Alors que je m’éveillais lentement, très lentement, quelques flashs de notre nuit de folie me revenaient :
— Alice assise sur ma bouche et suçant Fred, moi-même sucé par Claire… ce qui nous valut une jolie réaction en chaîne.
— Fred et moi échangeant nos places derrière nos femmes pour un concours de levrette… Quel délicieux spectacle que ces deux petites vulves offertes côte à côte frémissantes et impatientes de recevoir la colonne de chair qui allait les emplir.
— Alice et Claire s’échangeant nos verges pour un concours de fellation… Les lauréates furent dignement arrosées.
— Claire sur le dos, prise par Fred et mon engin dans la bouche tandis que je m’occupais du minou de ma femme debout au-dessus d’elle… autre variante sympathique de chaîne voluptueuse.
Bien sûr, nous n’avions pas manqué l’occasion de nous initier mutuellement aux joies de la double pénétration.
Et alors que je la croyais assez timorée sur cet aspect de sa sexualité, Alice m’avait surpris en y prenant un plaisir évident.
Mais la plus étonnée fut sans nul doute Claire qui, alors qu’elle me chevauchait ardemment, sentit le sexe de son mari s’introduire avec autorité dans un orifice que manifestement, il n’avait pas l’habitude de visiter.
Elle ouvrit de grands yeux affolés, grimaça un peu avant de hurler sous l’emprise d’une décharge de jouissance aussi intense qu’inattendue.
Oui, la nuit avait été riche en émotions.
Je ne m’en croyais pas capable après une telle débauche d’énergie, mais à la résurgence de ces formidables souvenirs, une belle, mais douloureuse érection s’empara quand même de mon membre.
Évidemment, c’est à ce moment précis qu’un bruit bizarre attira mon attention : On bricolait dans notre serrure. On essayait d’entrer dans notre logement. Sans succès puisque la clé était restée sur la porte.
Qu’est-ce que c’était que ce binz !
J’enfilai à la va-vite un caleçon qui n’était peut-être pas le mien et j’allai ouvrir.
Je me retrouvai en face d’une famille au grand complet : Le père, la mère, dans la quarantaine, un adolescent d’une quinzaine d’années et une fille de treize-quatorze ans.
Je ne sais pas qui de moi, les découvrant avec armes et bagages ou d’eux, me détaillant de la tête aux pieds dans mon caleçon à l’envers, déformé par ma bosse matinale, fut le plus surpris.
Après un moment d’un lourd silence d’incompréhension réciproque, la femme attaqua sèchement :
« — Et bien ! Qu’est-ce que vous faites là ? »
« — Euh… Pardon, mais je pourrais vous retourner la question. » Répondis-je en me grattant la tête et en baillant.
« – Mais, voyons ! Nous avons loué cet appartement et nous venons en prendre possession ! »
« – Ah ouais, bien sûr… Le problème c’est qu’on est encore dedans, là. »
« – Mais oui, je vois bien ! » Fit-elle, indignée « Ce n’est pas normal ! Vous devriez être partis ! »
« – Ben, on a jusqu’à 10 heures pour le rendre, faut pas trop pousser, quand même. »
« — Oui. Et vous savez quelle heure il est ? »
« – Euhh… non. »
« — 10 h 30 ! »
« — Ah. Merde. On est à la bourre, alors. » Dis-je d’une voix lente et encore mal réveillée, contrastant comiquement avec l’urgence de la situation.
« – Et comment ! Vous avez intérêt à vous presser et à déguerpir rapidement sinon, moi, je vais aller me plaindre à qui de droit ! »
Les trois autres n’avaient pas bronché. Visiblement, c’était madame qui portait la culotte.
Le père et le fils affichaient un air absent, plutôt ennuyé par la situation, quant à la fille, elle louchait sur mon caleçon dont le relief tardait à s’aplanir.
Les récriminations de la mégère commençaient à m’agacer, mais elles eurent l’avantage d’accélérer l’ordonnancement de mes connexions synaptiques :
« — Eh, mais au fait ! Normalement, les logements ne sont disponibles qu’à partir de 16 heures. Vous êtes beaucoup trop en avance, là ! »
Ma répartie de lui n’a pas plu et elle pinça du bec :
« — Nous roulons de nuit pour éviter les embouteillages et arriver plus tôt. Nous faisons ça tous les ans.
Comme nous sommes des habitués, les gens de l’agence nous connaissent, ils savent qu’il n’y a pas de soucis avec nous. Ils nous donnent les clés dès que le logement est libre. » M’expliqua-t-elle sèchement.
« — Ah OK, cool… Sauf que là, il n’est pas encore libre… On vous a induit en erreur. Remarquez, si vous avez eu affaire aux mêmes zozos que nous, c’est pas étonnant. Il y a comme qui dirait des flous artistiques dans la gestion du parc. »
« — Là n’est pas le probl…. »
Elle ne termina jamais sa phrase. Dans son champ de vision venait d’apparaître ma femme qui, tout aussi réveillée que moi quelques minutes plus tôt, avait « oublié » de se vêtir.
Le visage des deux mâles en face de moi s’éclaira subitement.
« — Keski se passe, mon chéri ? » Demanda innocemment Alice en se lovant contre mon épaule, présentant son joli postérieur aux nouveaux arrivants et en leur jetant un regard interrogatif.
