tourna vers la grille au-delà de laquelle le camion stationnait encore. Elle aperçut dans la cabine le mandingue, qui la regardait de ses yeux tristes. Elle se mordit les lèvres et les larmes brouillèrent sa vue.

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