in ,

Prétentieuses et hautaines

Une maman et sa fille se font humilier et se font prendre en tournante.

Quand Maxime sonna à la porte, Marine ouvrit. « Bonjour Maxime ! » et prenant un air surpris, elle ajouta : « Mais tu l’as amenée, celle-là. »

Émilie se sentit immédiatement mal à l’aise, car elle entrait dans la maison de son ennemie. N’allant pas aux fêtes de Marine qu’elle jugeait vulgaires, elle avait ignoré jusqu’à présent que cette maison était l’endroit où vivait la fille qu’elle avait contribué à exclure du lycée.

Émilie se prépara donc à se voir interdire l’accès à la sauterie, et elle en était presque soulagée. Passées des heures dans un climat hostile l’angoissait. Et puis ce n’était pas dramatique, Maxime pourrait tout de même entrer, et elle, elle n’aurait qu’à appeler sa maman pour qu’elle vienne la chercher. Mais à la place, Marine se pencha pour lui faire la bise et déclara :

« Allez, ce n’est pas grave si on a eu des différends. C’est l’occasion de se réconcilier, tu ne crois pas ?

— Euh oui… »

Émilie était d’ordinaire ravie de se réconcilier avec ses amies… mais Marine et Clémentine n’avaient jamais été ses amies. Elles les trouvaient idiotes, méchantes et dégénérées et elle ne voyait pas comment elle pourrait devenir copine avec elles.

Mais comme elle était ici pour faire plaisir à Maxime, et elle ne chercha pas la confrontation et rendit sa bise à Marine.

« Entrez et amusez-vous, » les invita son ennemie.

Ils passèrent la porte pour pénétrer dans la grande maison où la fête battait son plein. Le mobilier était ancien et en bois laqué provenant d’héritages successifs. La décoration sur les murs était en revanche moderne, très pop-art, dévoilant les penchants bohèmes des propriétaires de la maison. À peine, Émilie avait-elle retiré son manteau que Maxime montra du doigt un groupe de mecs assez balèzes :

« Tu vois les types là-bas, ce sont les membres de l’équipe de foot ; je vais les voir, et pendant ce temps je te laisse t’amuser. »

Après avoir dit ça, il la laissa sur place. Émilie se sentit très esseulée, toutes les filles rassemblées ici étaient des amies de Marine, et elle n’avait jamais eu de relations approfondies avec ces camarades de classe qui étaient du groupe des cancres. Elle, avec son comportement de chouchou des professeurs et sa conduite plus mature, n’avait que quelques amies choisies qui étaient malheureusement absentes. Elle poirota quelques minutes, elle fit semblant de s’occuper au buffet quand ce qu’elle craignait arriva : Clémentine vint lui adresser la parole.

« Oh, Émilie, je ne m’attendais pas à te voir ici.

— Eh salut, euh… j’accompagne Maxime.

— Ah ouais ? Bah il semble occupé… viens avec moi… tu ne vas pas rester seule toute la soirée.

— Hum… OK. »

Clémentine rejoignit quelques filles habillées de courtes jupes et qui papotaient avec enthousiasme. À peine Émilie était-elle arrivée que l’une d’elles sortit un pétard, et commença à le faire tourner dans le groupe. Émilie ne dit rien, elle savait que c’était illégal, mais elle ne pouvait quand même pas aller voir les flics. Même si elle pensa un instant s’isoler pour leur téléphoner….

Quand Clémentine lui proposa le joint, elle déclina poliment l’offre : « Non merci, mais je ne consomme pas de drogue. »

Ce qui fit rire les convives déjà intoxiqués. Clémentine se marra aussi puis lui signala : « Bien sûr que si tu te drogues… T’as pas remarqué ?

— Remarqué quoi ?

— Le cookie que t’es en train de manger… c’est un space cake, bourré de weed. »

Émilie recracha le morceau qu’elle avait en bouche aussi terrifiée que si on lui avait dit que le cookie contenait de la chair humaine.

