Dangereux direz-vous !
Certes, mais la suite me donna raison.
Ils s’étaient remis dans leur position initiale, Fred dans le dos d’Alice.
Mais cette fois, il avait les deux mains libres et il en profita pour enserrer étroitement sa partenaire, un bras sous les côtes, l’autre sur son ventre.
Alice fermait les yeux, souriait et laissait sa tête dodeliner dans le cou de Fred.
De mon côté, ma main était remontée le long du dos de Claire et après avoir un court moment flatté ses épaules délicates, elle avait plongé dans l’abondante chevelure rousse.
Claire laissa échapper un petit grognement d’approbation quand je me mis à lui masser le cuir chevelu.
Je la regardai alors. Elle aussi fermait les yeux sous la caresse.
J’admirai longuement son profil parfait, un peu ému de provoquer une telle réaction chez cette superbe femme.
Lorsque je visai à nouveau le couple de danseurs, les choses avaient pas mal évolué.
Claire n’avait toujours pas rouvert les yeux, mais ses joues s’étaient empourprées, car Fred était devenu beaucoup plus entreprenant : Le bras initialement posé sous les côtes était nettement remonté si bien qu’il passait juste sous le sein droit et que sa main empaumait franchement la totalité du sein gauche de ma femme, le pressant avec délicatesse à travers la soie moirée.
Quant à son autre main, elle était par-contre bien descendue et elle effectuait un mouvement de va-et-vient appuyé au niveau du bas ventre d’Alice qui accusait quelques tressaillements lorsque les longs doigts disparaissaient plus loin entre ses cuisses.
Le tout, accompagné d’un frottement de bassin sans équivoque contre la croupe de sa cavalière, montrait nettement les intentions de mon « ami » qui s’était visiblement fait dépasser par les évènements et perdait rapidement toute notion de bienséance.
Puis, d’un geste vif, il fit passer ses doigts sous le bas de la nuisette pour rapidement remonter par-dessous, mais avant qu’il ait pu lui glisser la main dans la culotte, Alice se dégagea habilement de son étreinte et le repoussa.
Elle se retourna, lui colla un smac appuyé sur les lèvres et avec un air triomphateur, elle s’en retourna vers nous, abandonnant ainsi son cavalier perdu et déconfit au milieu de la pièce avec une impressionnante proue de navire qui lui déformait le caleçon.
Alice se pencha vers moi et m’octroya un baiser fougueux.
Elle se redressa ensuite et passa derrière nous en caressant mon bras qui allait jusqu’à la tête de Claire et que je n’avais pas eu la présence d’esprit de retirer.
Arrivée sur ma main, elle maintint la sienne dessus, s’assit de l’autre côté de Claire et attira celle-ci pour l’embrasser à pleine bouche.
Elle était absolument déchaînée !
Je ne sais pas si c’était le vin ou l’essence d’immortelle ou la combinaison des deux, mais je ne la reconnaissais plus. J’avais l’impression qu’elle tenait à allumer tout être humain passant à sa portée.
Heureusement qu’on n’était pas au stade de France !
Après un court moment de visible désappointement, la nature positive de Fred reprit le dessus et il nous rejoignit à table pour terminer la dernière bouteille, sans paraître gêné par sa conduite pour le moins cavalière.
La conversation continua comme si de rien n’était, même si les phrases se faisaient de plus en plus approximatives et les mots de moins en moins intelligibles.
Les filles gloussaient de plus belle et l’on voyait bien que leurs fous-rires n’avaient plus vraiment de réelles justifications. Elles étaient tout simplement pompettes et s’amusaient d’un rien.
Toutefois, au bout d’un moment, Fred proposa que l’on aille se coucher.
Au vu de ce qui venait de se passer, j’imaginais bien que la température avait du mal à descendre et qu’il n’attendait qu’une chose : Se retrouver au lit avec sa femme pour lui faire sa fête.
Évidemment, les filles n’étaient pas dupes et elles échangèrent un sourire entendu avant de pouffer comme des collégiennes en chaleur.
Avec des gestes rendus erratiques par l’alcoolémie, Fred et moi avons poussé les meubles et entrepris de déplier le clic-clac pendant que les filles débarrassaient la table et échangeant moult messes basses ponctuer de rires de petites sottes.
La nuit allait être chaude !
*****
Après un passage éclair par la case toilette, j’étais allongé tout nu dans le lit, les mains derrière la nuque, attendant Alice en tentant vainement de stopper l’impression de tangage qui m’envahissait par moment.
Mais mon épouse se faisait attendre.
Après avoir traîné dans la cuisine, les deux filles tardaient maintenant dans la salle de bain d’où j’entendais leurs éclats de rire.
Mais qu’est-ce qu’elles foutaient donc ?
Enfin, alors que je fermais les yeux pour voir si ça estompait le roulis, la lumière de la chambre fut éteinte.
En ouvrant les yeux, je vis son ombre fermer la porte. Mais elle la laissa entrebâillée.
Je m’étonnai en chuchotant :
« — Pourquoi tu ne fermes pas totalement ? Vu comment t’as allumé le pauvre Fred, la jolie rouquine va vite se faire sauter dessus et en prendre plein la cage à miel ! Pour le coup, si ça reste ouvert, on va être aux premières loges pour les vocalises ! »
Elle émit un petit gloussement aigu, mais ne ferma pas plus. Elle se déshabilla, glissa sous les couvertures et colla sa peau fraîche contre moi, passant une de ses jambes entre les miennes.
