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Rencontres au Ski

Alors que je regardais ses pieds se tordre de plaisir, je n’ai pas vu tout de suite que Claire avait ouvert les yeux.

Après avoir évité de justesse quelques chutes de débutant, je dus me rendre à l’évidence : Ça n’allait pas. Je ne pouvais plus continuer comme ça, je ne tenais plus sur mes jambes.

Je fis part de mon désarroi à mes coéquipiers.

Alice me touche le front.

« — Hé ! Mais, c’est vrai, tu es brûlant de fièvre ! Tu vas devoir consulter, on rentre ! »

« — Non-non ! J’ai juste besoin d’une aspirine et de m’allonger un moment. Toi reste ici avec Fred et Claire, je ne voudrais pas te priver de trois heures de ski juste pour me regarder dormir ! »

« — Tu es sûr ? » Me demanda-t-elle avec un regard inquiet.

« — Mais oui ! Amuse-toi avec eux. Moi, j’ai juste besoin d’un peu de repos et ce soir je pète la forme. »

Un sourire espiègle s’afficha alors sur le visage de ma femme.

« — Ah ouais, c’est ça ! Tu veux de préserver pour la jolie Claire ce soir ! » dit-elle amuser « Allez ! Vas-y beau gosse, va te reposer et garde des forces pour ta nuit. »

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle assumait vachement bien notre nouveau statut d’échangistes.

On s’est embrassé et j’ai continué la descente tout seul en laissant Alice remonter vers les cimes en compagnie de Claire et Fred.

Plus je descendais et plus mon état empirait.

Arrivé à l’appartement, j’ai juste eu la force de me déshabiller après avoir avalé un médoc en grimaçant.

Je me suis écroulé comme une masse et endormi sur le champ.

******

Plusieurs heures s’étaient écoulées, mais il me semblait que cela ne faisait que cinq minutes que je dormais lorsque je fus réveillé par les rires des filles dans le couloir.

Après avoir bruyamment entreposé leur matériel dans le casier extérieur, ils sont rentrés tous les trois avec des « Chuuut !! », mais c’était trop tard.

Alice est entrée dans la chambre et a vu que je ne dormais pas (ou plus).

« – Alors mon roudoudou, ça va mieux ? »

« — Pas vraiment. »

Entendant ma voix, Fred s’est encadré dans la porte :

« – Alors, le grand malade ! Faut préparer la boîte en sapin, ou bien ? »

J’esquissai un sourire faiblard :

« – Non, pas encore le pied dans la tombe, mais il va falloir faire sans moi ce soir. »

« — Oh. Dommage ! »

À voir comment il tenait ma femme par les épaules, j’imaginais que l’après-midi avait contribué à un rapprochement toujours plus étroit et que le « dommage » n’était que pur rhétorique.

Alors qu’il était déjà reparti « préparer un bon café chaud », Alice s’assit à côté de moi et plaqua sa main glacée sur mon front.

« — C’est vrai que t’es encore chaud. Tu as pris des cachets ? »

« – Oui, mais je veux bien une autre dose. »

« — OK, je t’amène ça. »

En fait, c’est Claire qui m’apporta mon remède.

Elle aussi s’assit au bord de mon lit et posa sa main sur mon front.

« — Alors qu’est-ce qui se passe ? J’espère que ce n’est pas moi qui t’ai mis dans cet état ! »

« – Non-non, t’inquiète ! Ça m’arrive de temps en temps : Une poussée de fièvre de quelques heures et après, ça repart. »

« — Ah oui ? Et là, que dit le thermomètre ? »

« – J’sais pas, je n’ai pas pris ma température… »

Mais à voir son petit sourire en coin, ce n’était pas de ce thermomètre-là qu’elle parlait.

Effectivement, je sentis presque aussitôt une petite main très fraîche se glisser sous les draps et arriver sur mon entrejambe. Elle resta y jouer quelques instants.

L’importante différence de température entre ses doigts et mon sexe était à la fois délicieuse et douloureuse.

Finalement, faute de réaction favorable, elle abandonna :

« — En effet, c’était plus en forme la nuit dernière… je te laisse te reposer. »

Elle me posa un bécot sur les lèvres et repartit en fermant la porte-derrière elle.

Je suis peu à peu retombé dans un sommeil comateux. Un sommeil haché, entrecoupé de rares périodes de lucidité pendant lesquelles je percevais les bruits de l’appartement et je suivais de manière indirecte le déroulement habituel de nos soirées : café, période de repos, douches, préparation du repas…

De temps à autre, l’un d’eux (surtout les filles) passait une tête dans la chambre pour prendre de mes nouvelles ou pour voir si je dormais.

Ils m’invitèrent à les rejoindre pour le repas, mais je n’en avais aucune envie et j’en étais bien incapable.

Ils mangèrent donc tous les trois et j’entendais leurs éclats de voix et leurs rires.

Visiblement, mon absence ne les chagrinait pas trop et ils avaient bien raison.

Ensuite je les ai entendu jouer à un jeu de société avec des questions, genre Trivial Poursuit ou quelque chose du genre.

Plus la soirée avançait, plus les rires se faisaient nombreux. Ils s’amusaient apparemment beaucoup.

Évidemment, ils avaient fini par agrémenter leur jeu de gages plus ou moins graveleux si bien que j’entendis bientôt les filles crier :

« — À poil ! À poil ! Ouuhh ! »

Ah ! Fred avait perdu.

Mais c’était sûrement un jeu à qui perd gagne…

*****

Plus tard, à entendre leur remue-ménage, j’avais l’impression qu’ils jouaient à se faire peur ou à se courir après.