« Mais non, je déconne ! Faut que tu te décoinces, t’es à cran… fume donc ça. »

Clémentine lui fourra le gros bédo dans la bouche, et Émilie se retrouva forcée de pomper sur le joint. Elle se mit à tousser après la première taffe ; elle n’avait jamais fumé de cigarette, et évidemment le pétard lui parut ultra-fort. Clémentine fit comme si de rien n’était et demanda :

« Comment ça se passe avec Maxime, il est plutôt beau gosse, non ?

— Oui, il est très mignon.

— Allez, je suis sûre qu’il est plus que mignon… Est-ce qu’il a une grosse queue ? J’ai vu qu’il avait de gros doigts, ça veut dire que sa bite est énorme.

— Euh… »

Émilie ne savait pas quoi répondre. Elle n’avait pas l’habitude de conversations avec des filles aussi vulgaires ; mais elle ne pouvait pas non plus faire semblant de ne pas avoir entendu. Quant à ce qu’elle devait répliquer, c’était une autre paire de manches… Elle n’avait jamais vu les bijoux de famille de son amoureux, mais elle se dit qu’elle devait plutôt mettre Maxime à l’honneur, et ce genre de fille grossière adorerait les exagérations.

« Oui… elle est de belle taille, c’est un vrai animal.

— J’en étais sûre, t’es une amatrice de grosse queue ! t’aimes ça quand ça te remplit la chatte, hein ? »

Émilie rougit comme une pivoine. Elle regarda Clémentine attentivement, cherchant à savoir si elle moquait d’elle, l’insultait, ou si c’était sa manière naturelle de parler. Comme elle ne voulait pas être à l’origine d’un esclandre, elle choisit de ne pas considérer ses paroles comme une provocation.

« Non, c’est juste le hasard, s’il avait eu un pénis plus petit, ça m’aurait convenu aussi.

— T’es sérieuse ? T’aimes vraiment toutes les queues ! T’es une sacrée cochonne sous tes airs de sainte nitouche. »

Toutes les filles se mirent à rire, et Émilie comprit que Clémentine cherchait à l’humilier depuis le début. Mais elle ne savait pas comment réagir, ne voulant pas tomber aussi bas et être aussi vulgaire que son ennemie.

« Et un beau mec comme lui, comment tu t’y prends pour le garder, tu le suces à fond j’espère ?

— Euh… Peut-être… je préfère pas dire… »

Il faut dire qu’elle ne l’avait jamais sucé ni couché avec. Émilie se contentait de l’embrasser et de lui laisser lui toucher les seins, voire de toucher son petit minou… Elle hésitait à aller plus loin, et Maxime s’était montré compréhensif, n’exigeant jamais rien d’elle. Tout juste avait-il demandé ce qu’elle aimait et n’aimait pas sexuellement. C’est aussi pour ça qu’elle en était amoureuse. Ce n’était pas un porc qui ne cherchait qu’à coucher. C’était quelqu’un qui avait des sentiments pour elle, et qui voulait établir une relation sur la durée…

« Pourquoi pas le dire ? Sa queue pue ? Ou il a une difformité honteuse ?

— Pas du tout ! elle n’a rien d’affreux, elle est comme toutes les autres !

— Ah très bien, si une experte en pine le dit, je la crois… »

Cette fois, Émilie s’éloigna sous une avalanche de gloussement, ne sachant plus où se mettre. Elle tomba nez à nez avec Marine qui la prit par les épaules et la conduisit jusqu’à un autre groupe de filles. Là, elles discutèrent calmement, Marine semblait sincère dans son désir de se réconcilier avec elle. Elle se montra aimable, l’interrogea à propos de ses hobbies, sa passion pour la guitare. Elle lui demanda même si elle voulait jouer un morceau avec la gratte qu’elle gardait dans un coin. Elle accepta et toutes les filles purent remarquer qu’elle était très douée. Émilie ne put s’empêcher de se vanter.

