Comme s’il lisait encore mes pensées, Fred me demanda si je désirais lui laisser le relais.
J’acceptai d’un signe et le petit malin ne se fit pas prier pour prendre ma place.
Alice couina de déception lorsque je me retirai. Mais sa déception fut de courte durée : Un membre tout aussi rigide réoccupa l’espace d’un court instant libéré.
Cette fois, je n’éprouvai plus la moindre trace de jalousie lorsque je regardai, fasciné, la queue de Fred pénétrer vaillamment les chairs de ma femme. Seule comptait la volonté de lui procurer une jouissance mémorable.
Je suis resté juste à côté d’eux, bien décidé à continuer dès que Fred flancherait.
De temps à autre, je me penchais pour embrasser Alice.
Quelle bizarre expérience que de baiser les lèvres de mon épouse gémissante tandis que sa tête était ballottée par des coups de reins qui n’étaient pas de mon fait !
Sans m’apercevoir de la disparition momentanée de Claire, je restais là à attendre mon tour entre les cuisses de ma femme, mais Fred ne semblait pas pressé de me redonner la main, le bougre.
Alors que je commençais à montrer des signes d’impatience, j’entendis dans mon dos :
« — Et moi alors, on m’oublie ?! »
Claire était juste là, campée sur ses jambes écartées, les poings sur les hanches.
Je ne savais pas comment elle avait fait, mais, à l’exception de ses bottes de ski, elle s’était entièrement dévêtue.
Une vision absolument fantasmagorique : À contre-jour, sa crinière resplendissante semblait s’enflammer. Ses petits seins pointaient avec arrogance.
À la jointure de ce magistral y inversé, quelques rayons renvoyés par la réverbération du soleil sur la neige donnaient à son entrejambe de feu, un relief éblouissant.
Comment voulez-vous résister à une telle invite ?
Je n’étais qu’un homme faible et normalement obsédé.
Je n’ai pas hésité bien longtemps. Abandonnant Alice au pistonnage appliqué de Fred, je me suis dirigé vers Claire et me suis agenouillé à ses pieds, me prosternant devant cette adorable beauté.
Et, puisque j’étais à bonne hauteur, mon visage s’est rapproché de son pubis envoûtant, mon nez s’est enfoui dans sa fine toison de cuivre, ma bouche a trouvé ses lèvres purpurines et mes mains se sont emparées de ses fesses frissonnantes.
Je l’ai fait jouir comme ça, tout debout.
Les mains dans mes cheveux, appuyant ma tête sur son minou enfiévré, elle cria son plaisir en hurlant, la tête renversée en arrière, telle une louve en chaleur.
*****
Inutile de préciser que lorsque nous reprîmes le sens de la descente, un long moment plus tard, nos cuisses flageolantes éprouvaient toutes les peines du monde à nous porter et à nous diriger sur la neige fondante et lourde de la fin de journée.
Nous n’avons pas insisté bien longtemps. À 16 heures, il était temps de plier les gaules et de rendre le matériel.
En suivant Claire qui me précédait, la paire de skis sur l’épaule, je ne pouvais m’empêcher de poser mon regard sur son petit cul moulé dans sa combinaison de ski.
Aussitôt me revenait en tête le souvenir très frais de ce qui s’était passé quelques centaines de mètres plus hauts…
Après avoir été satisfaite de mes talents buccaux, ma partenaire avait tenu à me rendre la pareille.
Il m’est difficile de vous retranscrire le plein bonheur que ce fut de me retrouver là, quasi-nu, en pleine nature, à contempler les aiguilles d’Arves à l’horizon tandis qu’une petite tête rousse s’activait énergiquement sur mon entrejambe.
Puis je l’avais redressée, faite pivoter et, le pantalon redescendu sur les chevilles, je l’avais prise par derrière, insérant mon érection entre ses jolies fesses rosies par le froid.
Pour contenir mes assauts, elle avait dû prendre appui sur un rocher recouvert de neige et, plus ça allait, plus elle dérapait.
Si bien qu’elle avait finit par se retrouver, le buste complètement enchâssé dans le manteau blanc et la tête enfouie dans la poudreuse.
Il y en a qui, dans cette position, mordent l’oreiller… Claire, elle, avait bouffé la neige lorsque, ivre de plaisir, j’avais lancé mes va-et-vient frénétiques entre ses jambes écartées.
Malgré le sourire imbécile que j’affichais à l’évocation de ce souvenir, j’espérais cependant que nous ne paierions pas notre imprudence d’une pneumonie carabinée.
*****
Bien qu’annonciateur d’un départ prochain, cet ultime retour dans l’appartement fut enjoué.
Nous avons commencé à remballer nos affaires respectives afin de prendre de l’avance pour le lendemain matin.
Il fallait être prêt à libérer les lieux pour 10 heures.
Une fois le rangement et les douches expédiés, devant nos réserves de nourriture quasi épuisées, nous décidâmes de fêter cette fin de vacances par un repas entre amis dans un petit restaurant typique non loin de notre habitation.
Les filles purent profiter de l’occasion pour enfiler la traditionnelle tenue plus habillée qu’elles prennent toujours « au cas où » (ce « au cas où » restant toujours un mystère auprès de la gent masculine).
Pour Alice, il s’agissait d’une robe prune lui descendant jusque sous le genou, taillée dans une sorte de lycra, étoffe qui alliait l’avantage d’être chaude tout en restant fine.
