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Rencontres au Ski

Alors que je regardais ses pieds se tordre de plaisir, je n’ai pas vu tout de suite que Claire avait ouvert les yeux.

Fred me tournait le dos et Claire, assise sur ses cuisses, me faisait face. Je voyais ses longues jambes repliées derrière les fesses de son homme et ses bras passés autour de son cou.

Ondulant lascivement du bassin, elle fermait les yeux et ouvrait la bouche d’où sortaient à intervalles réguliers des petites plaintes retenues.

Cela me fit un effet bœuf !

Entendre un autre couple faire l’amour, c’est une chose, mais les voir faire, là à deux mètres de moi…ouah !

Mon caleçon me parut soudain très étroit.

Je ne voyais finalement pas grand chose, pas de sein, pas de sexe, pas de fesses, mais cela suffisait pour me filer une trique d’enfer.

Alors que je regardais ses pieds se tordre de plaisir, je n’ai pas vu tout de suite que Claire avait ouvert les yeux.

Lorsque je m’en suis aperçu, elle regardait dans ma direction.

Je me suis vivement projeté en arrière.

Elle m’avait vu ! Je ne savais ni comment ni pourquoi, mais elle m’avait vu. J’en avais la certitude.

Mon cœur battait la chamade. Allait-elle crier au voyeur ? Au pervers ?

J’attendis quelques secondes, mais aucun autre son que celui de leur plaisir ne me parvint.

Je me penchais alors de nouveau, peut-être avais-je rêvé.

Elle se mit à sourire. Un sourire malicieux. Un sourire démoniaque.

Elle me regardait dans les yeux, un regard émeraude d’une profondeur insondable.

Ce sourire et ce regard me disaient :

« — Regarde comme je suis belle ! Regarde comme je fais bien l’amour ! Regarde comme je donne du plaisir à mon homme ! »

Je compris qu’elle n’aurait jamais crié au scandale.

Elle était contente que je les observe. Ça l’excitait peut-être.

Alors, démasqué, je me suis un peu avancé à découvert.

Elle remarqua la bosse qui déformait mon caleçon et son sourire s’élargit encore.

Ça l’excitait, c’était évident : Elle accéléra ses mouvements ondulatoires et sa bouche s’ouvrit en grand sur un long cri d’extase.

Bon sang ! Elle allait jouir comme ça, devant moi, en me regardant droit dans les yeux.

C’en était trop pour moi.

Je me suis éclipsé avant d’inonder mon calbut.

Je suis retourné dans la chambre et j’ai jeté les draps au bas du lit.

Alice dormait toujours, à plat ventre. Son petit cul arrogant me faisait de l’œil.

Je lui ai écarté les jambes et me suis installé entre.

J’ai lubrifié mon bout à la salive et je l’ai présenté devant la petite fente endormie.

Je suis entré en elle sans problème.

Ma femme est de celles qui ne disent jamais non pour une séance coquine.

Elle aime ce genre de réveil où, pas encore sortie des bras de Morphée, ronronnante et gémissante, elle sent mon désir la pénétrer doucement.

Mais là, je n’avais pas envie de douceur. J’avais juste besoin de libérer la terrible tension que j’avais en moi.

Je sais, c’était égoïste, peu chevaleresque et ça ne me ressemblait pas, mais à ce moment là, je men foutais éperdument.

Je l’ai pénétrée d’un coup. Elle s’est réveillée en sursaut dans un cri mêlant stupeur et plaisir.

J’ai recommencé, elle ne m’a pas rejeté, elle ne s’est pas défilée. Elle a juste enfoui son visage dans l’oreiller pour assourdir son deuxième cri.

Collé contre elle, j’ai continué, inexorablement, cognant mon pubis contre ses fesses contractées. À chaque fois, Alice accueillait mon entrée d’un long gémissement d’approbation.

Je n’ai pas entendu Fred et Claire exprimer leur jouissance : A ce moment-là, nos cris étaient les plus forts.