De fait, la porte de la chambre s’ouvrit à toute volée et deux furies s’engouffrèrent dans la chambre en poussant des cris stridents. Elles sautèrent sur le lit et se cachèrent sous les couvertures, une à ma droite, l’autre à ma gauche. Je n’avais pas eu le temps de voir qui était qui, mais ce que je savais, c’était qu’elles n’étaient guère vêtues : Je sentais des jambes nues, des bras nus et des poitrines libres se presser contre mon corps brûlant.

Fred arriva quelques secondes plus tard. Sous les draps, les deux gamines gloussaient.

« — Oh non, les Filles ! C’est pas du jeu ! Et puis c’est pas sympa pour le pauvre Marc ! »

« — Oh ! Pauvre chou ! » Minaudèrent les deux coquines.

C’était vrai, c’était pas sympa. Mais bien agréable quand même.

Surtout que les filles, pour me consoler, se mirent à me couvrir de baisers et je sentis quatre mains curieuses me tâter l’anatomie en s’attardant parfois sur quelques endroits bien sensibles.

Elles étaient excitées comme des puces !

Après quelques instants de ce manège, elles se relevèrent et repartirent vers le salon.

« — Si le cœur t’en dit, rejoins-nous ! »

Au passage, Fred donna à chacune une claque au derrière qu’elles accueillirent d’un petit cri de surprise.

J’en connaissais un qui allait être foutrement occupé cette nuit…

Dix minutes plus tard, Alice revint et après un bisou, elle me demanda, essoufflée :

« — Ca ne va toujours pas mieux ? »

« — Pas vraiment… »

« — Ça ne te dérange pas que je me joigne à Fred et Claire, cette nuit ? Comme ça, tu seras plus tranquille. »

Après ce qui s’était passé la nuit précédente, elle n’avait pas vraiment besoin de mon autorisation pour aller faire des galipettes avec nos amis. Toutefois, le prétexte de me laisser tranquille était franchement bidon.

Depuis un petit moment, je me doutais bien que ça allait finir comme ça et je savais que je ne pouvais rien y faire.

Je n’allais pas jouer le rabat-joie, même si la frustration de ne pas pouvoir participer aux prometteuses libations me tenaillait un peu.

Mais, à leur place, j’aurais fait la même chose…

Peu à peu, les éclats de voix se raréfièrent, les clameurs s’estompèrent, signe évident que les trois compères avaient abandonné les débordements festifs pour des activités plus intimistes.

Lorsqu’un silence éloquent s’installa, je compris que les choses sérieuses avaient débuté.

Et lorsque l’on ne voit pas, lorsque l’on entend plus, on imagine…

J’imaginais les deux filles associées pour flatter la virilité de Fred dans un long échange buccal, je me représentais trois corps enlacés, pressés les uns contre les autres, puis Fred remerciant à sa façon les deux jeunes femmes, tour à tour, l’une après l’autre.

Bien sûr, j’aurais pu me lever et aller mater, j’en avais parfaitement le droit.

Mais même ça, je ne m’en sentais pas la force, c’est vous dire le piètre état dans lequel je me trouvais.

Et puis, regarder sans pouvoir participer c’est encore plus frustrant.

En fait, le retour du silence me permit de retourner peu à peu dans les vapeurs enfiévrées et ce, malgré la certitude que les trois autres vivaient une autre sorte de fièvre, de l’autre côté de la cloison.

Lorsque je me suis réveillé, un temps indéterminé plus tard, le silence n’était plus total. Il avait laissé place à des gémissements de plaisir.

De qui provenaient-ils ? Je pensais que c’était Alice, mais je n’en étais pas certain.

Je me sentais un peu mieux et une envie pressante (et oui, encore une !) me força à me lever.

Le spectacle qui m’attendait était totalement prévisible, mais je ressentis quand même un sacré choc à la vue de mon épouse nue, à quatre pattes sur le canapé déplié, se faisant énergiquement tamponner l’arrière-train par un Fred au bord de l’apoplexie.

Ce que je pressentais le matin se vérifiait : Même si je le savais, même si je m’y attendais, même si je m’y préparais, c’était terriblement plus déstabilisant de se voir confronté de visu à une telle réalité.

Mais si une réaction instinctive me tordait l’estomac, je devais me rendre à l’évidence : Qu’elle était belle, ma femme, quand elle faisait l’amour !

En appui sur ses avant-bras et sur ses genoux écartés, elle oscillait au rythme cadencé imposé par son amant.

Même si elle était dirigée vers moi, Alice ne me voyait pas vraiment. Son regard absent indiquait qu’elle restait concentrée sur son plaisir. Quand elle n’ouvrait pas grand la bouche pour laisser échapper une plainte gutturale, un sourire éthéré s’affichait sur son visage tendu par la jouissance imminente.

Ses jolis seins se balançaient sur un rythme endiablé, sa tête dodelinait, ses mains se crispaient sur le drap froissé.

Juste à côté d’eux, à genoux, assise sur ses chevilles, Claire les regardait attentivement.

De temps en temps, elle passait une main sur le dos nu d’Alice ou elle caressait sa poitrine malmenée.

Oui, Fred pouvait être définitivement rassuré : Sa femme était bel et bien guérie de sa jalousie maladive !

Quelques instants plus tard, lorsque je ressortis après ma halte fictionnelle, les choses avaient un peu changé :

Claire en avait sans doute eu assez d’attendre son tour. Elle s’était positionnée sur le dos, jambes écartées devant Alice et celle-ci avait entrepris de lui brouter consciencieusement le minou, tout en continuant à se faire labourer les reins par Fred.

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