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Rencontres au Ski

Alors que je regardais ses pieds se tordre de plaisir, je n’ai pas vu tout de suite que Claire avait ouvert les yeux.

« – Ou alors c’était le jour programmé pour rendez-vous mensuel et malgré les circonstances, il n’était pas question de déroger à la règle ! »

Nous avons pouffé de rire sous la couette, amusés par notre médisance.

Mais de l’autre côté de la cloison, pour l’instant, on s’en moquait bien.

Les gémissements de madame se faisaient de plus en plus intenses et elle ne semblait pas du tout se préoccuper de savoir si elle pouvait être entendue, par nous ou par les voisins.

On pouvait presque suivre, seconde par seconde, la montée de son plaisir.

C’est une expérience toujours troublante d’entendre un autre couple faire l’amour de l’autre côté du mur.

Une incursion soudaine et involontaire dans leur intimité la plus secrète.

C’est à la fois gênant et excitant de découvrir comment des personnes dont on ne connait que l’aspect social extérieur expriment leur plaisir lorsqu’ils pensent ne pas être entendus.

Et là, nous étions aux premières loges.

Ça n’avait rien à voir avec un film porno : Pas de grands cris orgasmiques, pas de gémissements artificiels, pas de plaisir simulé, pas de « Oh oui ! Mets-la moi bien profond, ta grosse tuuuut ! ».

Le ton, l’intensité des petits cris et des couinements que nous entendions laissaient supposer que la dame ne simulait pas du tout son ascension vers le septième ciel.

Cela faisait vraiment bizarre d’imaginer la belle, mais froide rouquine, juste là, à quatre ou cinq mètres, les jambes écartées, en train de se faire ardemment tamponner le coquillard par son homme.

Et manifestement, monsieur n’était pas si épuisé par le voyage, car cela dura assez longtemps et se termina par un cri plus fort et plus aigu trahissant que Claire avait connu là, à quelques mètres de nous, un bien bel orgasme.

Allongés côte à côte dans le silence revenu, nous n’avons rien dit, Alice et moi.

Malgré le sommeil envahissant, ce divertissement sonore avait réveillé mes sens et une érection naissante me chatouillait le bas ventre. Il me démangeait d’imiter nos voisins de chambre.

Pourtant, la fatigue fut la plus forte et je me suis endormi sans m’en rendre compte.

DIMANCHE

Nous dormons toujours totalement nus, Alice et moi. Quelle que soit la température extérieure.

Au bout de dix minutes sous la couette, je ne supporte plus le moindre caleçon ou T-shirt.

La plus petite paire de chaussette me donne des suées.

Ma femme est comme moi, à une exception prés : Lorsqu’il fait vraiment très froid, elle garde ses chaussettes, car comme toutes les femmes, elle a les pieds gelés et si ses glaçons viennent à se frotter contre moi je fais alors des bonds dans le lit.

On ne peut pas dire qu’il faisait froid dans l’appartement.

Ces logements collectifs sont toujours surchauffés.

Si bien que le petit matin du dimanche nous vit lentement émerger d’un sommeil réparateur sur notre lit d’appoint, les draps baissés jusqu’à la taille afin de compenser la chaleur ambiante.

Comme à la maison, mes premiers mouvements furent de tendre la main vers ma compagne et de délicieusement commencer la journée en caressant son ventre doux et plat puis en remontant doucement vers ses deux globes charnus et biens remplis.

Je ne me lasse jamais de parcourir leur douce et tiède rotondité de ma paume. Il n’y a pas meilleure manière de commencer la journée !

Ceux-ci réagirent vite à ma caresse, car je sentis la chair de poule se saisir de leur extrémité et les tétons sensibles s’érigèrent sous mon titillement plus ciblé.

Seulement, j’avais oublié que nous n’étions pas à la maison.

Et alors que ma main repassait sous la couette à la découverte d’un mont de Vénus encore endormi je fus alerté par le sentiment d’une présence dans la pièce.

J’ouvris les yeux et relevai la tête. Frédéric était là, en caleçon, torse nu, debout à trois mètres de nous.

Sur le chemin des toilettes, il avait dû s’arrêter devant notre tableau rendu visible par le jour passant à travers les rideaux.

Depuis combien de temps était-il là, à mater les seins de ma femme ?

Je lançai un « Hé ! » indigné tandis que réalisant sa présence, Alice émit un cri perçant et s’empressa de se remonter la couverture jusqu’au cou.

Pas du tout déstabilisé, il leva la main et nous dit :

« — Hello vous deux ! Ne vous gênez surtout pas pour moi, c’était très joli ! »

Et il s’enferma dans les toilettes.

Aline me regarda, mi-outrée mi-amusée : « — Il est gonflé celui-là ! C’est à lui d’être gêné ! Il pourrait frapper avant d’entrer, quand-même ! »

« – Le problème, c’est qu’on a pas de porte. Et qu’ils sont obligés de passer par là pour aller aux WC. »

« — Ben ça promet ! »

Alice n’est pas spécialement pudique, en règle générale. Elle ne se refuse pas un petit topless de temps en temps, l’été, pour le plus grand bonheur des nos voisins de plage qui ne manquent pas de remarquer ses beaux seins bien pleins et plantés haut.

C’est pour cela qu’elle ne se formalisa pas trop de l’indiscrétion de notre coloc, mais en général, elle préférait décider du moment où elle dévoilait une partie de ses charmes.

