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Croisière en famille

Un père part en croisière avec ses filles et sa nièce.

Lorsque Julie revient une demi-heure plus tard, toujours aussi rayonnante, elle ne porte plus qu’un mini-short, sans rien d’autre pour couvrir le haut.

Elle m’informe que sa sœur et sa cousine ne nous rejoindront pas pour déjeuner et que donc nous mangerons en tête à tête.

Durant le déjeuner et une grande partie de l’après-midi, nous discutons tous les deux, comme un père et sa fille, sans jamais faire allusion à ce que nous avons partagé. Je lui laisse la barre de temps à autre. Puis, vers 17 h, après avoir repéré une zone de mouillage autorisée, je décide de faire escale pour la nuit.

Comme l’avait prévu la météo au départ de La Corogne, le ciel s’est entièrement découvert, et l’Atlantique est simplement effleuré par une légère brise marine. Meggh et Alix nous rejoignent enfin, apparemment en meilleure forme. Et, tandis que les jumelles se mettent à papoter entre elles, Meggh vient se blottir contre moi.

« Alors, comme ça, en plus d’être un oncle très coquin avec sa jeune nièce sans défense, tu deviens un papa plus qu’affectueux avec ses filles ? » se moque-t-elle.

« Si tu veux, je ne ferai plus rien avec les jumelles. »

« Hmm, non, ce n’est pas ça que je veux. » Tu as toutes les vacances pour t’amuser avec elles. Je veux juste que tu gardes des forces pour moi tous les soirs. »

« Oh vous n’avez guère plus de morale que moi, jeune demoiselle sans défense… »

« Vous m’avez perverti, Monsieur. Et c’est tellement bon d’être immoral dans vos bras. »

 

Appuyé contre le garde-corps de mon bateau, j’admire les côtes espagnoles. Cette partie de la péninsule, la Galice, est beaucoup moins bétonnée que la façade méditerranéenne. Et notre zone de mouillage est située au large d’une zone naturelle qui offre un paysage magnifique. Ce sont des instants comme ceux-là qui me font aimer la mer plus que tout. J’ai l’impression d’être seul au monde.

Enfin à un détail près : le chahut monumental que font mes trois passagères. Comme je l’avais prédit plus tôt dans la journée, elles n’ont pas perdu de temps pour se jeter dans l’océan. Oublier la gueule de bois. Toutes les trois s’en donnent à cœur joie en nageant et en s’amusant autour de notre embarcation. Sont-elles conscientes qu’elles se fabriquent des souvenirs pour la vie entière ? À leurs âges, ce genre de considération n’a que peu de place dans les pensées. Mais je suis certain que, dans quelques années, elles reparleront avec joie, et peut-être avec émotion, de ces moments-là.

Heureux de leur faire ce cadeau, je regagne le poste de navigation afin de consulter la météo et de préparer ma route pour demain. Si le temps le permet, j’aimerais rejoindre le Portugal dans les 24 heures.

Une demi-heure plus tard, Meggh me rejoint tout excitée et me demande :

« Mon cœur, où sont les jumelles ? »

« Euh… D’après le boucan que j’entends, elles ne doivent pas être bien loin. Le bateau n’est pas si grand que ça quand même. »

Ma nièce éclate d’un rire qui me semble teinté d’une pointe de moquerie.

« Mais non ! Pas tes filles. Je cherche les jumelles pour voir au loin… Alix me dit qu’elles doivent être ici. »

Souriant de ma propre méprise, j’ouvre le tiroir où sont rangées deux paires de jumelles optiques. Meggh les emprunte toutes les deux, puis, après m’avoir rapidement déposé un baiser sur les lèvres, elles rejoignent ses cousines à toute vitesse.

Curieux devant tant d’empressement, j’achève mon travail pour les rejoindre à l’arrière du bateau.

Je découvre les filles en pleine séance d’observation du littoral. Celle des trois dépourvut de jumelles, pressant les deux autres de lui passer leur paire. Formant ainsi un turnover qui permet à chacune de pouvoir profiter du spectacle lointain. Le tout, dans une certaine hilarité un peu contenue.

« Mais Alix arrête de rire aussi fort, tu vas nous faire repérer et ils vont s’envoler… » sermonne Julie.

Mais cette réprimande n’a que peu d’effet sur sa sœur. Intrigué par ce petit manège, et curieux de savoir quels drôles d’oiseaux peuvent susciter autant d’intérêt auprès de jeunes filles, je prends place à leur côté.

« Qu’est-ce que vous regardez ? »

Meggh me tend alors ses jumelles, puis me guide.

« Tu vois le groupe de rocher là-bas ? Alors, va légèrement sur la gauche… Et tu verras. »

Et là je vois. Un homme d’une trentaine d’années, le short sur les chevilles, passant sa main dans les cheveux d’une femme totalement nue en pleine activité buccale. Trop occupés, et se croyant à l’abri des regards du continent, les deux amants semblent ne pas s’apercevoir de notre présence. Il faut dire que la femme s’active avec gourmandise et que l’homme semble savourer la chose avec plaisir.

Un détail chez l’homme attire mon attention : sur son tee-shirt blanc est écrit en rouge LA HAVANA.

« Ah ok… Je vois ce qui vous amuse tellement. Et bien nous sommes sûrement à proximité d’une foire aux cigares, et ce monsieur fait déguster son dernier arrivage à cette jeune femme. Voilà tout. »

Julie qui reprochait à sa sœur, quelques secondes auparavant, son rire sonore l’accompagne à son tour aussi peu discrètement.

Rendant aux filles leurs instruments d’observation, je regagne la cabine pour préparer le dîner. De temps à autre, des bribes de conversation me parviennent, ce qui me permet de tout savoir des petits jeux amoureux des amants de la côte.

