Chloé ne se doute pas à cet instant que l’instant de gentillesse de Monsieur Ali, qui ne l’oblige pas à venir un jour où il n’y a pas d’école, cache un piège beaucoup plus profond.
Après être passée dans le bain où elle a dû frotter fort ses cuisses pour décoller le sperme séché, elle enfouit le collier dans son sac. Elle n’oublie pas de vernir les ongles de ses pieds et de ses mains d’une laque rouge-vermillon, qu’elle utilise de temps en temps, et surtout pour les grandes occasions. Quelle occasion ! Les ordres de son nouveau Maître.
Rhabillée (décemment), elle cherche l’adresse où elle doit aller trouver sa jupe… ras la touffe. C’est une petite rue d’un vieux quartier de la ville.
Arrivée sur place, elle se trouve face à un…sex-shop. Elle n’est jamais rentrée dans ce type d’endroit. Après un moment d’hésitation, elle pousse la porte et s’arrête, ébahie par ce qu’elle voit : des revues avec des femmes nues, cuisses écartées, pénétrées par le sexe, la bouche et même l’anus, des reproductions de sexes d’hommes de toutes tailles, des sous-vêtements criards et vulgaires… Elle entre un peu plus loin pour chercher les jupes. Soudain, elle entend derrière elle :
Qu’est-ce qu’elle cherche, la petite dame ?
Un peu honteuse, elle chuchote :
Une mini-jupe
Mini, comment ?
Les trois hommes présents dans le magasin se retournent à la voix de l’homme et dévisagent Chloé. Dévisagent, ou plutôt la détaillent, de haut en bas, s’attardant sur la poitrine, les cuisses, les fesses.
Très mini, dit-elle à voix basse.
Ah, je vois, ras la touffe, claironne le vendeur. Ne serait-ce pas pour faire plaisir à Monsieur Ali ?
Oui, monsieur.
Il m’a prévenu de votre visite. J’ai ce qu’il vous faut.
Et il lui présente une jupe en skaï noire, si courte que Chloé se demande un instant si ce n’est pas une ceinture. Les clients s’approchent insidieusement pour mieux voir cette jeune femme qui vient acheter des vêtements dans un sex-shop pour plaire à son homme (s’ils imaginaient que ce n’est pas pour son mari, mais pour son nouveau Maître !).
Il faut que vous l’essayiez.
Chloé cherche des yeux une cabine, mais :
Essayez-la ici. Il n’y a pas de cabine.
La honte, à nouveau. Mais elle continue à s’enfoncer. Elle se décide d’un seul coup à enlever son pantalon. Les clients ne se gênent plus :
Dis donc, quelles jambes !
Et regarde ce cul !
Dommage que ce slip soit si moche ! Il cache sa moule.
Chloé enfile la jupe. Elle ne dépasse pas les fesses. Si elle doit se pencher, elle sera plus que nue. Et, évidemment, elle entend :
Penchez-vous en avant. Il faut savoir si elle tient bien.
Bien entendu, la jupe remonte jusqu’au niveau des reins, laissant complètement visible sa culotte.
C’est la bonne taille. Il faudra enfiler un slip plus sexy que celui-là, voire pas de slip du tout. Qu’en pensez-vous, messieurs ?
La chatte à l’air, elle doit être bonne.
Si je la trouve sur le trottoir comme ça, sûr que je monte.
Abandonnez, messieurs, elle est déjà en main.
Chloé passe à la caisse pour régler son achat et s’enfuit dans la rue, non sans avoir entendu :
À bientôt, Lola.
Ainsi, Monsieur Ali avait prévenu du passage de sa nouvelle… nouvelle quoi d’ailleurs : maîtresse, chienne, esclave ? Maîtresse, non, Maître Ali (c’est comme cela qu’elle l’appelle maintenant) ne l’a pas touchée. Alors, chienne, esclave, pute… ?
Autre chose lui traverse maintenant l’esprit. Elle va devoir, jeudi, traverser le restaurant avec cette jupe, mais sans culotte et les nichons visibles. Ce n’est pas possible et pourtant Chloé sait déjà que Lola va le faire.
Ce mercredi matin, je m’apprêtais à monter dans ma voiture pour aller faire quelques courses quand un homme d’une trentaine d’années m’arrêta :
Vous êtes bien, Monsieur Chloé ?
Oui, que voulez-vous ?
Je voudrais vous parler de choses graves concernant votre épouse. Pouvez-vous m’accorder quelques instants ?
Oui, mais…
Suivez-moi dans ce café.
Intrigué, j’accompagnais l’inconnu. Nous nous installâmes à une table un peu à l’écart.
Ce que j’ai à vous dire n’est pas facile.
Dites quand même.
L’inconnu fouilla dans sa poche et en sortit une photo qu’il posa sur la table, retournée. J’ai pris la photo, et, là, stupeur. Sur cette photo, ma femme, Chloé, toute nue, jambes écartées, mains derrière la tête, seins projetés vers l’avant, dans une pièce pas très propre.
