Claudia d’un air dégoûté, le remercie froidement et referme la porte avant qu’il n’ait pu ajouter un mot, le laissant sur le pas de la porte. Le concierge redescend en râlant, en traitant la jeune bourgeoise de sale cochonne, tout en se caressant le sexe dur à travers son pantalon.
Claudia, ayant refermé la porte, s’adosse contre le bois, et pliant les genoux, écarte les pans du peignoir faisant jaillir ses seins. Le regard ce type répugnant l’a troublée et honteuse elle se caresse les points dures, le ventre en feu. Subitement, les sens enfiévrés, elle se retourne et rouvre la porte, le peignoir défait, laissant nue sa poitrine orgueilleuse.
Il n’y a plus personne et elle referme la porte honteuse et excitée. Se traitant de folle elle respire un grand coup et repart vers le salon où le téléphone sonne.
En se rendant compte de ce qu’elle a fait, imaginant ce qui se serait passé si le concierge l’avait vu dans cette tenue, elle sent son pouls s’accélérer et honteuse se laisse tomber sur le canapé en sanglotant, se demandant ce qui lui arrivait.
Il est midi. Claudia vient finir sa toilette, ayant prit une douche froide pour se calmer. Elle jette un coup d’œil par la fenêtre de sa chambre. Les ouvriers font la pause. Les trois hommes profitent de leur cabane pour se reposer. Ils se sont mis à l’écart des autres pour manger, plaisantant entre eux.
Mourad, tout en piochant dans son assiette, lit un revue. La jeune brune plisse les yeux. Elle aperçoit la couverture. Un homme prend une femme à quatre pattes, le sexe fiché entre ses fesses. Le titre est très évocateur : Sodomie profonde.
Claudia se penche un peu plus mais elle a aussitôt un mouvement de recul. Ahmed l’a vue. La fenêtre ouverte permet aux ouvriers de voir l’intérieur de sa chambre. Elle se recule et pense avec dégoût à ce qu’elle vient de voir. Cet acte qu’elle a toujours refusé à son mari car elle trouvait cela sale et dégradant. Pierre n’avait pas insisté outre mesure.
Claudia repasse dans le champ de vision des ouvriers, pour refermer la fenêtre. Alors qu’elle attrape un montant elle entend Ahmed plaisanter en parlant très fort.
— Quand tu auras fini ta revue tu me la prêteras, dis ! Faut que je m’informe !
Les trois hommes rient ensemble. Claudia reste là sans bouger, les observant, le pouls qui s’accélère. Soudain la jeune femme sursaute car ils sont en train de parler d’elle.
— Il y en a une que je prendrais bien comme ça —, dit Djemal.
— Tu as raison ! Vu le cul qu’elle a, j’aurais bien envie de lui défoncer la rondelle !
Seul Mourad ne dit rien. Il continue à regarder les images, Claudia remarque qu’en fait ses yeux sont dirigés dans sa direction. Il fait semblant de s’intéresser à la revue, mais son regard fixe l’échancrure de son peignoir. De là où il est, il ne peut pas voir la peau blanche mouchetée de quelques taches de rousseur de la jeune femme.
Claudia baisse les yeux sur sa poitrine. Le peignoir entrouvert, laisse apparaître ses gros seins blancs et la trace du maillot. Les tétines roses découvertes, sont érigées au milieu de ses larges auréoles a peine plus foncées. Dans un réflexe de pudeur, elle va resserrer les pans, mais Mourad commence à frotter sa braguette du plat de la main.
Ce geste lui ôte toute volonté. Incapable de résister à l’envie, elle reste immobile, laissant l’ouvrier mater ses seins. Elle lui offre même son buste en s’accoudant à la fenêtre. Elle ferme les yeux en sentant les rayons du soleil chauffer sa peau nue. Cette fois elle l’a fait, cela aurait pu être le concierge mais c’est cet ouvrier qui profite pleinement de sa poitrine généreuse.
Claudia mouille comme jamais. En même temps elle frotte ses cuisses l’une contre l’autre, comme si elle était prise d’une envie d’uriner. Ses reins se cambrent, son bassin ondule, le peignoir s’ouvre, la ceinture tombe sur le sol. Elle se montre toute mais Mourad ne peut mater que le haut de son corps.
Il n’a pas le temps de sortir sa queue. La sirène du chantier lui apprend qu’il est temps de reprendre le travail. Claudia voit les trois hommes s’éloigner comme si elle n’existait plus. Frustrée en pleine excitation, ses sens la trahissent, l’empêchant de réfléchir.
Les joues rouges, le ventre creusé par l’envie, elle se jette sur le lit tout proche, retirant son peignoir. Une main entre les cuisses, nue, elle roule sur les draps défaits et se caresse. Elle meurt d’envie que son mari soit là pour la combler. Subitement, elle se met à quatre pattes, cambrée. Ses seins lourds viennent frôler la couverture lui arrachant un gémissement.
Elle tend ses fesses en arrière et écarte la raie de son cul. Le menton par dessus son épaule, elle se regarde faire dans la glace de son armoire. Son anneau bistre est tout plissé, dessous, elle voit ses lèvres ouvertes, écumantes de mouille. Au milieu le petit trou rose palpite. Il ressemble à un œil.
A l’idée qu’elle pourrait être vue ainsi elle tremble de honte et de plaisir. La raie de son cul est aussi fournie que sa toison. Mais les poils bruns qui la tapissent ne cachent pas grand chose et rendent le spectacle plus excitant et obscène.
