La jeune femme sent un tremblement l’envahir et d’une voix sourde, les joues écarlates elle répond.
— Non… Je… d’accord… — ajoute elle dans un souffle.
— OK ! On est bien d’accord, tu veux que je te défonce la rondelle avec ma queue ? Dis-le !
— Je….oui….l’avoir dans….dans le cul !
Claudia est au comble de l’excitation, et se caresse les seins.
— Hé attends moi pour jouir salope ! Laisse ta porte ouverte et attends moi à quatre pattes sur ton pieu, cul tendu ! J’arrive !
Il raccroche et Claudia laisse tomber le combiné, nerveuse. Puis guidée par son plaisir elle court jusqu’à la porte qu’elle entrebâille. Puis la peur au ventre elle alla dans sa chambre et selon les instructions de Mourad, elle se mit à quatre pattes, le cul exagérément cambré, offert face à la porte.
Lorsqu’elle entend la porte de l’immeuble claquer, elle ne peut résister à l’envie de se caresser le clitoris en poussant un gémissement.
L’air de la pièce était alourdi par l’odeur de femelle en chaleur qu’elle dégage. Elle entend des pas dans l’entrée et fait saillir encore plus ses fesses.
— Chérie ! C’est moi ! Je suis rentré !
Claudia, sent le sang se retirer d’elle en entendant la voix de Pierre, son mari. Elle se relève en sursaut, et affolée attrape un gilet qu’elle enfile vite, croisant les bras sur sa poitrine.
— Ah ! Tu es là ! Bonsoir !… Tu sais que tu avais laissée la porte ouverte ! Fais attention ! — lui dit-il en déposant un baiser sur son front. Il jette sa veste sur le lit et part à la cuisine se servir à boire.
Claudia, est restée immobile, incapable de parler. Mais dès qu’il a le dos tourné, elle enfile rapidement une jupe courte, n’osant prendre le temps de mettre une petite culotte et boutonne un gilet à même sa peau nue. Evidement, cela se voit qu’elle n’a pas de soutien gorge. Son mari pourrait remarquer les tétons qui pointent outrageusement sous le coton du gilet. Elle va le rejoindre, repeignée et souriante.
— Visiblement tu ne m’entendais pas si tôt ! — dit-il en désignant le peignoir qui traînait encore sur le sol et le téléphone dans un coin.
Mais avant que Claudia n’ai pu dire quoi que ce soit, il lui raconte sa journée, ses problèmes et pour finir lui annonce qu’il a un important dossier à lire pour demain. La jeune femme lui sourit, ramassant le peignoir. Il s’approche d’elle et glissa un doigt dans l’encolure du gilet.
— Avec ça, t’es fichtrement coquine ! Mhmm… Seins nus dessous ! …. Mais il faut que je travaille ! Un autre soir ! — ajoute-il en sortant des dossiers de sa mallette, déjà plongé dans ses chiffres.
Claudia aurait voulu le supplier de lui faire l’amour, mais il n’aurait pas compris. Alors les larmes aux yeux elle se réfugie dans la cuisine. Elle sursaute lorsque le téléphone sonne et crie à son mari, inquiète.
— Je le prends ici ! — en saisissant le portable de la cuisine.
D’une voix aussi normale que possible.
— Oui ! Allô !
— Dommage que le petit mari soit rentré, hein !
— Chut ! Je vous en prie ! Je dois raccrocher !
— Je rappelle sinon ! Va sur le balcon ! Il n’entendra pas !
La jeune femme, ouvre la porte fenêtre de la cuisine et sort sur le bacon, ayant lancé à son mari que c’est Marianne, sa meilleure amie, qui appelle. Le soleil diffuse ses rayons plus doucement, et la chaleur commence à être supportable. Les ouvriers ont arrêté le travail. Elle voit Mourad à la même place, entouré de Djemal et Ahmed. Ce dernier tient les jumelles.
— Tant pis pour ton cul ! Je t’aurais bien fait péter la rondelle, moi ! Ah, mais tu t’es habillée ! Jolie jupe ! Remonte-la sur tes hanches !
— Mais vous êtes fou ! Si mon mari…
— Allez, dépêche ou tu ne nous verras plus !
Claudia ne sait que faire, et jetant un coup d’œil inquiet autour d’elle, elle calle le combiné sur son épaule et remonte la jupe serrée, qu’elle bloque sur ses hanches. Elle a honte et surtout peur d’être surprise. La rue non loin, les autres balcons de l’immeuble. Voire ceux en face. Le soleil dans les yeux, un peu aveuglée, elle s’imagine vue par des dizaines de regards. Elle tremble.
— Bien ! Toujours pas de culotte ! T’es une vraie chienne, toi !
— Je.. Je n’ai pas eu le temps….!
— Ouiii ! Tourne-toi ! Montre ton cul ! … Voilà ! Appuie-toi contre la balustrade !
La jeune brune obéit, appuyant ses fesses sur les barreaux froids en fer. Elle sent un des barreaux glisser dans sa raie.
— Bien ! Penche-toi en avant et écarte les fesses ! Je veux que le barreau te rentre bien dans le cul ! Vite !
Claudia ferme les yeux et fait ce qu’il demande, bien pliée en deux, les jambes légèrement fléchies. Elle sursaute en sentant le contact froid contre son anus et plus bas contre sa fente encore enfiévrée.
— Bouge comme ça… Voilà bien ! De bas en haut… Continue, salope ! Tu nous fais bander avec ton gros cul tout blanc de bourgeoise !
