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Roméo et Juliette

Une version hardcore de la célèbre pièce de William Shakespeare

Eloïse : Hier soir, il m’a dit quelque chose à propos d’une certaine Flora.

Juliette : Oui, il m’en a déjà parlée ; c’est une collègue à elle, une qui l’allume sans cesse, paraît-il. Eh bien ?

Eloïse : Eh bien, il m’a dit qu’il avait refusé des avances qu’elle lui aurait faites avant hier.

Juliette : Et alors ?

Eloïse : Alors ? Eh bien, peut-être que, par dépit, il est revenu sur ce refus.

Juliette : Tu crois que… À ce point là ? Il en était à vouloir me tromper ?

Eloïse (rougissant légèrement) : Euh, je ne sais pas. Peut-être pas.

Juliette : Oh, le salaud ! Pas de nouvelle pendant trois heures, et au lieu de s’inquiéter de moi, il pense à me tromper !

(Un silence.)

Juliette : Mais, toi qui le connais bien, tu l’en crois capable ?

Eloïse (rougissant encore un peu) : Euh… Vraiment, je n’en suis pas sûre…

Juliette (suspicieuse) : Oh là, attends, il me vient un soupçon… Il est venu chez toi, et…

Eloïse (lui coupant net la parole) : Non, promis, juré, il ne s’est rien passé.

Juliette : Mais ?

Eloïse (d’une toute petite voix) : Mais, euh… disons que, euh… ça aurait pu en prendre le chemin…

Juliette : Putain, mais j’hallucine ! Vous êtes vraiment tous des salauds !!!

Eloïse : Non, mais attends, moi je n’étais au courant de rien. Il est arrivé chez moi et, en gros, il m’a dit : c’est fini avec Juliette, j’ai besoin de réconfort.

Juliette : Ca valait le coup de me promettre de ne plus le toucher.

Eloïse : Je ne l’ai pas touché, j’ai juste suggéré… Il a hésité, et il s’est cassé, c’est plutôt positif, non ?

(Un silence.)

Juliette : Mais tu vois, au fond, je ne t’en veux même pas. J’en veux déjà trop à Cassandra, et maintenant j’en veux aussi à Roméo…

Eloïse : Bon, allez, tu sais ce qu’on va faire, on va aller voir ensemble chez cette Flora s’il n’est pas là-bas.

Juliette : Parce que tu sais où elle habite ?

Eloïse : Oui, je suis déjà allée à une soirée qu’elle organisait chez elle. Roméo m’y avait emmenée.

Juliette : Mais tu la connais bien ?

Eloïse : Sans plus.

Juliette : Enfin, je veux dire, si on débarque comme ça chez elle, ça va aller ? Tu es en bon terme avec elle ?

Eloïse : Euh, pas vraiment. En fait, elle me déteste depuis qu’elle sait que, euh…

(Elle s’arrête et rougit à nouveau.)

Juliette (souriant) : Qu’elle sait que quoi ?

Eloïse : Euh… que… disons, que Roméo et moi, euh…

Juliette (rigolant) : Tu t’embrouilles ! Fais une phrase.

Eloïse : Tu m’as très bien comprise…

(Elles rient un instant toutes les deux.)

Juliette : Et alors ? Je vais arriver chez Flora, et je lui dis quoi ?

Eloïse : Ben que tu viens reprendre ton mec, qui a dû s’égarer chez elle…

Juliette : Oui, et puis s’il est pas là, j’aurais vraiment la classe.

Eloïse : Boh, faut prendre des risques, dans la vie.

(Un silence. Juliette semble hésitante.)

Juliette : Attends, je vais quand même essayer une fois encore de l’appeler.

(Elle allume son téléphone, et appelle Roméo.)

Juliette : Oh, c’est encore son répondeur à la con. Il a dû l’éteindre. Bon, on tente le coup chez Flora ?

Eloïse : Allez, c’est parti. Je t’emmène.

(Elles sortent.)

__________________________

 2, scène 6 : Mercredi 21, 17 h 30, L’extérieur de la maison de Flora,

Juliette et Eloïse sortent d’une voiture, garée à quelques mètres de l’entrée d’une maison. Il y a de la lumière à l’une des fenêtres du rez-de-chaussée.