Jamais nous n’avions fait l’amour aussi sauvagement, mais l’expérience ne fut pas sans enseignements.

Je ne soupçonnais que pas ma femme apprécie une telle brutalité dans le rapport sexuel, elle qui vantait souvent les mérites de la douceur et de la sensualité.

Point trop n’en fallait et je supposais que c’était là l’exception qui confirmait la règle, mais alors qu’Alice hurlait dans son oreiller et que moi j’ahanais derrière, comme un buffle en rut, je me promis d’éclaircir l’affaire : Ma femme changeait.

Après avoir lâché mes dernières forces dans un ultime coup de reins, un dernier rugissement de fauve, je me suis écroulé sur son dos et je suis resté longtemps comme ça, mon sexe toujours niché en elle.

Tentant péniblement de reprendre haleine, le visage comprimé contre l’oreiller, elle hoquetait :

« – T’es cinglé, t’es un vrai cinglé ! »

Je l’embrassai dans la nuque.

Quelque chose me disait qu’elle avait particulièrement aimé le Marc cinglé !

*****

Nous avons fait notre apparition dans la salle commune une demi-heure plus tard.

Pour une fois, nous avions échangés les rôles : C’était maintenant nous les amants extravertis et rétrospectivement un peu honteux de s’être donnés en spectacle sonore.

Mais Fred et Claire surent nous mettre à l’aise : Alors que je m’installait à table, Fred m’adressa muettement un pouce levé admiratif tandis que les filles restées prés du plan de travail avaient repris leur petite cachoteries murmurantes ponctuées de petits rires gourmands.

D’ailleurs, à y réfléchir et en regardant tout autour de moi, je ne voyais aucune raison d’être gêné par la présence de nos colocs : Eux ne l’étaient aucunement.

En effet, alors que lors des trois premiers jours, nous nous étions astreints à ranger toutes nos affaires dès le lever pour ne pas exposer notre intimité à nos compagnons d’infortune, eux ne s’étaient visiblement pas souciés de cette préoccupation :

Leurs affaires déballées trainaient partout dans le salon : Le clic-clac n’était pas redressé mais juste poussé dans un coin, les draps en bataille laissaient entrevoir une partie de la carte géographique dont m’avait parlé Alice, leurs habits de la veille s’étalaient sur les deux fauteuils, sans parler du soutien gorge de Claire pendu négligemment au coin d’une chaise et sa culotte abandonnée au pied du lit (ce qui me laissait à penser qu’elle n’en portait pas sous son long T-shirt qui lui servait de nuisette).

Oui, on pouvait dire qu’ils se foutaient royalement de notre avis sur eux.

Avec tout ça, nous nous étions levés plus tard que d’habitude, nous n’avons donc pas tardé pour nous préparer et partir, ce qui a abrégé le petit déjeuner en commun.

Tant mieux parce qu’avec ce qui s’était passé pendant la nuit et au petit matin, je ne savais plus trop comment me comporter vis-à-vis de Claire.

Et cela semblait énormément l’amuser.

*****

De nouveau, nous nous sommes séparés sur les pistes, toutefois, les filles avaient proposé que l’on mange ensemble au restaurant d’altitude, le midi.

Décidément, on ne se quittait plus.

Si bien qu’à la mi-journée, nous nous sommes retrouvés autour d’une somptueuse tartiflette maison arrosée d’un petit vin de Savoie sans prétention, mais qui régalait les papilles.

Alice et Claire semblaient être devenues les meilleures amies du monde et n’arrêtaient pas de papoter gaiement.

Mais les gars n’étaient pas en reste.

A la fin du repas, Alice annonça :

« — Faut que j’aille faire pipi ! » Et elle disparut vers les toilettes.

Trente secondes plus tard, Fred l’imitait.

Une fois seuls, Claire me regarda en souriant :

« – Décidément, on est faits pour les tête à tête. »

« — En effet ! »

« — Vous avez l’air de bien vous entendre toi et Fred. »

Manifestement, elle ne tenait pas trop à laisser la conversation glisser sur un terrain trop intime.

