« – Et c’est ça qui t’a fait rire ! Et t’appelle ça un flirt gentillet, toi ? J’te rappelle quand-même que t’es mariée avec moi, pas avec lui ! »
Elle rigola de nouveau :
« — Mais c’est qu’il prend ses grands airs de mari bafoué, mon beau blond ! Tu sais que t’es craquant quand t’es jaloux ? Mais faudrait pas pousser mémé dans les orties : La prochaine fois, avant de me faire la morale, tu prendras soin de ne pas répondre aux appels du pied qu’une jolie minette rousse te ferait sous la table ! »
Aie ! Elle avait vu ça !
« – Mais … euh, non, euh… pas du tout… la table était étroite, c’est tout… On s’est juste cognés par hasard. »
« — C’est ça, ouais ! » Et elle déposa un baiser furtif sur mes lèvres.
Fin du parcours en télésiège.
Fin de la discussion.
*****
Ce soir-là, nous somme rentrés plus tôt que d’habitude. Claire et Fred venaient à peine d’arriver, ils étaient encore en tenue de ski.
« — Ben ! Vous voilà déjà ! On ne vous attendait pas si tôt… » S’exclama Fred « … Chérie, c’est râpé pour le câlin en solo, tout de suite ! »
« — Voilà qui est très discret, mon amour ! » Répondit-elle amusée. « Alice et Marc sont sûrement ravis d’apprendre qu’ils contrecarrent nos projets immédiats. »
C’était en effet un peu bizarre, mais nous n’étions plus à une indiscrétion prés avec eux.
Toutefois je justifiai notre arrivée précoce :
« – Alice s’est prise pour une championne, elle a voulu se tenter le champ de bosses d’une seule traite pour finir la journée… Résultat : Une figure de style acrobatique jamais enregistrée dans les anales et un vol plané hélas non homologué au livre des records ! Bref, on a effectivement fini la journée, mais les bosses, c’est elle qui les a récoltées ! »
« – Et les bleus, surtout ! » Précisa ma femme en grimaçant, « Je suis couverte de contusions, je suis sûre que demain je vais ressembler à la Schtroumpfette ! »
Claire et Fred compatirent :
« — Ah ouais ! Pas glop, ça. Tu ne vas pas voir un médecin ? »
« – Non, faut quand-même pas exagérer, je n’ai rien de cassé. Marc va aller acheter une crème à la pharmacie et ça ira. »
Fred reprit alors :
« — Mais au fait ! On a ça nous ! Pas besoin d’aller à la pharmacie : On savait qu’on risquait ce genre de truc alors on a prévu quelque chose pour les coups. C’est un baume à base d’huile essentielle d’immortelle, tu vas voir c’est miraculeux ! Si tu veux, on te laisse la place pour passer en première à la douche et après, je te fais un massage avec ça. Qu’est ce que tu en penses ? »
« – Oh je veux bien essayer, si c’est aussi efficace que tu le dis. »
D’un air surpris, j’interrogeai Fred :
« — Tu sais faire les massages, toi ? »
« – Oh, pas vraiment, je ne suis pas kiné, mais j’ai déjà un peu pratiqué à l’occasion, sur Claire… Mais si tu préfère le faire toi-même avec Alice, je te laisse le tube, y a pas de problème, après-tout, c’est ta femme. »
C’était ce que je voulais entendre, toutefois, je n’ai pas pris la balle au bond :
« — Non-non, je n’y connais rien, je te laisse faire si t’as plus d’expérience, ce sera peut-être plus efficace. Mais je regarderai comment tu pratiques, comme ça je prendrai des leçons pour une prochaine fois. »
Voilà mon gars ! Tu croyais que tu allais pouvoir en profiter pour peloter ma femme à ta guise, mais je veillerai au grain !
Claire n’avait rien dit, mais n’avait pas perdu une miette de notre échange. Son sourire en coin m’approuvait silencieusement.
Lorsqu’Alice sortit de la salle de bain, Fred lui donna ses consignes :
« — Tu t’installes sur votre lit, on y sera plus à l’aise ? Tu mets une serviette de bain sous toi et tu gardes juste une culotte, OK ? Pendant que tu te prépares, je passe rapidement sous la douche, comme ça, ce sera fait. »
Il ressortit cinq minutes plus tard, en caleçon et T-shirt. Ce n’était pas une tenue très réglementaire pour faire un massage, mais bon, je n’ai pas relevé.
Alice l’attendait allongée sur le ventre, comme il l’avait demandé, habillée du minimum syndical : Une petite culotte blanche assez sexy. Elle aurait peut-être pu trouver quelque chose de plus neutre, mais là non plus, je n’ai rien dit, de toute façon, le simple fait de la voir étendue comme ça, quasiment nue, aurait donné le tournis à plus d’un homme normalement constitué.
Fred s’installa à genoux, à ses côtés et versa une bonne dose de crème incolore dans sa paume, puis la réchauffa dans ses mains avant de l’étendre sur le dos d’Alice.
Il lui tartina tout le dos puis commença à faire pénétrer la préparation par un massage appliqué.
Bien qu’un peu septique au début, je dus vite admettre qu’il était plutôt doué pour ça. Il avait une manière visiblement efficace de faire aller et venir ses mains ointes d’huile sur le dos de mon épouse.
Celle-ci était d’ailleurs totalement d’accord avec mon jugement, car elle ne tarda pas à manifester son contentement par des soupirs et des gémissements d’aise :
« — Oh ! Qu’est-ce que ça fait du bien ! … Mmmm ! Qu’est ce que c’est bon ! … Oh oui, là ça fait mal ! … Ah oui, comme ça c’est bien !… » Je vous en passe et des meilleures.