Eloïse : Bon, voilà, c’est ici.

Juliette : J’hésite un peu, quand même. Tu te rends compte, s’il n’est pas là ?

Eloïse (rigolant) : Oui, ce serait bien fendard.

Juliette : Bon, allez, j’y vais. Tu ne m’accompagnes pas, sûre ?

Eloïse : Non, à mon avis, il ne vaut mieux pas. Si Flora me voit, elle risque de ne pas répondre. Je t’attends dans la bagnole. Bonne chance.

(Eloïse rentre dans la voiture. Juliette s’avance vers l’entrée de la maison, puis semble hésiter un instant. Elle décide finalement de franchir en l’escaladant le petit portail. Elle se dirige silencieusement jusqu’à la fenêtre éclairée. Elle y jette rapidement un coup d’oeil, et pousse soudain un cri de stupeur. Elle reste à regarder quelques secondes, puis revient à la voiture en escaladant une nouvelle fois le portail. Eloïse ouvre une vitre de la voiture.)

Eloïse : Eh bien ?

Juliette : Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer, mais il faut absolument que tu viennes voir ça…

Eloïse : A ce point-là ?

Juliette : Oh oui !

(Juliette se dirige de nouveau vers la fenêtre éclairée, escaladant une nouvelle fois le portail. Eloïse la suit, mais s’aperçoit qu’en fait, le portail n’est pas fermé à clef. Elle l’ouvre donc, en se moquant de Juliette.)

Juliette : Bon, ça va, c’est bon, ça peut arriver à tout le monde. J’avais pas vu qu’il était ouvert. Arrête de rire ! Et regarde plutôt ça…

(Elles parviennent jusque devant la fenêtre, et regardent toutes les deux à l’intérieur. Eloïse pousse à son tour un cri de stupeur.)

Juliette : Tu vois, je t’avais dit que ça valait le coup.

Eloïse : Oui, mais je m’attendais pas à ce que ce soit à ce point.

(Elles reportent toute leur attention un long moment sur ce qu’elles voient à l’intérieur de la maison.)

Juliette : Bon, alors, c’est laquelle Flora ?

Eloïse (rigolant) : Excuse-moi, j’ai du mal à me retenir de rire.

Juliette (sardonique) : Ha, ha, ha ! C’est super drôle.

Eloïse : Bah, avoue que si tu étais à ma place, tu te marrerais.

Juliette : Mouais. Et reconnais que si tu étais à la mienne, tu crèverais de jalousie…

(Un silence.)

Juliette : Bon, alors, tu m’as pas répondu. C’est laquelle, Flora ?

Eloïse : Attends, je vois pas bien la tête de celle qui le suce, mais je crois que c’est elle.

Juliette : Et l’autre, c’est qui ?

Eloïse : Celle qu’est assise sur sa bouche ?

Juliette (soudainement effarée) : Pourquoi ? T’en vois encore une autre ?

Eloïse : Non, non, quand même…

Juliette : Ouf, tu m’as fait peur.

Eloïse : Boh, tu sais, deux ou trois, c’est kif-kif…

Juliette : Merci de m’épargner tes commentaires, et de te contenter de répondre à mes questions.

Eloïse (rigolant encore) : Excuse-moi, c’est nerveux.

Juliette : Tu mériterais une claque.

Eloïse : Pardon.

Juliette : Bon, donc, c’est qui ?

Eloïse : J’suis pas sûre, mais je crois que c’est sa petite soeur.

Juliette : Sa petite soeur à qui ?

Eloïse : A Flora.

Juliette : Putain, la famille de dingues !

(Elles reportent leurs regards vers la fenêtre. Un silence.)

Eloïse : Oui, tu vois, c’était bien Flora qui le suçait. Maintenant qu’elles ont changé de place, on la reconnaît mieux.

Juliette (bouillonnante et froidement) : Merci !

(Un silence.)

Juliette : Putain, mais elle a une bouche sans fond, celle-là ???

Eloïse : Tu m’étonnes !

(Un silence.)

Eloïse : Hmmm ! Eh ben, ça rentre tout seul, elle doit être bien mouillée…

Juliette : Merci ! Tu vois, j’aurais presque deviné !

(Un silence.)