Cela me convenait parfaitement.

« — Oui, assez. On est d’accord sur beaucoup de choses. Et toi, avec Alice, on croirait presque des copines d’enfance ! »

« — C’est vrai que je ne suis pas forcément d’une nature très liante, mais là, ça a accroché très rapidement ! Ça serait bien si on pouvait rester en contact, après. »

« — Pourquoi pas ? Bien-sûr, ce serait sympa ! Mais il reste encore trois jours de vacances, ne pensons pas trop vite à l’après… Carpe Diem ! »

« — Tu as raison. »

Nous avons discuté quelques minutes en attendant nos conjoints.

Cela commençait d’ailleurs à faire long. Que foutaient-ils donc ?

Ils revinrent ensemble en échangeant un bon mot qui les fit rire.

Claire me dit :

« — Regarde-moi ces deux là. On ne les connaîtrait pas on pourrait légitimement se demander s’ils n’ont pas profité de l’isolement pour accomplir quelqu’acte inavouable ! »

Elle n’avait pas tort : Bras dessus bras dessous, ils affichaient une complicité radieuse, presque insolente.

Ils flirtaient, c’était évident. Mais ce flirt était-il resté innocent ?

That was the question !

En tout cas, Claire m’avait mis une sacrée puce à l’oreille.

Il fallait que je tire ça au clair et vite.

J’avais beau ne pas être d’un naturel jaloux, je n’allais quand-même pas laisser un autre gars, fut-il sympathique, se taper ma femme sous mes yeux sans réagir.

De retour sur un télésiège, je décidai de battre le fer tant qu’il était chaud :

« — Dis-moi, chérie… »

« — Oui ? »

« – Vous aviez l’air très proche toi et Fred, tout à l’heure… ton petit jeu de séduction ne t’aurait-il pas un peu échappé ? »

« – Comment-ça ? Que veux-tu dire ? »

« – Et bien, à force de jouer au chat et à la souris, la souris ne se serait-elle pas faite bouffer par le chat ? »

« — Quoi ? J’arrive pas à te suivre, là. Tu peux pas être plus clair ? »

« — En d’autres mots : A force d’allumer Fred, j’ai un peu l’impression que tu t’es fais prendre à ton propre jeu et que de la séduction, tu es passée à l’action. »

« — Allons bon ! Qu’est ce qui te fait croire ça ? »

« – Et bien, en sortant des toilettes, vous sembliez très proches toi et Fred… extrêmement proches, pour dire vrai… trop proches pour être honnêtes. »

« — Ooh ! je vois ! Tu penses que tous les deux on a… crac-crac dans les chiottes et qu’après on est revenus ni vus ni connus, s’asseoir avec vous ? »

« — Par exemple… vous ne seriez pas les premiers à qui ça arrive. »

Elle éclata de rire

« — Mon pauvre vieux ! Tu te fais de ces films ! C’est la parano de Claire qui déteint sur toi ou quoi ? »

« — Alors il ne s’est rien passé ? »

« – Rien, je t’assure… » Me répondit-elle d’un ton moqueur, « … si je devais faire ça, je choisirais un autre endroit que des toilettes sordides qui puent l’urine ! J’te promets ! »

Cet aveu n’avait pourtant rien de rassurant : Elle avait envisagé la chose. C’était déjà beaucoup !

« — Donc il ne s’est rien passé ce midi et tu ne flirtes pas avec Fred ? »

« – Ah, mais j’ai pas dis ça ! Je le trouve toujours aussi mignon et ça m’amuse énormément de lui faire monter la température… mais ça reste un flirt gentillet, ne n’inquiète pas… et si tu veux tout savoir, il s’est bel et bien passé quelque chose aux toilettes ce midi : En sortant, il m’a franchement mis la main au cul : Pour m’inciter à sortir plus vite, en toute camaraderie ! »

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