« On verra… Mais vous avez l’air de partager beaucoup de secrets intimes toutes les trois. Cela se limite-t-il aux mots, ou bien cela se transforme-t-il parfois en actions plus concrètes ? »
Je profite de la conversation pour éclaircir la situation sur leur relation et sur la phrase que Meggh a laissé échapper. La question surprend mes trois jeunes passagères. Elles se regardent les unes les autres, cherchant laquelle prendrait la parole. Même Alix, toujours prompte à prendre la parole avec franchise, semble hésiter. Et à ma grande surprise, Meggh, jusque là silencieuse, se décide.
« Il nous arrive parfois de faire plus que discuter de sexe entre nous. »
« J’ai le droit de savoir ce que vous faites ? J’avoue que je suis très curieux de connaître toute cette histoire. Et ne craignez rien, c’est juste pour mon plaisir que je veux savoir, et non pour une leçon de morale. »
Meggh et Julie se tournent toutes les deux vers Alix. Instantanément, je me demande si c’est pour son éloquence ou si c’est en raison d’un rôle d’instigatrice.
Celle-ci hausse les épaules puis me demande :
« Tu veux que je t’explique tout depuis le commencement ? »
« Si tu le veux bien, et si cela ne dérange pas ta sœur et ta cousine. »
Après un accord de la tête de leur part, Alix cherche un instant ses mots, puis se lance.
« À vrai dire, tout a commencé entre Juju et moi. Tu es bien placé pour savoir que nous avons une relation extrêmement fusionnelle toutes les deux. Comme beaucoup de jumelles. Même en grandissant, nous n’avons jamais réussi à faire chambre à part, malgré vos efforts à maman et à toi. Nous avons toujours été habitués à la nudité de l’autre. Nos corps se sont toujours ressemblé. Quand nous avons commencé à prendre des formes, nous examinions les changements. Que ce soit sur notre propre corps ou sur celui de l’autre. Avec le temps, nous avons compris que nous regarder provoquait souvent un drôle d’effet. Et plus nous prenions conscience de cela, plus l’effet était fort.
Un jour que l’on se regardait sur le lit, les jambes écartées, j’ai eu envie de toucher le sexe de Juju. Enfin, ne pas le toucher, plutôt le caresser. Je voyais bien qu’elle mouillait tout comme moi. Sans nous le dire, nous avions commencé à jouer, chacune dans notre coin, avec notre clitoris. Jamais nous n’avions osé partager ce genre de moment. Mais ce jour-là, mon envie a été plus forte que tout. J’ai donc passé mes doigts sur les lèvres intimes de Juju. Elle m’a laissé faire. Je suis remontée vers son clitoris, sans qu’elle ne me retienne. Au contraire, elle a commencé à tripoter ses seins dont les bouts étaient durs. Je passais d’abord le bout d’un doigt sur cet endroit, qui sur me moi faisait tellement d’effet. Puis j’ai osé le caresser plus intensément. Comme j’avais appris à me le faire toute seule. C’était super excitant de lui donner du plaisir. Quand Julie a joui, elle a voulu me le faire à son tour. Certes, nous étions un peu réticentes, mais c’était tellement bon, tellement différent de ce qu’on faisait quand on se masturbait seules. À partir de ce jour, nous nous sommes fait jouir presque tous les jours où cela était possible. Dans les premiers temps, nous nous limitions à jouer avec nos doigts sur nos clitoris. Puis nous avons glissé nos doigts dans nos chattes.
Il nous arrivait de chercher des vidéos de filles entre elles sur internet, pour voir ce qu’elles se faisaient. Nous, on n’osait pas aller jusque là. Et puis, un soir où nous étions couchées, Julie a posé sa main sur mes seins. Je l’ai attiré vers moi, et l’on s’est embrassée. Ce n’était pas la première fois que nous nous embrassions, puisque c’est entre nous qu’on avait appris “à rouler des pelles”. Mais c’était toujours un jeu ou un exercice. Ce soir-là, ce fut beaucoup plus intense.
Nues, l’une contre l’autre, on s’embrassait avec une intensité différente. En même temps, nos jambes s’entrelaçaient, nos mains allaient partout où c’était possible d’aller, nos seins frottaient entre eux. Quand nous avons cessé de nous embrasser, Julie est venue m’embrasser les seins, le ventre, et logiquement, elle est arrivée sur ma chatte. C’était une sensation si différente. Si douce et agréable. Pourtant, ses gestes étaient tâtonnants, mais j’étais si excitée que j’aie eu un orgasme simplement après quelques coups de langue. Bien sûr je lui ai fait la même chose. J’ai immédiatement adoré ça. Avoir ses bouts de seins entre mes lèvres, ou bien lui caresser le clitoris avec ma langue, la sentir gémir, onduler, mouiller grâce à ma bouche… C’est tellement génial. C’était, et c’est toujours, un grand plaisir. Cette nuit-là, je peux dire que c’est la première où nous avons fait l’amour. Entre sœurs. »
Alix stoppe un instant son récit pour regarder sa jumelle. Mes deux filles échangent un sourire plein de tendresse, et, à cet instant, je n’en doute pas, d’amour sincère. J’éprouve une certaine honte d’être en érection, tant j’ai l’impression que ce réflexe quasi animal est déplacé. Puis Alix reprend.
