— Quoi ? Non !
— C’est “action” alors t’as pas le choix, désolé… Mais dis-toi que c’est un mal pour un bien, c’est affreux ce qu’il y a là-dessous. Si Maxime voit ça, tu resteras pucelle jusqu’à la fin de tes jours. Va dans la salle de bain, il y a tout ce qu’il faut pour que tu puisses faire un joli minois à ton minou.
— Mais…
— On va continuer à jouer pendant ce temps. Estime-toi heureuse, tu éviteras toute nouvelle vérité et action pendant ce temps.
— Je… bon d’accord.
— Et ne sois pas trop lente… j’ai une clef pour ouvrir la salle de bain de l’extérieur. Si tu n’as pas fini d’ici un quart d’heure, je la donne à un garçon pour qu’il aille t’aider à raser tout ça…
— Mais…
— Tic-toc, tic-toc… Le temps court… Mais si tu as peur de te blesser en rasant tout ça, tu préférerais peut-être que je m’en charge?
Émilie regarda Marine avec effroi… Elle n’y avait jamais pensé, mais elle avait de plus en plus l’impression que cette dernière était une lesbienne…. Une lesbienne qui avait été déjà bien trop de fois près de son con.
“Non ! je m’en occupe toute seule !”
Elle s’engouffra dans l’escalier menant à la salle de bain.
Chapitre 3 : Nouvelles humiliations
Quand Émilie ouvrit la porte et qu’elle alluma, elle se retrouva dans une salle austère au dallage blanc et propre. Après les événements intenses de la dernière demi-heure, ce calme reposant lui remit les pieds sur terre. Mais elle n’avait pas le temps de souffler, elle regarda sa montre : les aiguilles indiquaient dix-neuf heures. Elle n’avait tout au plus que dix minutes avant qu’un mec n’entre pour “l’aider” à raser la foufoune. Elle retira vite sa jupe. Elle hésita, puis dénicha un ciseau et s’ingénia à couper une grosse part de la touffe qui formait une véritable forêt. Après avoir bien débroussaillé son buisson chéri, elle chercha un rasoir. Elle commença à passer la lame, mais sa peau s’irrita instantanément. Ayant peur de se blesser sur cette zone sensible, elle fouilla les étagères de la salle de bain et tomba sur la mousse à raser du papa de Marine. Elle s’en empara et aspergea sa petite chatte d’une masse abondante de produit blanc et mou. Elle reprit le rasoir et commença à tailler au plus ras les poils qui couvraient sa fente intime. Cela passa beaucoup mieux, là où la lame passait, la mousse se retirait pour laisser apparaitre sa belle peau de nacre toute glabre. Habituée à garder son minou au chaud, elle avait l’impression de se débarrasser d’une protection, de devenir plus vulnérable. Plus gênant, elle ne parvenait pas à chasser de sa tête l’image d’actrices jouant dans des films pornographiques qui étaient toutes dépourvues de poils de chatte. Émilie rougit de se retrouver dans le même état, et elle n’osa se l’avouer, mais cela l’excita un peu…
Elle parvint à accomplir rapidement sa tâche au moment où quelqu’un fourrageait une clef dans la serrure de la salle de bain. La porte s’ouvrit sur un garçon de grande taille, sans doute un des footballeurs. Celui-ci la regarda et demanda :
“Alors, besoin d’aide pour te raser ta chatte ?
— Non, je me suis débrouillée toute seule.”
Un instant fière de n’avoir eu besoin d’aucune aide, Émilie se sentit rapidement troublée qu’un garçon sache à quoi elle employait son temps dans la salle de bain. Et encore plus embarrassé qu’il sache que sa petite foufoune était maintenant toute lisse. Elle passa devant lui en baissant le regard et descendit l’escalier. À mesure qu’elle se rapprochait du salon, elle expérimentait une sensation nouvelle, celle de sentir l’air frais s’engouffrer sous sa jupe et caresser sa chatte sans culotte ni duvet protecteur. C’est perturbée par ce délicat frisson qu’elle se retrouva devant Marine et les autres filles.
“Tu t’es rasée ? demanda brutalement Marine.
— Oui.
— Et tu as rapporté les poils comme preuve ?
— Quoi, non !
— T’es gonflée, on a bien voulu t’en laisser t’en occuper seule, mais si ça se trouve t’es resté un quart d’heure dans la salle de bain les bras ballants.
— Je jure que non !
— Moi je te crois… Mais Nolwen probablement pas. Je te propose un choix. Je passe sous ta jupe et j’inspecte ça…
— Hors de question !
— La seconde option, c’est qu’on en prenne une photo.”
Émilie n’avait aucune envie qu’une lesbienne comme Marine “inspecte” sa chatte, le choix lui parut évident.
“Allons-y pour une photo.” De toute façon, même si la photo circulait, personne ne pourrait deviner qu’il s’agissait de son minou.
Marine prit son téléphone, elle pianota dessus, puis le dirigea vers Émilie, et demanda :
“Émilie, si tu veux qu’on puisse voir ta chatte rasée, tu veux bien écarter les jambes ?
— Euh oui, bien sûr.”
Ceci fait, Marine descendit l’iPhone sous la jupe. Quand elle ressortit l’appareil, les filles s’agglutinèrent autour ; comme si voir le minou de leur camarade était un spectacle extraordinaire. Émilie se rendit compte qu’une bonne partie des filles de sa classe allaient pouvoir se gausser de son intimité. Mais le pire arriva quand Marine appuya sur un bouton et que l’écran n’afficha point une photo, mais une vidéo.
Dessus on pouvait voir le visage d’Émilie, coiffé du chapeau “Salope de la soirée”, et une voix lui demander :
“Émilie, si tu veux qu’on puisse voir ta chatte rasée, tu veux bien écarter les jambes ?”
