Mais non, ce n’était pas possible…
Mais pourtant si…
Les cheveux de…
« — CLAIRE ? ! »
Par réflexe, je voulus m’écarter et me redresser, mais je ne pus bouger, car elle me tenait fermement par la queue.
Elle émit un petit gloussement jubilatoire.
Au même moment, on entendit de l’autre côté :
« — Mais ! Oh putain ! OH PUTAIN ! … Marco ! J’crois que ta femme s’est trompée de lit ! » Me lança Fred dans une exclamation à la fois surprise, mais aussi exaltée.
« — MMM ! Ah oui ? Ben… Euh… J’crois bien que la tienne aussi ! Mais j’suis pas sûr qu’elles se soient trompées… »
…
« — Sans blague ! Et je parie qu’elle joue du biniou ! Purée ! Elles nous ont bien eus, les garces ! Elles ont bien préparé leur coup ! »
On entendit les rires des deux fieffées coquines.
« — Ouais… Aaaah ! »
Claire ne voulait visiblement pas que nous commentions plus que cela notre découverte, elle venait de me pomper violemment le dard, me coupant toute envie de faire autre chose que de me concentrer sur ses manipulations talentueuses.
Je mis quelques instants à m’en remettre.
C’était totalement bizarre.
J’avais beau maintenant savoir que c’était Claire qui s’activait sur mon sexe, je ne la voyais pas et j’avais du mal à concevoir que ce n’était pas Alice et qu’Alice était elle-même en train de prodiguer exactement les mêmes soins au profit de son coloc, celui qu’elle avait allumé pendant toute la soirée.
Déconcertant, mais aussi absolument jouissif !
Et alors que la bouche de Claire émettait des bruits de succion de plus en plus prononcés, ses cheveux me fouettant le bas ventre, je sentis la sève monter rapidement depuis mes entrailles.
Elle dut le pressentir, elle s’arrêta un moment, juste pour me chuchoter : « — Jouis dans ma bouche ! »
C’était demandé si gentiment…
Je me suis lâché, un jet puissant a inondé sa gorge chaude tandis que je râlais de plaisir.
Au même moment, un grondement sourd s’échappa du salon.
Synchrones jusqu’au bout !
Mais le parallèle ne perdura pas plus loin.
Alors qu’un entendait plus aucun bruit filtrer du salon, Claire ne me laissa que peu de répit.
Après avoir léché la dernière goute laiteuse qui tentait de lui échapper, elle remonta et se mit aussitôt à califourchon sur mon visage.
« — A ton tour : Bois-moi ! »
« Bois-moi », « mange-moi », avec Alice j’avais eu maintes fois l’occasion de visiter le pays des merveilles, mais avec Claire, j’entrevoyais d’autres contrées inexplorées, de nouveaux délices à savourer.
De fait, « bois-moi » était le bon terme.
La petite chatte qu’elle me présentait sous le nez était inondée. A tel point qu’elle dégoulinait à l’intérieur de ses cuisses. Je les sentais trempées contre mes joues.
Cet échange lui faisait un effet du tonnerre !
Dardant ma langue, je léchai tout doucement le bord de ses lèvres ouvertes. Elle frémit et poussa un petit gémissement d’approbation.
Déjà, je récoltai une abondante liqueur au parfum subtil, indéniablement différent de celle d’Alice.
Puis j’attrapais ses petites fesses super fermes dans mes mains et attirai sa vulve palpitante contre ma bouche.
Alors je laissai ma langue la fouiller, entrer au plus profond de son antre humide puis ressortir pour souligner le dessin délicat de sa rose ouverte.
Comme elle m’avait fait languir, je prenais garde d’éviter son petit bouton de plaisir.
Elle ondulait sur ma bouche avec de profonds soupirs qui m’indiquaient que la dame aimait ma manière de procéder.
Lorsque je saisis son clito entre ma lèvre supérieure et ma langue, elle hulula et je sentis ses cuisses se crisper.
J’ai longuement continué, je me suis abreuvé à sa fontaine, je me suis barbouillé de sa cyprine, c’était délicieux.
Elle s’écrasait littéralement sa douce chatte sur ma bouche, en voulant toujours plus, toujours plus fort.
Mes mains parcouraient le bas de son dos et s’attardaient évidemment sur la courbe diabolique de ses fesses, jusqu’entre ses cuisses.
Puisqu’elle en voulait toujours plus, je fis courir mes doigts enduits de cyprine le long de sa petite raie et j’allai titiller sa petite rondelle.
Elle ronronna.
Fort de cet encouragement, j’introduisis rapidement un puis deux doigts dans son méat.
Elle couina.
Et lorsque mes doigts furent totalement introduits, deux ou trois allers-retours furent suffisants pour précipiter son basculement.
Ses cuisses furent secouées de spasmes violents et elle cria bruyamment son plaisir tout en m’aspergeant d’une nouvelle bonne dose de fluide intime.
Elle s’est ensuite lentement écroulée, son ventre a glissé contre mon torse, sa poitrine s’est pressée contre mon visage avant de trop vite disparaître plus bas, puis ses cheveux ont enveloppé les miens et nos bouches se sont enfin rencontrées.
Nous avons échangé un interminable premier baiser passionné.
Elle avait mon goût dans sa bouche, j’avais son goût dans la mienne, le mélange fut exquis.
Entre-temps, de l’autre côté de la cloison, les hostilités avaient repris.
Et hostilités était presque le mot juste.
