— Pfff… T’as tout à apprendre pour les excuses. On voit qu’t’as pas l’habitude. Toujours à te croire supérieure aux autres… Mais c’est normal de la part d’une conasse cafteuse… Alors je vais t’expliquer comment on demande pardon même quand on est une grosse pute comme toi… D’abord, tu vas me dire comment tu t’es comportée.
— Je… je n’ai pas été sympa avec toi.
— C’est clair, mais sois plus précise… Tu penserais quoi d’une personne qui a foutu ta vie en l’air et viendrait faire la fête chez toi comme si elle n’avait rien fait ?
— Elle est euh… méchante ? Hypocrite ?
— Si t’es en colère, tu traites quelqu’un de méchant toi ?
— Euh non, je dirais que… c’est une… une salope.
— Tu commences à t’approcher, continue, et parles plus fort.
— C’est une… une vraie conasse !
— Maintenant, n’oublie pas que c’est de toi qu’il s’agit. »
Émilie se racla la gorge, effrayée par ce qu’elle s’apprêtait à dire :
« Je suis une pétasse, une sale pute. Je n’aurais jamais dû te dénoncer. Je suis vraiment la pire des enfoirées, et je me suis comporté comme une pimbêche. Est-ce que tu m’excuses ?
— Non.
— Mais j’ai dit ce que tu voulais !
— T’as fait le minimum. Si tu veux présenter de vraies excuses, il faut aussi que tu montres que tu es prête à faire amende honorable.
— Comment ça ?
— Mets-toi à genoux. »
Émilie hésita, mais finit par se plier à la demande. Elle posa genoux à terre, espérant que cela suffise à racheter sa « trahison ». Clémentine se baissa aussi, pas pour s’agenouiller, mais pour retirer sa chaussure, puis sa chaussette… Elle présenta son pied nu devant Émilie et ordonna : « Maintenant, demande pardon et embrasse mon pied. »
Émilie regarda autour d’elle. Toutes les filles avaient les yeux fixés sur elles. Jusqu’à présent tout au long de la soirée, malgré les humiliations, elle n’avait pas encore dû se soumettre à une autre fille. Montrer qu’elle se considérait comme inférieure. Et l’idée que la personne à laquelle elle devait faire preuve d’allégeance était Clémentine la révoltait. Cette fille était méchante, aigrie, et elle n’avait aucune envie d’embrasser ses pieds sales. Elle se releva. Et le regretta aussitôt. Elle reçut une paire de gifles. Émilie regarda Clémentine, les yeux au bord des larmes. Celle-ci ne montra aucune pitié, au contraire elle haussa le ton :
« Remets-toi à genoux, pétasse ! Je veux sentir tes lèvres se poser sur mon pied, ta langue me lécher ! Si tu n’obéis pas, que tu n’es pas sincère dans tes excuses, je demanderai à Marine à ce qu’on te jette dehors comme une malpropre. »
Émilie n’osa pas répliquer, elle n’avait pas l’habitude qu’on utilise un tel ton avec elle… ni de recevoir des gifles pour avoir été désobéissante. Elle obéit, posa ses lèvres sur le pied couleur caramel de Clémentine et commença à l’embrasser.
Clémentine regardait de haut la pimbêche à genoux. Elle se régalait de l’humiliation qu’elle lui faisait subir. Elle bougea son pied jusqu’à introduire ses orteils dans la bouche de la lycéenne pour qu’elle les lèche. Elle vit le regard outré, mais aussi angoissé d’Émilie. Le visage sévère de Clémentine eut un effet immédiat et elle sentit la langue de la jeune fille blanche passer autour de ses doigts de pied et lui nettoyer jusque dans les creux.
Cela dura une minute avant que Clémentine ne retire son pied. Elle attendit ensuite qu’Émilie, comme une servante ou une esclave, lui repasse la chaussette au pied puis lace sa chaussure. La corvée finit, Émilie se releva, essayant de garder un minimum de dignité. Elle chercha une remarque rebelle à balancer, mais ce fut Clémentine qui parla la première :
« C’est bon, petite lécheuse de pied, tu peux dire à Marine que je te pardonne. »
Émilie se retourna, et repartit vers le groupe de Marine presque en courant, cherchant à laisser derrière elle cette humiliation grotesque. Derrière elle, elle entendit Clémentine dire aux autres filles avec satisfaction :
« Vous savez, j’étais sûre qu’elle rêvait d’être sous les pieds d’une arabe. C’est que je sais les soumettre, moi, les petites oies blanches. »
Émilie revint honteuse devant Marine :
« Clémentine m’a pardonnée.
— Oui, on a vu ça… Je t’ai jamais demandé d’aller aussi loin… Mais c’est pas plus mal, et puis il faudra que tu me rappelles que je suis en droit de recevoir le même traitement pour que tu obtiennes mon pardon. Y a des jours où je travaille d’arrache-pied… et j’aurais bien besoin qu’on en prenne soin. »
Alors que Marine la taquinait, Émilie rougissait. Elle savait qu’elle avait perdu toute sa crédibilité, que son standing était maintenant au même niveau qu’un sac d’ordure. Et c’était un choc pour elle, car elle s’était toujours considérée comme une sorte de princesse du lycée. Après tout, elle était la fille de l’adjointe du directeur, elle avait les meilleurs résultats, elle était la chouchoute des profs, ses copines elles étaient aussi parmi les plus brillantes du bahut. Et se retrouver littéralement sous les pieds de filles comme Clémentine et Marine, cela lui donnait l’envie de se pendre. Elle était perdue dans ses pensées quand elle vit Marine saisir le dé et le lancer :
« Encore un six ! Comme tu as choisi vérité au dernier lancé, ce sera forcément action cette fois.