Pour ma part, je restais à côté, adossé au mur, j’observais d’un œil attentif.
De temps en temps, Claire venait jeter un regard, sans doute alertée par des bruits qui rappelaient plus une union charnelle qu’un massage entre amis.
Fred concentrait son action sur les omoplates et les lombaires, ce qui ne l’empêchait pas de temps à autre de laisser ses mains s’égarer beaucoup plus bas et je vis le bout de ses doigts passer parfois sous la lisière de la petite culotte de ma femme.
C’est à l’occasion d’un de ces passages « border line » qu’Alice s’exclama soudain :
« – Ah oui, là, ça fait mal ! »
« — Ici, là ? » Il venait d’appuyer sur le haut de fesses.
« — Aïe ! Oui c’est ça ! »
« – Ah, là, c’est le coccyx, je comprends, c’est en général très douloureux…Tu as dû tomber dessus… Attends, je vais essayer d’arranger ça… »
Il reprit un peu de baume et baissa franco la culotte d’Alice jusqu’à mi-fesses.
Pas gêné, le mec !
Mais ma femme ne protesta pas, au contraire, elle miaula de bonheur lorsqu’il lui massa cette région que depuis bien longtemps, elle n’avait montré qu’à moi.
Que pouvais-je bien dire ?
Rien, bien-sûr !
Comme je m’apercevais qu’il n’y avait rien à reprocher à Fred et qu’Alice semblait tirer un confort indéniable de ses manipulations, je me suis finalement éclipsé pour aller aider Claire à la préparation du repas.
« — Il a des talents cachés, ton homme ! »
« — Oh oui ! Si tu savais tout… »
« – Euh non, je ne tiens pas à savoir tout. »
Elle s’esclaffa.
Je l’ai donc assisté dans sa cuisine tout en gardant une oreille attentive sur ce qui se passait dans la chambre.
À un moment, j’entendis :
« — Ah oui ! C’est mieux comme ça ! C’est booon ! »
Je me suis précipité à la porte de la chambre pour voir Fred qui était maintenant à califourchon sur ma femme.
Claire qui m’avait suivi s’exclama :
« — Ben faut pas se gêner ! C’est indispensable cette position ? »
« – T’inquiète, chérie, c’est pas indispensable, mais c’est mieux : C’est plus confortable pour moi et ça équilibre mes passes. »
Je voulais bien croire que c’était plus confortable : Il était carrément assis sur les fesses d’Alice !
Et elle lui manifesta son soutient :
« — C’est vrai, c’est beaucoup mieux… Oh oui, comme ça,… là oui,… c’est bien,… ici, encore… »
Incroyable ! Sous nos yeux, ils étaient en train de nous offrir un simulacre de copulation sans que nous puissions arguer quoi que ce soit sous peine de paraître aussitôt rabat-joie et infondément jaloux.
Du grand art !
Et pour être honnête, je commençais à trouver assez bandant le fait de voir ma femme quasiment nue, se faire caresser par cet homme positionné sur ses fesses.
Troublante et dérangeante constatation.
Par contre, si c’était bandant pour moi, ça l’était d’autant plus pour lui et il ne cherchait pas vraiment à cacher une imposante bosse qui lui déformait le caleçon et que l’on pouvait apercevoir malgré le T-shirt rabattu par-dessus.
Et j’imaginais que lorsqu’il s’étendait pour atteindre les omoplates et le cou d’Alice, celle-ci devait bien sentir une évidente raideur glisser contre ses reins.
Jouait-elle encore à cet instant au chat et à la souris ?
J’aurais aimé en être certain.
Claire et moi nous sommes retournés dans la cuisine. Nous nous rendions bien compte que ces deux là faisaient ça autant pour s’allumer l’un l’autre que pour exacerber notre jalousie latente.
Il valait mieux ne pas entrer dans leur jeu.
De toute façon, ils n’allaient quand-même pas baiser là, sous nos yeux !
Cela ne m’empêcha pas de revenir à plusieurs reprises voir comment cela évoluait, on ne savait jamais…
La fois suivante, Fred était descendu entre les jambes d’Alice et il lui pelotait allègrement le cul après avoir fini de baisser sa culotte jusqu’en bas des fesses.
Avant que je puisse dire quelque chose, il me coupa :
« — Elle a un sacré bleu sur la fesse, regarde ! »
Je me suis avancé, il avait raison… bien-sûr.
Toutefois, je n’allais pas le laisser mater à loisir le petit trou (voire plus) de ma femme au détour d’une fesse fort à propos écartée.
Je suis resté présent jusqu’à ce qu’il finisse cette portion et qu’il lui réenfile correctement sa culotte avant de passer à la suite.
Lorsqu’il s’attaqua aux jambes, je retournai avec Claire, une alléchante tourte aux gésiers et poireaux se profilait à l’horizon de notre dîner.
(Bien que compte-tenu de ce que je venais de voir, mon épouse semblait plus adepte de la tarte à l’oignon !)
Quand je suis revenu, Alice avait changé de position et était maintenant allongée sur le dos, une serviette posée sur sa poitrine.
Au point où ils en étaient, cette protection pudique était-elle vraiment nécessaire ?
D’autant qu’en massant les cuisses de sa patiente, il bénéficiait d’une vue sur son entrejambe qui aurait satisfait le plus aguerri des voyeurs.
En effet, le fin tissus blanc redessinait fidèlement ce qu’il était sensé masquer, du relief du magnifique mont de Vénus jusqu’à celui de ses lèvres intimes.
À sa place, je ne me serais pas privé de m‘en régaler, notamment lorsque pour les besoins du massage, il fallait lui écarter les cuisses.