Lorsqu’il ressortit, Frédéric nous lança en passant :

« — Allez les jeunes ! Faut se levez tôt si on veut profiter à fond de la neige ! »

Puis il entra dans la salle d’eau et une minute plus tard, on entendit le bruit de la douche.

Il n’avait pas tort : Si nous voulions profiter au maximum de notre séjour, il ne fallait pas trainasser au lit. Mais voilà un des inconvénients de la colocation : On est toujours dépendant du rythme de vie des autres.

Lorsqu’il revint, habillé d’un T-shirt et d’un pantalon de sport, nous avions replié notre lit et, encore en pyjama pour moi et en nuisette pour Alice, nous préparions le petit déjeuner.

Nous n’avions pas encore aperçu Claire.

Compte tenu du récital qu’elle nous avait proposé la veille, je me demandais qu’elle attitude elle aurait ce matin.

Allait-elle abandonner son air butté ? Serait-elle gênée ?

Tandis que celle-ci était à sa douche, nous avons mangé tous les trois, avec son mari qui arborait son air jovial apparemment habituel.

Tout en devisant sur ce que nous comptions faire de notre journée, je remarquais que les yeux de Frédéric déviaient très régulièrement sur la poitrine de mon épouse dont ont pouvait deviner le relief fidèlement retranscrit par le fin tissu de sa nuisette.

Je commençais à penser que ce mec était un mateur professionnel et que l’épisode du matin ne devait pas grand chose au hasard : Il s’était arrangé pour entrer dans notre « chambre » en faisant le moins de bruit possible et en espérant y voir quelque chose d’alléchant.

Je pense qu’il n’avait pas dû être déçu.

Et je ne pouvais décemment pas lui en tenir grief : Alice est très mignonne et je comprends les hommes dont les regards suivent ses courbes aguicheuses. Je me sens même parfois flatté par cet hommage muet à ma compagne en réalisant que c’est moi que ce petit canon a décidé d’inviter dans son lit et dans sa vie.

Par ailleurs, en bon mâle qui se respecte, je ne peux pas toujours résister, moi non-plus, à l’examen plus approfondi d’une paire de jolies fesses, d’une silhouette prometteuse, d’une poitrine pigeonnante ou de jambes dénudées. Alors…

Nous avions fini de petit-déjeuner et Claire n’était toujours pas sortie.

Bon sang, non seulement, elle tirait une tronche d’enterrement, mais si en plus elle monopolisait la salle d’eau pendant une heure tous les matins, elle allait rapidement me courir sur les nerfs, celle-là.

Lorsque je l’entendis ouvrir la porte et crier : « La salle de bain est libre ! » J’ai pris mes affaires de toilette et je me suis précipité pour bien lui faire comprendre que l’on attendait après elle.

Mais elle n’était pas encore sortie.

Alors que je m’apprêtai à entrer dans la petite pièce, je restai figé de surprise :

Les cheveux encore mouillés, elle n’avait en tout et pour tout sur elle qu’une petite serviette éponge nouée sur la poitrine et qui descendait juste suffisamment pour cacher l’essentiel.

Elle tourna la tête vers moi et me dit avec un sourire éclatant :

« — Bonjour Marc, Bien dormi ? »

Puis elle est passée devant moi sans que je puisse lui répondre autre chose que : « — Gremelempfft… »

Bouche béante, yeux écarquillés, comme un grand benêt, je l’ai suivi du regard, hypnotisé.

De dos, c’était encore pire : La serviette n’était pas assez large pour masquer la naissance de ses petites fesses.

Elle a ouvert la porte de sa chambre et en refermant derrière elle, elle m’a fait un petit signe de la main avec un sourire en coin.

Je suis resté encore quelques secondes immobile face à la porte fermée, le souvenir de ses longues jambes nues encore imprimé sur mes rétines.

Je restai longtemps songeur en me rasant devant le miroir.

Je ne sais pas ce qui m’avait le plus stupéfait : Sa tenue à réveiller les volcans d’Auvergne ou bien son spectaculaire revirement d’attitude.

À croire que ce n’était plus la même personne depuis la veille.

D’ailleurs, Alice était d’accord avec moi.

Alors que nos « nouveaux amis » étaient partis et que nous nous préparions à en faire autant, elle me dit :

« — Dis donc, la Claire, le moins que l’on puisse dire c’est que ça lui a fait sacrément du bien de se faire siphonner la tuyauterie !

Elle est parfois très poétique, ma femme !

*****

Quel bonheur ce fut de retourner sur les pistes.

La neige était parfaite, le soleil au rendez-vous.

Sans les interminables queues aux remonte-pentes, ça aurait était parfait !

Nous avons vite retrouvé nos sensations de glisse, la vitesse grisante, l’air vif qui pique la peau, la neige qui crisse sous les spatules et bien sûr des paysages à couper le souffle.

Le domaine avait peu changé et nous avons eu l’agréable impression de nous retrouver cinq ans en arrière, à l’heure et dans le cadre de nos premiers émois.

Magique !

Bien entendu, nous n’avons pas cherché à rejoindre Frédéric et Claire sur les pistes.

Partager un logement avec eux nous suffisait grandement.

Le domaine était même assez étendu pour que nous ne les rencontrions pas de la journée.

Le soir, nous sommes rentrés à l’appartement, fourbus mais heureux de notre journée.

Ils étaient déjà là. Installés à l’aise et fraichement douchés.

D’ailleurs, après les efforts, nous n’aspirions nous aussi qu’à prendre une bonne douche réparatrice.

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