En effet, sans doute rapidement ranimé par la preuve sonore que sa femme prenait son pied sous mes caresses, Fred était visiblement déterminé à faire payer en une fois à Alice toutes ces tentations séductrices qu’elle lui avait fait subir depuis le début de la semaine et qui avaient connu leur apogée dans la soirée.
Pour ce faire, déterminé à faire sentir à la dame à quel point elle lui avait échauffé les sens et le bas ventre, il ne semblait pas s’être encombré de fioritures et il avait pris d’assaut mon épouse.
Très vite, les vagissements étranglés qui nous parvinrent démontraient que celle-ci appréciait particulièrement ce traitement typiquement masculin.
Ce dont je ne doutais plus depuis notre chevauchée vécue le matin même.
Quelle étonnante expérience que d’entendre sa propre femme faire aussi sauvagement l’amour avec un autre que soi en y prenant un plaisir si évident !
Les baisers de Claire et les cris d’Alice eurent tôt fait de me rallumer la flamme.
Je fis rouler ma partenaire sur le dos et la couvris de mon corps.
Quittant sa bouche, mes lèvres sont descendues dans son cou puis sur sa poitrine.
Je suçais avidement des tétons dressés pour moi. Ses seins étaient plutôt petits, mais ils étaient fermes et doux sous mes paumes, sucrés sous ma langue. Ils me rappelaient ma première conquête féminine, enfin… la première qui m’avait autorisé à passer mes mains sous son T-shirt.
Claire répondait vivement à mes sollicitations, je sentais son corps nerveux tressaillir sous mes caresses.
Les présentations avaient été faites, il ne restait plus qu’à passer aux choses sérieuses.
De mes genoux, je lui ai écarté les cuisses. Elle n’a opposé aucune résistance.
Sans que j’aie besoin de le guider, mon membre viril trouva tout seul le chemin qui lui était dévolu.
Je l’ai pénétrée en douceur, sans à-coups, elle a gémi jusqu’à ce que j’arrive tout au fond d’elle.
C’était formidable !
Elle m’a enlacé de ses longs bras, ses jambes se sont refermées sur les miennes, soudées l’un à l’autre, l’un dans l’autre, nous nous sommes envolés.
Ce fut extraordinaire.
Extraordinaire et étrange.
Tandis que j’allais et venais lentement entre les cuisses de Claire, savourant chaque intromission dans son fourreau nerveux, je l’entendais pousser les mêmes petits cris que nous avions entendus les nuits précédentes et en même temps, j’entendais de l’autre côté les habituels cris de mon épouse.
En l’absence de support visuel et avec ces seuls témoignages sonores, une sorte de syndrome schizophrénique s’emparait de moi : Plutôt que d’admettre que j’avais changé de partenaire, j’avais l’impression surnaturelle d’avoir changé de corps : J’étais dans celui de Fred et Fred avait pris le mien.
Bizarre n’est-ce pas ?
Peut-être était-ce aussi une manière de me faire admettre que pour la première fois, je brisais le serment de fidélité fait à ma femme quelques années auparavant.
Certes, la réciproque était vraie et simultanée : En même temps que je couchais avec une autre femme, elle couchait avec un autre homme. Il n’y avait donc pas tromperie ni d’un côté ni de l’autre, ça s’appelait tout simplement de l’échangisme.
Toutefois, ce n’était pas prévu dans le contrat initial et le caractère un peu tabou me perturbait.
Enfin, pas tant que ça !
Si les plus raisonnables de mes neurones avaient un peu de mal à faire la mise au net sur ce qui m’arrivait, la grande majorité s’était mise en stand-by et se contentait de se goinfrer de l’afflux d’endorphine que mon activité du moment produisait en grande quantité.
En bref : Arrête de penser, mon gars, baise et profite !
Alors j’ai profité. Longtemps et longuement.
Claire était une maîtresse exceptionnelle.
Pas meilleure qu’Alice, mais différente, avec ces petits plus de la nouveauté, de la découverte et de la transgression.
Elle était insatiable, son orgasme était un raz de marée qui emporte tout sur son passage.
Le premier me chavira.
Il ne fut pas le seul de la nuit.
Je peux dire sans trop me tromper qu’il y eut peu de moments dans la nuit pendant lesquels aucune plainte, aucun gémissement, aucun rugissement ne s’éleva de notre appartement.
C’est peut-être pour cela que les voisins nous regardèrent d’un sale œil le lendemain.
JEUDI
Je me suis fait réveiller par un rayon de soleil qui passait à travers les volets et m’arrivait juste sur l’œil.
À voir l’angle de ce rayon à entendre les bruits extérieurs, il me parut évident que la matinée était déjà bien avancée et que nous ne serions pas les premiers sur les pistes, cette fois.
Le souvenir de la nuit de folie me revint et je me tournai vers la jeune femme endormie à côté de moi.
Ce n’était pas un rêve : C’était bien Claire qui était allongée sur le dos, un bras passé derrière sa tête, une main sur son ventre.
Les draps avaient depuis longtemps été chassés de notre couche.
Pour la première fois, j’eus tout le loisir de contempler sa parfaite nudité.
C’est toujours bizarre de découvrir au petit matin un corps que l’on a aimé et pétri à l’aveuglette pendant toute une nuit.
Elle était comme dans mon souvenir (certes assez frais) : Splendide.
Posé sur l’écrin désordonné de sa chevelure cuivrée, son visage endormi reflétait une évidente plénitude interne, ses petits seins arrogants parsemés de taches de rousseur et son ventre plat se soulevaient doucement au rythme lent de sa respiration sereine.