Ce qu’elle acceptait sans protester. Puis la caméra descendait et on voyait ses jambes s’écarter. La caméra remontait en mode nocturne et on constatait que sa chatte de pucelle n’avait effectivement plus un poil.
Émilie mortifiée devant ce spectacle protesta :
“T’avais dit que tu prenais une photo !
— C’est ce que j’ai fait pourquoi ?
— C’est une vidéo !
— S’il n’y a que ça qui te gêne, pas de problème.”
Elle appuya sur quelques boutons, et Émilie reçut une notification, quand elle ouvrit son téléphone, elle vit que Marine lui avait envoyé une photo extraite de la vidéo : sa chatte nouvellement rasée.
“Alors, t’as ta photo, t’es contente ? On voit que tu t’es bien rasé en tout cas, bravo.”
Émilie était consternée, s’il n’y avait que cette photo elle serait restée anonyme. Mais sachant que Marine détenait une vidéo où l’on pouvait voir son visage, entendre sa voix cela la mit en sueur. D’autant que quelqu’un qui ignorerait les raisons qui l’avaient poussée à accepter cette vidéo pourrait penser que c’est elle qui désirait montrer son minou à ses amies filles… Qu’elle avait agi comme une vraie salope, alors qu’elle avait simplement fait preuve d’intégrité en respectant sa part du gage !
“On continue à jouer ?
— Non.”
Émilie en avait marre et sa réponse fut sèche. Elle avait l’impression que la situation devenait de plus en plus inextricable et d’autres jeux d’action ou vérité allaient probablement l’enfoncer encore plus.
“Allez, soit pas ronchonne ! Tiens la prochaine fois que le dé tombera sur mon chiffre, tu pourras me demander comme ‘action’ de supprimer la vidéo. C’est fair-play, non ?
— Euh… oui, je suppose.
— Alors, tirons le dé.
— Six !
— C’est pas étonnant, commenta Coralie. Ça fait une bonne dizaine de fois qu’on n’était pas tombé dessus. Pas de chance, c’est justement quand t’étais pas là.
— Vérité,” soupira Émilie qui ne suspecta pas une seconde un mensonge de Coralie et pensa innocemment qu’elle manquait de veine et non que le dé était truqué.
— Alors Émilie, puisque tu as choisi de dire la vérité. Je propose que tu nous dises ce que tu penses d’avoir provoqué notre exclusion, à moi et Clémentine. »
Émilie parla sans réfléchir. Pour une fois, elle n’avait pas besoin de se creuser la tête pour répondre. Elle ne songea même pas à mentir, pour elle, dire la vérité était un réflexe surtout quand elle estimait avoir raison :
« D’accord, quand j’ai averti le CPE, j’ai bien agi. Vous aviez tort de fumer au lycée. Ça nuit à vos notes et ça donne un mauvais exemple aux autres élèves, et c’est dommageable pour l’image du lycée, » dit-elle toujours en portant le chapeau « Je suis la salope de la soirée. » « Donc ton exclusion et celle de Clémentine étaient amplement méritées et j’espère que ça vous a servi de bonne leçon.
— Alors on doit te remercier, c’est ça ? demanda Marine.
— Si tu veux, » répondit Émilie prenant sa remarque au premier degré.
Marine bouillonnait de rage. Après avoir humilié Émilie de bien des manières, ayant même une vidéo dégradante de sa chatte, Marine aurait pensé que cette petite pimbêche se serait écrasée, qu’elle aurait cherché à obtenir son pardon. Au lieu de ça, elle se montrait aussi arrogante qu’à l’accoutumée. Elle éprouva un instant de l’admiration pour cette fille capable d’autant d’autosatisfaction injustifiée. Mais cet instant fut vite balayé par la colère. Elle voulait l’humilier, la dompter, la rabaisser jusqu’à ce qu’elle crie grâce à ses pieds… Mais elle se réfréna, elle ne devait pas aller trop vite…
« Ben non, j’ai pas envie de te remercier… Je suis ptêt conne, mais je trouve qu’exclure des copines, c’est pas très sympa. Tu trouves pas ?
— Euh…
— Quelle salope ouais ! » intervint Coralie. « Elle dénonce ses amies et elle en est fière.
— Ouais, alors plutôt que de dire des conneries, tu vas aller voir Clémentine et t’excuser auprès d’elle.
— Bon d’accord…
— Et tu ne reviens pas tant qu’elle ne t’a pas pardonné. C’est clair ?
— Oui. »
Émilie se rapprocha du groupe de Clémentine. Elle se demanda si elle pouvait désobéir. Car même si Marine lui avait donné un ordre, elle n’y avait associé aucune menace. Cependant elle restait inquiète, elle savait que Marine pouvait être méchante et la prudence lui dictait de ne pas se rebeller tant qu’elle était sous son toit. Quand elle arriva devant Clémentine, celle-ci lui lança un regard interrogateur.
« Tiens, Émilie. Qu’est-ce qu’tu veux ?
— Euh… je voulais te parler de ton exclusion.
— Ah oui, tu viens t’en vanter ? c’est ça ?
— Euh… non. Tout le contraire, j’ai eu tort.
— Ouais ? Et donc ? Parce que ça, je le savais déjà…
— Je m’excuse.
— Tu t’excuses ? T’es responsable de deux semaines d’exclusion, et “tu t’excuses.” C’est quoi la prochaine fois ? Tu tues ma mère et tu dis : “Désolée.” Tu cherches à me foutre en rogne ou quoi ?
— Pas du tout. Je… euh… Je n’aurais pas dû aller voir le CPE, je suis sincère.