Puis un nouvel éclat de rire, plus puissant que les autres, suivi par une série « Houhou » me parviennent. Les filles me rejoignent alors et m’expliquent qu’après avoir fini de besogner sa partenaire, l’homme s’était retiré de la jeune femme et avait lancé un salut en notre direction, comme un artiste saluant son public après une représentation. Les deux amants se sont ensuite rhabillés et pris des chemins différents.

Durant tout le repas, les filles se refont, avec ironie, le spectacle auquel elles ont assisté. Indulgent face aux commentaires parfois très grivois des filles, je m’amuse de cette atmosphère légère. Un souvenir de plus à ajouter dans les bagages de la mémoire. La soirée s’achèvent assez tard et nous retrouvons nos couchettes le cœur léger.

Allongée contre moi, la tête sur mon épaule, Meggh reste silencieuse. Elle semble si songeuse que je n’ose pas ouvrir la bouche. Je me contente simplement de sentir une nouvelle fois sa peau nue contre la mienne. De me délecter des doux effluves poivrés de son parfum. Du bout d’un doigt, elle trace, sur mon abdomen, des courbes formant des dessins imaginaires. Parfois, un bref frisson me parcourt le corps. J’aime ces instants. Je les aimerais bien plus si je savais vers quoi sont dirigées les pensées de ma nièce.

« Tu vas leur donner ce qu’elles désirent ? » finit-elle par me demander, doucement.

Pas besoin de plus d’explication, car je saisis fort bien ce dont elle parle. C’est donc cela qui l’inquiète…

« Euh… J’hésite encore un peu, mais je pense. Cela te dérange ? » dis-je, tout en la serrant tendrement contre moi.

« En fait, si tu ne fais ça qu’avec elles, ça ne me dérange pas trop. Je sais bien qu’elles en meurent d’envie. Seulement… »

« Seulement ? »

« J’ai un peu peur que tu te détournes de moi. Que je devienne moins intéressante pour toi. » Murmure-t-elle.

Je me redresse pour venir fixer mon regard dans le sien.

« Je ne me détournerai pas de toi. Jamais. Rassure-toi, tu n’as absolument aucune crainte à avoir. » Dis-je, le plus sincèrement du monde.

« J’ai l’impression d’être si peu… séductrice. De ne jamais savoir comment m’y prendre pour te satisfaire. »

Le ton de sa voix reflète son manque de confiance en elle. Je la serre contre moi, tendrement, et je la rassure du mieux que je peux. Je lui explique à quel point je la trouve belle et désirable. Elle n’a qu’à être elle-même pour me séduire. Je n’ai pas besoin de renoncer à ma personnalité pour susciter en moi des désirs coquins.

« Mais il y a bien des choses que tu aimes qu’on te fasse ? Des caresses, des choses particulières… » insiste-t-elle.

« Bien sûr ! Mais c’est avec le temps que tu découvriras tout cela. Tu sais, il faut un peu de temps et d’expérience en commun pour savoir véritablement ce que l’autre aime. Nous aurons ce temps. Tu apprendras à me faire plaisir. Comme je le ferai pour toi. »

Je ponctue ma phrase en lui déposant un baiser tendre sur les lèvres. Meggh entoure mon cou de ses bras bronzés, comme pour me garder contre elle.

« Et si l’on commençait maintenant ? » chuchote-t-elle, le visage éclairé par un large sourire.

« Hum, je ne dis pas non… »

Dès cet instant, nos bouches ne s’expriment plus que par des baisers passionnés. Nos corps parlent pour nous. Nos caresses deviennent des déclarations d’amour muettes et pourtant si parlantes.

Meggh délaisse rapidement ma bouche pour faire errer ses lèvres dans mon cou. Je ferme les yeux pour uniquement me laisser envahir par la sensation de sa bouche et sa langue sur mon corps.

La voilà sur mon épaule qu’elle embrasse puis qu’elle mord tout doucement. Je sens sa poitrine qui frotte contre mon torse, puis mon abdomen au fur et à mesure que ses lèvres descendent. Comme j’aurais pu le faire sur elle, ma nièce entreprend de m’embrasser la poitrine. Sa langue effleure mes aréoles. La sensation, nouvelle pour moi (on apprend à tout âge), n’est vraiment pas désagréable… Pour une fille qui doutait de ses capacités à me satisfaire, quelques instants auparavant, elle ne s’en sort vraiment pas mal. Malheureusement, elle quitte trop rapidement cet endroit pour continuer à descendre ses lippes passionnées. Toutefois, l’intervention d’une main timide à proximité de mon sexe efface immédiatement tout regret.

Meggh cesse ses baisers au moment même où ses doigts saisissent mon sexe. Cela suffit pour parfaire mon érection. Très attentive à chacun de ces gestes, elle me masturbe lentement. Son visage s’approche. D’après ce qu’elle m’a déjà raconté de son passé, je sais que ce qu’elle s’apprête à faire est une première pour elle. Ses lèvres entrent en contact avec mon gland. Pour un simple baiser pour commencer. Puis elles s’écartent pour laisser passer le bout de la langue. Je m’aperçois qu’elle tente de reproduire des choses vues dans des vidéos coquines. Tout cela se déroule avec un peu d’hésitation. Mais Meggh gagne en enthousiasme et en assurance. Mon sexe finit par être enveloppé par ces lèvres gourmandes. Évidemment, il y a un peu de maladresse, mais sa tendresse compense largement. Et les sensations aussi. Me délectant de la situation, je referme les yeux quelques instants et je souris de satisfaction.

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