« Depuis cette nuit-là, nous n’avons guère cessé de faire l’amour. Plusieurs fois par jour parfois. Bien sûr, nous ne sommes plus hésitantes, nous avons appris à nous donner tout le plaisir possible. Nous avons appris quel geste, quelle caresse faisait le plus d’effet à l’autre. Si tu veux vraiment tout savoir, ce que nous aimons le plus, c’est de nous mettre en 69, et de tenter de nous faire jouir en même temps. Ce n’est pas évident d’y parvenir, mais c’est fantastique quand ça arrive. Voilà pour notre relation entre Julie et moi. J’espère que nous restons toujours tes filles chéries. »
« Évidemment que vous le restez. »
« Et tu en penses quoi maintenant ? »
« Et bien, puisque tu as été honnête, je vais l’être aussi : la manière dont tu m’as expliqué votre histoire est très belle et très excitante. Et même si je ne devrais pas, je ne peux que vous encourager à continuer… Par contre, je ne sais pas où vient se placer Meggh dans votre relation. »
Alix réfléchit un instant avant de me dire en souriant :
« Hum je te raconte la suite à une condition : J’aimerai revoir ton sexe ! » m’annonce-t-elle avec une franchise désarmante.
« Oula ! Carrément… Je t’ai dit que ce n’était pas une décision à prendre en ayant bu, ma chérie. »
« Oui, j’ai bien compris. Mais je veux juste la voir. Et je suis certaine que Juju le veut aussi. Meggh pourra en profiter autant qu’elle le voudra dans votre cabine, alors que… allez s’il le plaît Papa chéri. »
Tour à tour, je regarde Julie, dont le visage s’est empourpré, puis Alix qui me donne son autorisation d’un hochement de tête. Après un instant de réflexion, je décide d’accepter. Toutefois, la situation m’excite tant, que j’ai peur d’envie de perdre le contrôle.
« Bon, d’accord, mais je ne veux pas que ça aille plus loin que de me toucher le bout des cils ! »
Les filles rayonnent de satisfaction. Je me lève, et, un peu intimidé tout de même, je fais descendre pantalon et boxer. Mon sexe gonflé se révèle à ses spectatrices. Dressé, il danse légèrement au rythme de la pression sanguine. Pour la première fois de ma vie, je m’exhibe, bandant, devant trois jeunes femmes à la fois. Et qu’elles soient mes filles et ma nièce, renforce l’excitation.
« Bon, et maintenant, quand est-ce que Meggh apparaît dans votre relation ? »
Sans quitter ma queue du regard, Alix reprend son explication.
« Eh bien, comme Meggh vient dormir régulièrement à la maison, et que nous avons l’habitude de partager quelques secrets, nous lui avons confié jusqu’où notre complicité de jumelles allait. Elle a fini par nous avouer qu’elle aussi aimait se faire des choses, et qu’une personne de la famille l’inspirait beaucoup dans ces moments-là. Tu te doutes bien que cette personne c’était toi. On a adoré cette idée. D’autant plus que Meggh semblait être sincèrement et passionnément folle de toi. Enfin, passons. Quand nous lui racontions, ce que nous faisions entre nous, nos jeux sexuels, Meggh nous racontait ses envies, ses fantasmes, ses masturbations où tu avais toujours une place importante, même lorsqu’elle avait un copain. Cela nous excitait de plus en plus. Un jour que nous discutions, nous avons décidé de nous soulager de ce désir qui nous faisait tant d’effet. Les premières fois, nous nous doigtions nous-même, de peur de choquer Meggh. Ensuite, c’est elle qui a voulu voir comment nous nous y prenions, Juju et moi, pour nous faire jouir mutuellement. Sa curiosité satisfaite, nous l’avons entraîné entre nous et nous lui avons fait partager certaines de nos caresses. Et plus le temps passait, plus tu étais présent sans le savoir. Pour Meggh, il était presque suffisant de prononcer ton prénom, quand on la masturbait, pour la faire jouir. Pour nous, l’idée de faire l’amour avec toi devint évidente. Même quand Meggh n’était pas avec nous. Par la suite, cette idée a toujours été là. Grandissant chaque jour. Meggh y est parvenue, et nous, on espère avoir notre chance, si toutefois elle veut bien nous prêter notre Papa. »
Sans me demander mon avis, ma nièce et amante donne son accord. Il me faut une volonté de faire pour ne pas craquer et accepter de leur offrir ce qu’elles désirent tant, dès à présent. Je me ressaisis et, tout en remontant mon pantalon, j’annonce qu’il est tard et qu’il est l’heure de dormir.
Mes filles regardent mon sexe disparaître de leur champ de vision avec une moue de déception. Leurs yeux brillent. Je ne cherche pas à savoir si c’est en raison d’une consommation excessive de Champagne ou bien si c’est d’envies plus charnelles. Meggh, pour sa part, file directement vers notre cabine, après avoir déposé un baiser sur la joue de ses cousines.
Julie et Alix m’embrassent chacune leur tour, en me serrant dans leurs bras. Sans qu’elles ne se soient concertées, toutes les deux plaquent leur bassin contre le mien. Nul doute qu’ainsi elles sentent ma queue tendue à l’extrême. Elles partent se coucher en se parlant à voix basse.
Je reste seul un instant. Durant quelques minutes, je monte sur le pont pour prendre l’air et faire baisser la fièvre qui a pris possession de mon corps. Je ne peux m’empêcher de penser à ces trois jeunes filles qui ne demandent qu’à s’offrir à moi. Je suis certain qu’à cet instant même, leurs pensées et leurs désirs me sont consacrés. Ma décision est prise. Je serai leur homme.
Jour 6
Lorsque je commence les manœuvres pour quitter le ponton où nous sommes amarrés, il est près de 10 h. Et aucune de mes trois passagères n’a encore émergé. Sans doute que la petite fête arrosée d’hier soir demande plus de temps de récupération. Surtout pour de jeunes filles peu habituées à l’alcool. Mais revenons quelques instants à cette soirée.