— Mais… Je veux pas…
— Sois pas mauvaise perdante, si c’était tombé sur un autre chiffre t’aurais rien dit. Comme action, je propose voyons… quelque chose de marrant. On va échanger nos téléphones, et tu vas écrire le SMS le plus salace dont tu es capable. Et nous aussi de notre côté, si notre texto est plus lubrique que le tient, alors tu devras envoyer ce message. Si en revanche le tien est plus vicieux, alors tu as gagné et tu n’envoies rien.
— Je sais pas…
— Allez, c’est obligé que tu réussisses, c’est juste pour se marrer, ce n’est même pas un gage en fait…. Mais sinon, on peut trouver autre chose… Genre tu te rases les cheveux ou…
— Non, c’est bon, j’accepte, » répondit Émilie, encore traumatisée d’avoir perdu son duvet intime.
« Alors, allons-y, et disons qu’on a deux minutes pour écrire et pas le droit à plus de 250 caractères. »
Émilie se pencha sur son téléphone, elle manquait d’idées. Bien qu’elle soit très douée pour la rédaction, le genre érotique n’était pas de son domaine de compétence… Mais elle se savait plus intelligente que les cinq autres filles, elle n’avait pas de doute qu’elle gagnerait le duel.
Elle commença à écrire :
« Salut, j’ai un gros béguin pour toi ; j’ai trop envie d’être ta… » elle s’arrêta, se demandant s’il était vraiment nécessaire d’être aussi vulgaire ? Comme elle ne voulait pas prendre le risque de perdre, elle ajouta à regret « salope, que tu remplisses ma chatte avec ton gros membre vigoureux. Je me régale à la perspective de sucer ta queue bien bandée. Alors à bientôt ! Signé : Émilie la coquine… »
Elle était sûre que les filles n’avaient rien pu écrire de pire et elle leur montra ce message indécent très fière d’elle. En lisant sa rédaction, Coralie et Nolwenn se marrèrent et Marine la complimenta par ses mots : « On voit bien qu’il y a en toi de la graine de salope. »
Émilie poussa un soupir de soulagement, elle n’aurait pas à s’humilier en envoyant un SMS salace. Mais Marine ajouta :
« Mais t’as pas encore le niveau d’une vraie poufiasse, lis donc ça, » elle présenta le téléphone où était écrit :
« Salut, c’est Émilie la truie. Je mouille quand je pense à toi, et en ce moment je me branle en fantasmant sur ta grosse queue. Alors lundi, tu m’enculeras dans les w.c., tu me fourreras la tête dans les chiottes et tu videras tes grosses couilles pleines, je serais ta chienne. »
« Je crois moi et les copines on gagne haut la main, » déclara Marine. « Alors comme on a gagné, j’ai le droit de l’envoyer… mais à qui ? À ton papa ? »
Émilie eut une sueur froide à cette idée, comment expliquerait-elle cette vulgarité à ses parents ?
« Non, c’est pas drôle. Faut que ça reste entre nous… »
La lycéenne respira à nouveau.
« Enfin quand je dis entre nous, je veux dire dans le lycée… » Elle appuya sur un bouton et le cœur d’Émilie s’arrêta.
« À qui tu l’as envoyé ?
— Je sais pas, mais j’ai trouvé son nom amusant… » Marine montra alors l’écran du smartphone, le nom du destinataire s’affichait dessus : « Gros cul »
Émilie avait l’habitude de désigner par des surnoms les élèves dans son répertoire. Ainsi Marine était inscrite sous la dénomination « morue » et Clémentine, « couscous ». Pour « Gros Cul », il s’agissait de Luc. Et il avait effectivement un gros cul, ainsi qu’un énorme ventre, de l’acné purulente au visage, des lunettes de bigleux et des cheveux toujours gras. Émilie avait déjà failli vomir en le voyant souffler comme un porc après le sport.
L’idée que ce sac de graisse venait de recevoir un SMS aussi cochon de sa part lui donnait des sueurs froides, elle tendit la main pour récupérer son téléphone. Mais Marine était joueuse :
« Tût tût ! Si je te le redonne tu vas envoyer un SMS pour dire que tu t’es trompé de destinataire. Pour quelques heures, laisse-le croire que la bonasse du lycée le kif… »
Émilie paniquait de plus en plus. Les choses échappaient complètement à son contrôle. Mais soudainement elle sentit l’espoir renaitre en elle ; Maxime agitait le bras pour lui indiquer de venir le rejoindre. Elle était sûre de pouvoir compter sur son soutien…
Chapitre 4 : Émilie chez les garçons
Émilie vit Maxime agiter les bras pour lui indiquer de venir le rejoindre. Émilie en fut si soulagée, qu’elle se mit presque à courir pour échapper au groupe de filles et à leurs jeux. Elle se fendit tout de même d’un petit détour pour retirer son chapeau « salope de la soirée », qu’elle jeta dans une corbeille.
En s’approchant, elle trouva Maxime avec une dizaine des joueurs de l’équipe de foot. C’était des mecs musclés, grands, et qui fournissaient bien des fantasmes aux filles du lycée. Des bières à la main, ils avaient l’air relaxés, certains étaient assis dans des canapés, comme le capitaine, et d’autres debout. Ils avaient interrompu leur conversation quand elle s’était approchée. Maxime s’adressa aussitôt à elle :
« Ah, te voilà… j’espère que tu t’amuses bien, il m’a semblé que t’étais au centre des conversations, non ?

