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Rencontres au Ski

Alors que je regardais ses pieds se tordre de plaisir, je n’ai pas vu tout de suite que Claire avait ouvert les yeux.

Avec elle, c’est toujours moi qui ai le dernier mot… Et ce mot, c’est : « D’accord »

*****

Nous avons retrouvé Fred et Claire au bas d’une piste et nous avons fait ensemble la queue dans la file d’attente pour un autre télésiège.

Commentant avec emphase nos dernières descentes.

Pressés comme des citrons, on ne pouvait pas progresser comme nous voulions dans cette file, si bien qu’au moment où notre tour vint de monter sur le siège suspendu, Fred et Alice se sont retrouvés devant Claire et moi.

Il était trop tard pour faire machine arrière et ma femme dut s’installer aux côtés de Fred pendant que nous devions attendre le suivant.

« — C’est pas grave ! On se retrouve en haut ! » Nous lança Alice.

Oui, c’est sûr, ce n’était pas grave, mais en attendant, je devais passer un bon quart d’heure en tête-à-tête avec Claire, sans trop savoir quoi lui dire.

L’évolution de la situation dans l’appartement me rendait nerveux et mal à l’aise vis-à-vis de cette beauté dont je ne savais que penser.

Les premières minutes d’ascension se firent donc en silence, aucun de nous deux ne semblant vouloir prendre la conversation à son compte.

A l’inverse, à cinquante mètres devant nous, nos conjoints étaient visiblement plongés dans une discussion animée. Par moments, j’entendais même les éclats de rire de ma femme.

Fred avait passé un bras protecteur dans son dos et elle semblait s’être rapprochée de lui.

J’ai déjà dit que nous aimions bien jouer à ce petit jeu du chat et de la souris, mais là, je trouvais qu’elle en faisait un peu beaucoup.

Constatant sans doute la même chose que moi, Claire me dit :

« — Ils ont l’air de bien s’entendre. »

« — C’est le moins qu’on puisse dire » Répondis-je un peu grognon.

« – Ne t’en fais pas, il fait tout ça pour moi. »

« — Comment ça ? »

« — Il en rajoute exprès ! C’est pour me tester. »

Je la regardai intrigué :

« — J’ai peur de ne pas bien comprendre. »

Elle sembla hésiter puis lâcha :

« — En fait… j’ai un passé de possessivité extrême, de jalousie maladive. »

« — Ah ? Un passé ? »

« — Oui-oui ! C’est fini. J’ai suivi une thérapie… »

« — Ça se guérit ? Je ne savais pas. »

« — Disons plutôt que ça se soigne… Ça va beaucoup mieux maintenant… j’accepte qu’il parle à une autre femme sans lui sauter aussitôt à la gorge. »

« — Ah oui ! En effet, c’est beaucoup mieux ! »

« – Mais il me teste souvent… et là… il a trouvé une belle opportunité de vérifier mes progrès… Elle est très mignonne, ta femme. »

« — Pour sûr ! Et ça ne t’embête pas qu’il continue pendant les vacances et malgré ta « rédemption » ? »

« – Si, un peu… mais si je lui tape une scène, il va croire que je fais une rechute… alors cette fois, j’ai décidé de lui montrer que moi aussi je peu m’amuser à ce petit jeu… » Me dit-elle avec un clin d’œil complice et en m’adressant un sourire charmeur.

Bon sang !

Dans quel micmac j’étais fourré :

Alice provoquait Fred, Fred testait Claire qui, en retour, m’allumait sous les yeux d’Alice qui n’était pas dupe.

Waouh !

J’avais bien peur de ne plus maîtriser du tout ce super jeu dans lequel on sait plus qui est le chat et qui fait la souris !

Heureusement, nous arrivions à destination.

J’allais pouvoir mettre un terme à mes réflexions aussi vertigineuses que le paysage.

Nous avons retrouvé Alice et Fred qui nous attendaient avec le sourire en regardant la splendide vue sur la chaine des Alpes.

Claire et son mari partirent sur une piste rouge tandis qu’une terrible noire au nom évocateur nous défiait : Le trou du diable.

Mais avant, je questionnais ma femme :

« – Alors, vous aviez l’air de bien rigoler, tous les deux ! »

« — Ouais, il est marrant. »

« — Y a pas eu de main baladeuse, cette fois, »

« – Oh tu sais, avec la combinaison, je n’ai pas pu sentir grand chose. »

Ça ne répondait pas à ma question.

Ou plutôt si : Ça y répondait parfaitement…

Alice démarra.

« – Allez hop ! Le premier arrivé en baaaaaas ! ! ! »

*****

Encore une fois, nous sommes rentrés à la tombée de la nuit, encore plus fourbus que les autres jours.

Les pistes de l’après-midi avaient été particulièrement piégeuses et contraignantes.

Mais, après tout, nous étions là pour ça.

Nous nous doutions bien que, comme d’habitude, nos colocs seraient arrivés avant nous. Ce à quoi nous ne nous attendions par contre pas, c’était à entendre les cris de plaisir de Claire dés en entrant dans l’appartement.

Ils avaient manifestement décidé de profiter de leur solitude provisoire pour se lancer dans un gros câlin sans témoins. Du moins… jusqu’à ce moment là.

Alice grogna :

« – Eh bé ! Heureusement qu’ils ont fermé la porte de la chambre, sinon on aurait eu droit au son et à l’image, cette fois ! »

« — Bah ! Ça ne m’aurait pas déplu, moi ! »

« — M’étonne pas de toi, vieux pervers ! »

« – Pervers, OK, mais vieux, faut quand-même pas exagérer, je n’ai que 30 ans ! … Bon, qu’est-ce qu’on fait, on revient dans dix minutes, le temps de les laisser finir ? »

« — Certainement pas ! On est aussi chez nous ! Tant-pis si ça les dérange ! » Rétorqua ma femme qui s’installa dans l’appartement sans prendre soin de se faire discrète.