C’est de là qu’ils parlaient tout à l’heure ; ils voulaient la prendre par cet endroit. Une main tremblante, elle cède à la tentation et glisse un doigt dans son sillon moite. Arrivée dessus, elle sent son anus palpiter alors elle l’enfonce un peu, sentant son cul happer le doigt comme une petite bouche. C’est avec un plaisir immonde qu’elle l’enfonce un peu plus.
C’est si sale et honteux par là dit-elle à son reflet pour augmenter son émoi.
— Oui.. Comme ça ! Je me défonce la rondelle — ajoute-t elle comme pour répondre à Ahmed.
— Un doigt dans….. le…..oh ! Mon dieu !… dans le cul !
Claudia frétille des fesses comme une chienne. La jouissance est de nouveau proche, un plaisir honteux, plus violent semble sur le point de l’emporter. Elle ressort le doigt avec un bruit de succion obscène et le glisse à nouveau dans son anus, qui cède plus facilement. En même temps elle se griffe les seins violemment, le ventre secoué par des spasmes. Mais la sonnerie de la porte d’entrée retentit à nouveau et lui coupe son orgasme.
Dans un état d’énervement intense elle enfile son peignoir, essayant de calmer ses joues brûlantes et se précipite pour ouvrir, avec la ferme intention de se débarrasser de ce gêneur inopportun. Mais ce qu’elle découvre la laisse sans voix, toute intimidée.
Sur le seuil se tient le concierge, avec les trois ouvriers. D’une voix mielleuse il lui explique qu’ils viennent couper l’eau. Claudia rajuste aussitôt sa tenue et sa coiffure, remontant le peignoir d’une main et le refermant sur sa gorge.
Ses longs cheveux bruns sont tout ébouriffés. Et c’est à peine si elle entend le concierge lui dire qu’il y a un paquet pour son mari dans sa loge et de venir le chercher avant qu’il ne parte vers 13 heures. Ne comprenant pas ce que les ouvriers viennent faire ici, le concierge répond.
— Mais oui. La vanne d’arrêt se trouve dans votre appartement.
— Mais.. Je n’en ai jamais entendu parler… Vous êtes sûrs ?
— Moi j’en sais rien… Ne suis pas plombier… C’est eux qui le disent — ajoute-t-il en désignant les trois ouvriers.
Un sentiment de panique étreint Claudia. Derrière le concierge les trois hommes ont des sourires ironiques. Elle pense qu’ils sont venus la violer. Elle n’aurait jamais dû se monter à eux et les exciter comme elle l’a fait. La jeune femme cherche de l’aide.
— Mais pourquoi venir à trois ?
— Plus vite fait Madame ! — répondit Ahmed
Le concierge fit demi-tour disparaissant dans l’escalier en lui ayant une dernière fois demandé de récupérer le colis avant 13 heures. Les trois ouvriers pénètrent dans l’appartement sans un mot. Au bout d’un moment elle se décide à fermer la porte, les mains tremblantes, les paumes moites.
Les ouvriers font semblant de chercher l’arrivée des tuyaux et de suivre les conduites. Ils parlent en arabe. La jeune brune reste devant la porte sans oser bouger, une main crispée sur le peignoir sur sa gorge. Soudain, Ahmed l’appelle.
— Hé, Madame ! Si tu montres la salle de bain on ira plus vite !
— Heu… oui bien sûr. C’est par là !
— Passe devant on te suit.
Le tutoiement la gêne, la met un peu plus dans un état d’infériorité. Avançant dans le couloir elle peut sentir leurs regards sur le tissu du peignoir plaqué contre ses fesses. Il lui semble qu’elle balance exagérément des hanches, mais c’est juste une illusion.
— Voilà ! C’est ici !
Elle s’écarte pour les faire entrer, mais l’exiguïté l’oblige à se plaquer contre le mur et encore les corps viennent frôler le sien. Ahmed va jusqu’à appuyer son épaule contre ses seins. Elle frémit. Un mélange de peur et d’excitation se bouscule dans sa tête.
Les trois hommes sont déjà en train de chercher la vanne d’arrêt. Djemal est accroupi devant la baignoire, il passe la main dessous et se mit à crier.
— Je la sens ! Elle est là !
Aussitôt, Ahmed le plus petit, prend la place de son ami. Il glisse la main derrière la baignoire en tâtonnant, en équilibre sur le bassin.
— Je l’ai….non ! j’ai la main trop grosse ! Hé merde… oh pardon Madame !
Mourad s’allonge sur le carrelage.
— Je la vois, il faut suivre la plinthe… oh.! C’est la bonde qui bloque..! Ce n’est pas vrai de mettre un robinet dans des endroits pareils !
Claudia les regarde faire. Elle est gênée de les voir s’escrimer de la sorte pour accomplir leur métier. Elle s’en veut d’avoir eu de vilaines pensées à leur égard. Et lorsque Mourad lui demande si elle peut les aider, elle accepte sans inquiétude.
— Vous n’avez qu’à passer le bras derrière la baignoire et suivre les tuyaux, je vous indiquerais celui qu’il faut fermer !
Elle s’avance, les trois hommes se regardent en silence et Djemal acquiesce.
— Vas-y ! Je me mets derrière toi pour te retenir et t’éviter de glisser.
— Euh… oui… D’accord.
La jeune femme se penche au dessus de la baignoire et tend une main vers les tubes en cuivre derrière. Pour se retenir, elle pose son autre main sur un rebord. Le peignoir s’ouvre mais Claudia ne s’en aperçoit pas. L’échancrure s’agrandit, allant jusqu’à dévoiler une partie de sa poitrine. Claudia tend plus son bras, le peignoir s’écarte.