Passant par réflexe mes mains sur ses douces fesses, je lui répondis :
« – Oh ne t’inquiète pas. Ces messieurs-dames vont nous succéder dans l’appartement et ils pensaient qu’il était vide. »
« — Tiens ! Quelle drôle d’idée ! »
Mais notre interlocutrice ne trouvait pas ça drôle du tout. Elle reprit vite ses esprits et sa hargne. Semblant faire fi de la tenue (ou de l’absence de tenue) de mon épouse, elle l’attaqua :
« — Vous êtes en retard pour libérer le logement ! Vous avez intérêt vous dépêcher, car nous, on voudrait bien s’insta… Herrk ! »
Sursautant et imitant involontairement le cri étranglé du gallinacé que l’on attrape par la gorge, la pauvre fut encore interrompue dans sa phrase.
Claire, tout aussi habillée qu’Alice, venait à son tour de faire son apparition.
Sans se soucier de cacher sa nudité, elle se campa à mes côtés et de sa voix enjôleuse, demanda :
« — Y a un problème ? »
Les yeux de papa et du fiston faillirent sortir de leurs orbites et leurs mâchoires furent rattrapées par la gravité tandis qu’ils détaillaient lentement la grande rouquine de la tête aux pieds.
Inconsciemment, le garçon avait porté sa main à son entrejambe.
La fille semblait s’amuser follement pendant que la mère éprouvait visiblement les pires difficultés à reprendre sa respiration. Tel un poisson privé d’oxygène, sa bouche s’ouvrait et se fermait spasmodiquement, ce qui me donna le temps d’exposer la situation à Claire.
« – qu’est-ce que c’est que tout ce raffut ! On ne peut plus pioncer tranquille, ici ? »
« — Oh ! Mon Dieu ! »
La mère eut juste le réflexe de plaquer sa main sur les yeux de sa fille alors que le troisième nudiste du logement s’avançait en tonnant de sa grosse voix.
« — C’est quoi ce bazar ? »
Pour la troisième fois de suite, j’expliquais les tenants de cet imbroglio.
« — Bof ! C’est encore le Pignon de l’accueil qui a fait des siennes. On a l’habitude, maintenant ! » Commenta Fred d’un air désinvolte tout en passant un bras autour des épaules de sa femme. Sa main vint caresser tendrement un des petits seins.
« — Il n’empêche que vous avez au moins une heure de retard pour rendre la location ! » Fit l’énervée qui avait enfin repris un semblant de contenance.
Provocateur, Fred posa son autre main à côté de la mienne, sur le fessier d’Alice.
« — Ah ouais ? Ben ce n’est pas grave : Vous allez nous aider à ranger et à nettoyer, comme ça, ça ira plus vite ! »
Madame était au comble de l’outrage :
« — certainement pas ! »
Puis, concluant soudainement qu’elle devait abréger cet entretien avec ce qu’elle considérait comme une bande de pervers patentés, la bonne femme attrapa sa fille et l’entraîna contre son gré vers l’escalier.
En amorçant les premières marches de la descente, elle lança tout de même :
« — Je ne veux plus rien savoir ! Grouillez-vous pour ficher le camp ! Et si vous ne rendez pas l’appartement nickel, comptez sur moi pour qu’on ne vous rembourse pas la caution ! »
« – On s’en fout : On ne l’a pas payée ! » Rigola Fred, en retour.
Un « — Oh !! » indigné lui répondit.
Hypnotisés, le père et le fils n’avaient pas bougé.
« — Régis ! Antoine ! Venez ! »
Le père tenta un acte désespéré :
« — Mais… Moumoune… on pourrait… les aider… pour… pour gagner du temps… »
« — Régiiiis ! ! Descends tout de suiite ! ! »
Ledit Régis lança un dernier regard chargé de regrets vers les deux naïades avant d’obtempérer.
Aussitôt la porte refermée, nous avons explosé de rire.
Pauvre Régis !
*****
En fait, nous n’étions pas si à la bourre que ça.
Tout était prêt.
Après une toilette et un en-cas vite expédiés, nous avons libéré les lieux sans être inquiétés.
L’agence ne tenait visiblement pas à nous faire de misères supplémentaires.
Nous avons de nouveau croisé Régis et sa famille sur le parking.
Amusé, je l’ai vu s’attarder d’un air rêveur sur les courbes de nos épouses pendant qu’elles tortillaient leur petit cul pour charger les bagages dans nos véhicules.
Mais cette fois, elles étaient habillées, hélas pour lui.
*****
Pour le retour, nous avons fait route commune aussi longtemps que possible, puis, quand vint le moment où nos chemins devaient se séparer, nous avons fait une halte sur une aire d’autoroute, histoire de se faire un dernier bisou en guise d’au revoir.
Il ne s’agissait bien que de cela, en effet, car il était déjà acquis, avant cette séparation, que nous nous reverrions pour quelques week-ends prometteurs.
Il était même question que Claire et Fred nous rejoignent sur notre lieu de villégiature estivale, prés de Biarritz.
En tout cas, une chose était sûre : L’année prochaine, nous avions bien l’intention de revenir ici et d’y louer, cette fois volontairement, un appartement pour quatre… ou pour six, des fois qu’il faut recueillir un couple privé de logement par une organisation déficiente… Qui sait ?