Claudia commence à gémir, elle se frotte lascivement sur ce barreau, les yeux mi clos. Non, non, elle ne peut pas jouir comme cela, pas devant ces types qui l’insultent. Elle entend la voix de Mourad au téléphone, qui commente ce qu’il voit. Soudain elle entend dans la cuisine.
— Chérie, où tu as rangé la calculatrice qui se trouvait sur le bureau ?
La jeune femme rabat prestement sa jupe, se relevant, les cheveux ébouriffés, un éclat dans les yeux, la respiration oppressée. Son mari arrive sur le seuil du balcon quelques instants après.
— Je…euh….je….. Dans les tiroirs… je crois !
Elle attend un moment après qu’il soit parti pour se calmer, les mains tremblantes. Mourad n’a pas raccroché et elle entend sa voix grésiller dans le combiné. Elle le porte à son oreille.
— Non ! Ca suffit ! Vous êtes fous !
— Du calme ! Il n’a rien vu, non ?!
— Il aurait pu…et je…je…ne..non ! — bafouille-elle, au bord de l’hystérie.
Elle raccroche et rentre dans la cuisine sans un regard derrière elle. Claudia se sert un verre de vin blanc et s’assied sur une chaise, prenant la tête entre ses mains. Mais que lui arrive t-il ? Pourquoi ? Elle a tellement honte et pourtant le plaisir est si fort, trop fort, tout nouveau pour elle.
Enervée et concluant que sa frustration lui fait faire de telles choses, elle s’enferme dans les toilettes et d’une main tremblante fait aller et venir ses doigts le long de son clitoris. Debout, adossée à la porte, elle se donne un plaisir qui lui est refusé depuis ce matin.
Mais ce n’est que lorsqu’elle glisse une main derrière elle, un doigt appuyant doucement l’entrée de ses reins qu’elle est secouée par un orgasme d’une telle intensité qu’elle doit se mordre les lèvres pour ne pas hurler son plaisir.
Elle en ressort quelques minutes après, apaisée mais vaguement honteuse de se donner un plaisir coupable. Calmée, assagie, Claudia enlace son mari, l’embrassant, puis part à la cuisine préparer le repas.
Mais au fur et à mesure, elle sent les plaisirs troubles de l’après-midi lui revenir en mémoire et son ventre lentement s’humidifier.
Ses mains se mettent à trembler, elle lâche le légume qu’elle était en train d’éplucher, indécise, puis les jambes en coton, ressort sur le balcon. Dehors, elle regarde en direction des cabanes de chantier. Ahmed l’aperçoit et la fixe mais quelques secondes après, la famille voisine vient prendre leurs repas sur leur balcon. Claudia reste sagement, accoudée à la balustrade, le regard dans le vide, mais jetant des coups d’œil en direction d’Ahmed. Un peu cambrée, le tissu lui moulant les fesses. S’attirant de profil un regard discret du père de famille, le visage soudain congestionné.
Ahmed lui accorde un rapide regard puis regarde les voisins et rentre dans la cabane. Claudia se sent frustrée et se met à détester ses gêneurs. Ce soir là, elle mange sans appétit, et lorsque son mari, se met devant la télé au lieu de la rejoindre au lit, elle s’enroule dans les draps, nue et s’endort en songeant que demain sera un autre jour.
Claudia se lève de bonne heure et de bonne humeur, alors que son mari s’habille pour aller travailler. Il dépose un baiser chaste sur les lèvres de son épouse. Elle s’étire, cambrée, faisant saillir ses seins découverts. Pierre la regarde dans la glace et en faisant le nœud de sa cravate.
— Chérie, tu es si belle ! Pardonne-moi pour ces derniers temps, mais j’ai été très pris ! Que dirais-tu de partir en amoureux ce week-end ?
Claudia faillit pleurer, ces mots qu’elle attend depuis si longtemps. Elle est prête à tout oublier voire même à lui avouer les manques qui la taraudent depuis quelques semaines. Mais au lieu de la prendre dans ses bras, il regarde sa montre.
— Oups ! Je vais être en retard, faut que je file ! A ce soir !
Claudia se lève, enfile la chemise trop grande que son mari portait hier. Imprégnée de son odeur, elle la frotte machinalement sur sa joue, et va sur le balcon le regarder partir. Il se retourne, pour lui envoyer un dernier baiser auquel elle répond avec le sourire. Puis il disparaît au coin de la rue. Machinalement, Claudia regarde vers le chantier. Elle pâlit en voyant les trois ouvriers la regarder.
Elle ne cherche même pas à partir, comme hypnotisée. Elle sent son pouls s’accélérer et défilent dans sa tête, les mots que lui avait dit Mourad, hier soir au téléphone. Va t-elle leur céder une fois de plus ? Non ! Elle aime Pierre. Mais un sentiment trouble l’empêche de rentrer tout de suite dans l’appartement.
Un bruit attire son attention, c’est le concierge qui sort les poubelles, en contrebas. Elle relève lentement la tête, croisant le regard d’Ahmed. Ce dernier, lui fait signe d’ouvrir sa chemise. Claudia refuse en secouant la tête, les joues rouges. Ca y est, le plaisir reprend le dessus sur la raison. Le concierge pourrait la voir et il est hors de question que….
La jeune brune se rappelle alors sa folie d’hier, et son ventre se creuse. Ahmed s’était mis derrière la cabane et avait baissé son bleu, sortant son sexe en semi-érection. Claudia avait été fascinée par les mouvements de sa main le long de sa queue qui grossissait.
Elle sort de son rêve et son regard revient sur Mourad. Il la fixe puis souriant, se lève et se dirige vers le concierge. Claudia n’ose pas bouger, comme pétrifiée. Elle l’entendit dire.