« Et je suis encore meilleure au violon.

— C’est super, Émilie, » déclara Marine avant de lui présenter un joint.

« Je fume pas…

— Ici, c’est le coin fumeuse de beuh, si t’aimes pas ça, tu peux aller retrouver Clémentine.

— Non, non… c’est bon, je vais fumer. »

Elle n’avait aucune envie d’être à nouveau prise pour cible par les propos venimeux de la jeune arabe et de ses amies. Et puis elle avait fumé une taffe, et ça ne l’avait pas transformée en droguée. Elle pouvait bien recommencer. Elle saisit le cône fumant et le porta à ses lèvres. Elle avait l’impression que toutes les filles la regardèrent quand elle tira une bouffée… Cela la fit tousser, puis l’effet du joint commença à agir sur son cerveau, c’était relaxant et elle avait besoin de ça.

« Alors Émilie, qu’est-ce que tu penses de LA DROGUE ?

— Je… c’est plutôt puissant.

— Ouais, et ça m’a valu deux semaines d’exclusion grâce à quelqu’un… Mais on ne va pas ressasser les vieilles affaires… Si on jouait à un jeu d’action ou vérité ?

— Je sais pas si c’est une bonne idée. »

Elle fut la seule à éprouver une réticence, toutes les autres filles étaient enthousiastes. Elle se résolut à participer en espérant que les questions et gages ne tombent pas sur elle.

« On est six, je vais chercher un dé. Pendant ce temps, choisissez chacune votre chiffre. Moi je prends le deux. »

À peine avait-elle proposé aux filles de sélectionner un chiffre qu’elles déclarèrent presque à l’unisson :

— Un

— Quatre

— Trois

— Cinq

Avant qu’Émilie n’ait eu le temps de réfléchir au chiffre qu’elle désirait, il ne restait plus qu’un seul choix : « Ben, six alors. »

Au bout d’une minute, Marine revint avec le dé.

« Vous êtes prêtes ?

— Ouais, crièrent les filles. » Marine jeta le dé. « Six ! » annonça-t-elle. « Ça tombe sur qui ?

— Sur moi, » répondit Émilie, presque pas surprise. Le début la soirée avait mal commencé, et que le sort s’acharne sur elle ne l’étonnait pas. Elle ignorait en revanche que si le sort allait à son encontre, il y avait une bonne raison à cela : le dé était pipé, et les probabilités qu’il tombe sur un six étaient de sept chances sur dix.

« Action ou vérité ? demanda Marine

— Vérité.

— D’accord, mais pour que ça reste drôle, je propose que l’on doive alterner vérité et action. Alors Émilie, à quand remonte ton dépucelage ?

— Je… » Émilie hésita, mais décida de jouer le jeu, elle n’aimait pas mentir déjà et pensait que la vérité était toujours préférable à la fausseté, et puis elle avait aussi des scrupules à ne pas respecter les règles du jeu.

« Je suis toujours vierge.

— Pardon ? Mais c’est pas possible…

— Si. » Émilie rougit un peu, se sentant mal à l’aise au milieu de ces filles beaucoup plus expérimentées.

— Mais tu sors avec Maxime.

— « Oui, mais… ». Émilie décida de tout expliquer. Après tout, elle n’avait pas à en avoir honte de ne pas avoir cédé aux pressions des garçons. Belle comme elle est, avec ses grandes jambes, sa poitrine gonflée à bloc et ses fesses de qui aurait pu doubler celles de Gal Galdot, elle pouvait être fière d’avoir préservé son hymen. « Il faut que je sois sûre que celui à qui je donnerais ma vertu soit sérieux.

Signaler

Fan ou Pas Fan ?

46 Points
Fan Pas Fan
Discussion Mère Fille

Discussion mère-fille

Après le poker

Après le poker