De toute façon, à entendre les exclamations qui filtraient de la porte, les débats étaient bien engagés et nous ne risquions pas de les gêner.

De fait, quelques instants plus tard, la « messe » était dite.

Ils sortirent peu après, l’un derrière l’autre, habillés de leur classique tenue d’intérieur tandis que nous rangions nos affaires.

« – Excusez-nous, on ne vous a pas entendu arriver. » Dit Fred d’une voix gênée.

« — Ça ne m’étonne pas… ! » Rétorqua Alice avec un grand sourire « … vous aviez l’air très occupés ! »

« – Euuh oui… » Fit Claire en baissant les yeux, « … on voulait profiter une dernière fois de la chambre. »

« — C’est tout naturel ! »

Etonné, je regardais ma femme.

Leur air faussement contrit l’amusait apparemment beaucoup et elle avait soudain mis de côté sa première réaction de mauvaise humeur.

Je l’entendis même demander tout bas à Claire qui s’était rapprochée d’elle :

« — Ca avait l’air pas mal ! »

La jeune femme opina vigoureusement du chef, sans ajouter de commentaire.

Deux vraies copines, celles-là !

Claire avait encore les cheveux mouillés. C’était visiblement la douche qui leur avait donné des envies.

Et bien moi, ça me donnait des envies de douche !

Je laissais les trois compères et m’enfermai dans la petite pièce d’eau.

Aussitôt, je remarquai une inhabituelle tâche de couleur :

Emportée par l’imminence de galipettes prometteuses, Claire avait oublié ses sous-vêtements sur le rebord du lavabo.

Comme tout homme digne de ce nom, je ne pouvais pas ne pas porter un intérêt particulier à ces petits morceaux d’étoffe réservés normalement à la seule vue de son légitime époux.

J’étais seul dans la pièce, mais j’hésitais pourtant à toucher la parure féminine.

Un peu gauche et honteux, je ne pus cependant m’empêcher de m’emparer du soutien-gorge.

En lycra rouge et noir, avec de fines dentelles sur les bords, ce ne semblait pas être l’accessoire idéal pour pratiquer une activité sportive, mais bon, c’était son choix.

Presque par réflexe, je jetai un œil sur l’étiquette : 85 B, je l’aurais parié !

Avec ça dans mes mains, je m’imaginais aisément les charmants petits seins qui devaient s’y nicher confortablement.

Et que dire de la petite culotte assortie abandonnée négligemment à côté !

Elle était aussi légère qu’une plume.

Là aussi, je remarquai rapidement la taille (36), mais aussi… quelques traces blanches parsemant le fond doublé.

Je ne suis pas spécialement un fétichiste des sous-vêtements (même si, comme je l’ai déjà dit, j’aime en voir de bien faits sur de jolies formes), mais là, je ne sais pas ce qui m’a pris : J’ai soudain fourré mon nez dans la petite culotte de Claire et j’ai respiré doucement et longuement ses odeurs intimes, ses odeurs de femme.

Un vrai malade !

Au bout de quelques minutes, réalisant l’incongruité de mon acte, j’ai reposé les deux morceaux de lingerie et je les ai pliés correctement, un peu déboussolé, troublé par le vertige qui m’avait saisi.

L’eau chaude allait me faire le plus grand bien !

Après la douche, j’étais en train de me raser lorsqu’on toqua à la porte.

La voix de Claire me parvint :

« — J’ai oublié quelque chose ! Je peux entrer ? »

Une serviette sur les fesses, j’ai déverrouillé.

Elle est entrée non sans un regard appuyé sur mon torse glabre et bien formé.

« – Excuse-moi de te déranger, beau blond, mais j’ai oubl… Ah ! Les voilà ! »

Elle s’empara prestement de ses sous-vêtements et fit volte-face.

« – Merci de me les avoir pliés ! » Me lança-t-elle d’un air mutin en fermant la porte.

Grillé !

*****

En mon absence, les filles avaient fait équipe pour organiser et effectuer le changement de piaule prévu depuis le début : Échange standard du linge de lit et transfert des affaires.

Une équipe performante, car, en sortant de la salle de bain, je pus directement investir la chambre privative qui allait, je l’espérais, enfin nous assurer une intimité plus conséquente.

Alice était en train de finir d’installer nos petites affaires, mais elle s’interrompit :

« — Pouah ! J’aère parce que ça sent le fauve ici ! » Dit-elle en ouvrant la fenêtre sans se préoccuper de ma semi-nudité.

« – Pas étonnant, vu ce qu’on a entendu tout à l’heure. »

Elle émit un petit rire.

« — Et encore ! Toi, tu n’as pas eu à aider Claire à défaire ses draps et tu n’as donc pas eu droit à la vue directe sur la carte de l’Europe dessinée avec les frontières, les fleuves et tout et tout ! »

« — Charmant ! »

« – Bah c’est la vie, mon brave monsieur ! Faut croire que Fred est très « productif. »

Oui, l’intimité entre nos deux couples ne cessait de se resserrer…

Elle faillit même se resserrer encore plus lorsque vint le moment de nous coucher.

Après un repas vite expédié, j’avais profité de la chambre à part pour être déjà sous la couette alors que les filles papotaient encore dans le coin cuisine.

Puis Claire dit :

« — Bon ! Il est tard ! Je vais me brosser les dents et au lit !

J’entendis Alice et Fred échanger quelques mots puis Claire sortit de la salle de bain.

Mais au lieu de repartir vers le salon, elle entra directement en face, dans la chambre.

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