Un frisson me parcouru et je grognai un soupir de contentement. Le premier d’une longue série.
J’aime beaucoup donner du plaisir à ma femme lors de longs préliminaires au cours desquels mes mains et ma bouche stimulent les multiples zones érogènes de ma partenaire afin de l’amener au bord du précipice du désir.
Mais Alice savait que j’appréciais aussi particulièrement la réciproque : Me laisser papouiller sans rien faire.
Et alors que j’avais toujours les mains derrière la nuque, elle commença à me couvrir le torse de petits baisers tandis que ses mains semblaient me découvrir du bout des doigts.
Que c’était bon !
Elle me suça intensément un téton et déjà, je lâchai un râle de plaisir.
Très vite, ses baisers descendirent vers le sud tandis que ses doigts partaient à la découverte de mes jambes, en faisant toutefois un détour pour ne pas approcher de trop prés la seule zone érogène digne de ce nom chez un mâle.
Divine torture.
« – C’est que tu m’as l’air bien excitée toi aussi, petit coquine, il t’a fait un sacré effet, le beau brun ! »
Un petit rire étouffé me répondit.
« — Je suis sûr que tu as dû bien sentir sa queue entre tes reins, tout-à-l’heure. »
Elle approuva d’un « — Hmm Hmm » amusé.
« — Je suis certain qu’à un moment tu en as eu envie ! »
Autre « — Hmm Hmm », plus gourmand.
Je m’en doutais, mais son demi-aveu me troubla.
Certes, on se « testait » parfois, pour rire, mais là, elle était sincère, c’était évident. Elle avait sérieusement envisagé de baiser avec cet homme.
Mais le pire, c’est qu’au lieu de me refroidir, cette constatation m’excita encore plus.
Et alors que sa bouche se rapprochait dangereusement de mon bas ventre, je sentis mon petit oiseau prendre forme et sortir du nid frisé sur lequel il reposait.
Elle remonta sa main le long de ma cuisse, effleura mes testicules, y provoquant une tension épidermique soudaine, puis posa délicatement le bout de ses doigts sur mon sexe en cours de gonflement.
Je retins à peine un gémissement de plaisir quand je sentis ses ongles courir tout le long de ma tige.
Je n’avais pas remarqué qu’elle s’était laissée pousser les ongles aussi longs, mais c’était excellent !
Puis elle l’empoigna plus fermement et lui imprima un lent mouvement de va-et-vient afin de parachever son expansion.
Trop bien !
Je n’attendais plus qu’une chose, elle le savait, mais elle fit durer l’attente de manière odieuse.
Je sentais son souffle sur mon gland. Je sentais ses narines renifler mon odeur.
J’essayais de tendre mon bassin pour provoquer la rencontre, mais rien ni faisait, elle s’éloignait juste assez pour ne pas le toucher : La bougresse me faisait languir, la salope me faisait souffrir !
Mais je ne voulais pas céder en la suppliant de mes mains de me prendre en bouche.
Je la laissais garder le contrôle.
De l’autre côté de la porte, j’entendais les grognements de Fred qui m’incitaient à penser qu’ils en étaient au même stade que nous.
J’étais prés à parier que les deux coquines s’étaient concertées pour nous offrir en parallèle la même prestation.
Non seulement la même prestation, mais aussi au même moment, c’était pour ça qu’elle n’avait pas voulu fermer la porte, c’était pour surveiller les progressions de l’autre couple.
Complètement allumées, ces nanas !
Et lorsqu’on entendit :
« — Oh oui, bébé ! C’est bon ! Continue ! »
Alice mit soudain fin à mon supplice.
Je sentis le bout de sa langue entrer en contact avec ma verge et moi aussi je lâchai un « Aaaah » de satisfaction.
Elle remonta très lentement avant de redescendre… puis de remonter et puis encore une fois…
À chaque remontée, sa langue se faisait plus large, plus appliquée.
Puis, elle remonta plus haut qu’avant pour aller caresser le pourtour de ma corolle gorgée de sang.
Alors seulement, je sentis enfin ses lèvres se refermer autour de mon gland turgescent.
Elle me goba avec une avidité étonnante.
Une formidable pression m’enveloppa immédiatement le bout et je crus qu’elle allait me le mordre.
Démoniaque !
Elle me suça alors avec une dextérité peu commune et je pressentis qu’à se rythme, je n’allais pas résister très longtemps.
Surtout que la caresse de ses cheveux sur mon ventre et mes cuisses ajoutaient à mon plaisir, décuplant les sensations.
D’ailleurs, une idée traversa mon esprit embrumé : Je n’avais plus ressenti cette caresse de papillon depuis quelque temps, depuis qu’Alice avait décidé de se faire couper les cheveux en carré mi-long.
Alors, autant par souci de vérification que pour inciter ma femme à continuer son œuvre divine, mes mains quittèrent ma nuque pour aller se poser sur la petite tête qui s’activait à hauteur de mon bassin.
Mais mes doigts ne rencontrèrent pas les habituelles boucles soyeuses auxquels ils étaient habitués.
Ils plongèrent dans une masse de cheveux lisses et lourds, des cheveux qu’il me semblait avoir déjà caressés dans la soirée…