Juliette : J’hallucine, elle la lèche, maintenant ! Quelle famille de cinglées !

(Eloïse pose discrètement une main sur les fesses de Juliette et commence de la caresser doucement. Juliette sursaute.)

Juliette : Mais enfin, arrête !

(Eloïse retire sa main, et la glisse dans son jean.)

Eloïse : Désolée, ça m’excite, c’est plus fort que moi.

Juliette : Oui, mais je te rappelle que c’est mon mec, quand même…

Eloïse : Pardon.

(Un silence. Juliette regarde Eloïse, qui se tortille en se caressant.)

Juliette : Eh ben, t’hésites pas, toi, au moins !

(Eloïse sursaute et s’arrête soudain, ressortant sa main de dessous sa culotte.)

Eloïse : Excuse-moi.

(Juliette sourit. Eloïse se rapproche de Juliette, passe son bras autour de sa taille et l’embrasse sur la joue.)

Eloïse : Excuse-moi. Je compatis, sincèrement.

(Elles regardent de nouveau longuement à l’intérieur. La main d’Eloïse descend très doucement le long de la taille de Juliette, pour finir à nouveau sur ses fesses, qu’elle caresse encore légèrement.)

Juliette (toujours observant la scène) : Hmm ! Ca par contre, je n’aimerais pas. Une queue de cette taille dans le cul, non merci !

Eloïse : Tu l’as jamais fait ?

Juliette : Ben si, mais ça fait quand même un peu mal. T’aimes bien, toi ?

Eloïse : Bof ! Mais j’aime bien le plaisir que ça peut donner à mon partenaire…

(Eloïse intensifie ses caresses.)

Juliette : Et à plusieurs, comme ça, tu l’as déjà fait ?

Eloïse : Comme ça, non. Mais je l’ai déjà fait avec deux garçons.

Juliette : C’est vrai ? Et alors, c’était bien ?

Eloïse : J’sais pas, je m’en rappelle pas, j’étais bourrée…

(Eloïse glisse maintenant sa main à l’intérieur du pantalon de Juliette, en faisant sauter un ou deux boutons au passage.)

Eloïse : Et toi ? Tu l’as déjà fait ?

Juliette : Pas vraiment. Disons que trois ou quatre fois, on s’est caressé ensemble, avec deux copines. Hmmmm !

Eloïse : Eh ben, t’es quand même bien mouillée pour quelqu’un que la scène n’excite pas…

Juliette : Hmmm ! Regarde, elles avalent tout, ces deux salopes !

Eloïse : Tu n’aimes pas, ça ?

Juliette : Oh, si, continue !

Eloïse : Non, je te parle pas de ça…

Juliette : Ah, avaler, tu veux dire ?

Eloïse : Oui.

Juliette : Ben, disons que quand je le fais, c’est pas par pur plaisir, c’est pareil.

Eloïse : Pareil que quoi ?

Juliette : Que la sodomie. Tiens, attends, je me rhabille, ils ont fini, j’y vais.

(Eloïse retire sa main du pantalon de Juliette, qui le referme ensuite, et se renfroque plus ou moins correctement. Elle embrasse Eloïse d’un long baiser.)

Juliette : Merci. Je te revaudrai ça.

Eloïse : Je vais t’attendre dans la voiture ?

Juliette : Non, viens avec moi, je préfère.

Eloïse : Vraiment ?

Juliette : Oui, allez, viens.

Eloïse : Bon, okay.

(Elles se dirigent discrètement jusqu’à l’entrée de la maison, repassant et refermant le portail, puis actionnent innocemment la sonnette, que l’on entend résonner dans la maison.)

__________________________

 2, scène 7 : Mercredi 21, 17 h 50, L’intérieur de la maison de Flora,

Les deux jeunes femmes sont agenouillées nues aux pieds de Roméo, également nu, qui est en train de se masturber vivement au-dessus de leurs visages, en gémissant doucement. D’un seul coup, il explose en une violente jouissance et « arrose » ses deux partenaires, qui tentent de ne pas en perdre une goutte. L’instant d’après, ils se rhabillent tous d’un peignoir.

Flora : Oh, Roméo, tu es vraiment un super coup. J’aime ta grosse queue. Pas toi, Daphné ?

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