Claire, elle, avait revêtu une robe vert sombre d’un tissu similaire, mais encore plus fin qui lui descendait jusqu’aux chevilles, mais fendu sur une bonne hauteur, mettant en valeur la couleur de ses cheveux et soulignant sa haute stature.
Flanqués de nos deux beautés, Fred et moi avons fait une entrée remarquée dans le restaurant.
Sans réellement nous concerter, nous avons joué la carte de l’échangisme jusqu’au bout : Claire s’est assise à mes côtés tandis qu’Alice s’asseyait en face de moi et Fred en face de son épouse.
Très vite, Justin, le serveur qui s’occupait de notre table remarqua qu’il n’avait pas affaire à deux couples d’amis ordinaires. Je le vis avec amusement nous observer plus que de raison en tentant d’établir le « qui couche avec qui ? ».
Il faut dire que nous ne nous cachions pas pour distribuer des gestes de tendresse à l’une ou l’autre de nos partenaires, indifféremment, pendant que les « ma chérie, ma belle, mon amour… » Fusaient dans toutes les directions.
La spécialité de gratin de crozets aux saucisses de pays était excellente.
Comme nos verres ne restaient pas longtemps vides, notre table devint rapidement une des plus joyeuses de la salle, nous attirant quelques regards soupçonneux en provenance des tables voisines.
D’autant qu’en plus des gestes équivoques, la conversation glissa parfois sur des sujets pour le moins scabreux, notamment lorsque nous en sommes venus à évoquer notre délire méridien.
Notre Justin s’attarda d’ailleurs anormalement longtemps pour débarrasser la table tandis qu’Alice expliquait avec moult détails son goût pour l’amour en plein air et le pied particulièrement intense qu’elle avait pris dans nos bras cet après-midi-là.
Comment s’étonner, après ça, que le pauvre garçon laisse échapper son plateau qui se fracassa à grand bruit sur le sol ?
Mais il n’aurait laissé sa place pour rien au monde.
Et il avait raison : Sa persévérance et son œil aux aguets lui permirent sans doute de surprendre ma main qui, glissée dans l’échancrure de la robe de Claire, remontait outrancièrement vers son entrejambe.
Comme, en face, le bras de Fred semblait dans une position identique sous la table, j’imaginais qu’une vue symétrique se proposait au regard du jeune homme.
Ses gestes de professionnels devenaient de moins en moins assurés, pris d’une soudaine fébrilité.
Il fallait que nous nous calmions sinon le pire était à craindre pour la vaisselle du restaurant.
C’est donc plus discrètement qu’à l’issue d’un pari perdu, les filles ôtèrent et nous donnèrent leurs culottes mises en gage.
De vrais gamins !
Une heure plus tard, nous étions dehors, repus et passablement éméchés, mais surtout terriblement excités.
Comment, pourquoi nous nous sommes retrouvés à courir en criant à tue-tête « FI-FILLES ! FI-FILLES ! » En poursuivant Claire et Alice qui poussaient des cris et des rires hystériques, je ne sais pas.
Tout ce dont je me rappelle, c’est du regard éberlué que nous jetèrent les rares passants dans la rue.
Heureusement que personne n’identifia les morceaux de tissu que nous faisions tournoyer au-dessus de nos têtes en hurlant, car c’était un coup à se retrouver au poste et à tenter vainement d’expliquer à un fonctionnaire obtus que non, nous n’avions pas arraché les culottes de ces folles contre leur gré.
*****
De retour dans l’appartement, il n’y a pas eu de round d’observation.
Nous nous sommes rués les uns sur les autres dans un déshabillage mutuel et frénétique.
Les meubles furent poussés sans ménagement, matelas, coussins et couvertures furent jetés sur la moquette du coin salon.
J’ai embrassé les jambes, les poitrines, les parcelles de peau qui passaient à ma portée, j’ai senti ma chair palpée par des bouches et des mains avides. Un tourbillon de sensations nous emporta.
Il m’est difficile de vous raconter dans le détail ce qui se passa ensuite.
Toute tentative de description pourrait paraître répétitive, anatomique et ne pourrait que très fadement retranscrire l’élan de folie sexuelle qui nous avait submergé alors.
Moi-même, je ne suis pas certain de tout me rappeler, mais il me semble que nous avons exploré la plupart des combinaisons offertes par deux hommes dans la force de l’âge forniquant avec deux femmes absolument consentantes et « ouvertes » aux expériences nouvelles.
J’ai lu quelque part qu’un homme doit attendre huit heures après un rapport pour recouvrer l’intégralité de sa puissance sexuelle.
Et bien, cette nuit-là, Fred et moi on a fait la nique aux statistiques.
D’ailleurs, il n’y a pas que les stats qu’on ait niquées, à l’occasion (oui, je sais, ce n’est pas très élégant, désolé).
SAMEDI
À mon habitude, c’est moi qui me suis réveillé en premier.
C’est le bruit dans le couloir qui m’avait tiré du sommeil.
C’est vrai que c’était matin de chassé-croisé, tout le monde était sur le pont.
Contrastant avec le brouhaha extérieur, il régnait dans notre appartement un calme serein.
Mes trois compères dormaient encore, figés dans leur dernière position : Alice restait allongée sur Fred, la joue contre son torse, les jambes repliées. Claire était encore entre mes cuisses, la tête posée sur mon aine, le nez à deux centimètres de mon sexe au repos. Je sentais son souffle chaud sur mon épiderme.