Mais qu’est-ce que c’est ?
Silence de mon interlocuteur, mais nouvelle photo. Cette fois-ci, Chloé est toujours nue, mais à quatre pattes, visiblement en train d’avancer. On aperçoit aussi les jambes d’une autre femme.
Mais ce n’est pas possible !
Troisième photo. Cette fois-ci Chloé est à genoux, en train de s’écarter les lèvres de son sexe. Je suis abasourdi.
Il faut que je vous explique. Votre femme a de fortes dettes. Elle fait ça pour éviter la police.
Mais je vais vous payer.
Cette somme-là ?
Et il me présente une reconnaissance de dettes, signée par ma femme, pour une somme astronomique.
Mais nous ne pourrons jamais.
Le problème n’est pas là. Présentez-vous demain à cette adresse avant midi. Vous comprendrez tout. Et pas un mot à votre femme, ou c’est la police.
Et l’inconnu s’en va tranquillement.
Je ne comprends rien : Chloé, toujours si sage quand nous faisons l’amour, là, dans ces positions dégradantes. Et que signifie ce rendez-vous ?
Le lendemain, je quitte mon travail plutôt et me rends à l’adresse indiquée. L’inconnu me demande où j’ai garé ma voiture. Il me demande de la cacher.
Ensuite, il m’emmène dans une pièce où est assis un Nord-Africain d’une cinquantaine d’années.
Monsieur ?
Oui.
Vous allez voir des choses qui vont vous choquer. Cependant, je vous demande de ne pas réagir, de ne pas bouger, tant que je ne vous l’aurais pas dit. Cela pourrait vous amener de gros ennuis avec la police.
Le premier homme m’emmène dans une espèce de cagibi, avec une chaise pour tout mobilier, et une vitre sans tain qui permet de voir tout ce qui se passe dans la cuisine. J’attends. Une femme est en train de cuisiner, l’homme d’une cinquantaine d’années est assis derrière sa table, mon inconnu a disparu.
Soudain, peu après midi, la porte de la cuisine s’ouvre. Je reste stupéfait. C’est ma femme, c’est Chloé qui vient d’entrer. Mais une Chloé que je n’ai jamais vue. La première chose que je remarque, c’est le gros collier de chien, clouté qu’elle porte autour du cou. Puis ce chemisier complètement transparent sous lequel ses seins apparaissent, sans aucun soutien-gorge pour les masquer. Et puis encore cette jupe, si courte qu’elle lui arrive au ras du sexe. Enfin des talons démesurés, elle qui ne porte que des tennis. Elle est, de plus, maquillée avec des yeux très noirs et un rouge à lèvres écarlate. Mais qu’est-ce qui lui est arrivé ?
Soudain, j’entends les voix. Celle de cet homme :
Alors, Lola, tu m’as obéi aujourd’hui ?
Lola ? Pourquoi l’appelle-t-il Lola ?
Tu vas m’expliquer ce que tu as fait, petite pute ?
Chloé ne bronche pas à l’insulte.
Je me suis habillée comme vous me l’avez ordonnée, Maître.
Je n’ai pas rêvé. J’ai bien entendu ma femme appeler cet homme maître.
Dis-le-moi. Je veux être sûr que tu as bien compris.
Oui, Maître. J’ai mis le collier de chien pour que vous puissiez m’attacher la laisse.
Eh bien, fais-le.
Chloé va vers la table, prend une laisse et l’attache au mousqueton du collier. Je suis sidéré, et pourtant, mon sexe commence à réagir à cette situation.
Continue, chienne.
J’ai mis un chemisier transparent, avec mes nichons à l’air.
Elle a bien dit « mes nichons » !
Je suis allée acheter la jupe ras la touffe au magasin que vous m’aviez indiqué…
Au sex-shop, tu veux dire ?
Oui, Maître, au sex-shop.
Des gens t’ont vu ?
Oui, Maître, trois clients ont assisté à l’essayage.
Ils ont maté ton cul, ma salope ?
Oui, Maître.
Tout nu ?
Non, maître, j’avais une culotte.
Tu m’as encore désobéi. Donc tu sais que tu seras punie.
Maître, je ne savais qu’il fallait que je ne porte jamais de culotte.
Ne discute pas pouffiasse.
Je suis au trente-sixième dessous. Ma douce et tendre femme qui parle de ses « nichons », de « sa touffe », qui va au sex-shop et s’exhibe devant trois inconnus. Non, décidément, je ne comprends plus rien.
Et là, est-ce que tu m’as obéi ?
Oui, maître, j’ai le cul à l’air.
Montre.
Et Chloé soulève sa jupe pour montrer son sexe nu.
C’est bien. Continue, Lola.
Comme je n’ai pas de bas, ni de porte-jarretelles, je suis venue les jambes nues. Et j’ai mis mes talons aiguilles.
Bon, Lola. Maintenant comme d’habitude.
Je vois alors Chloé enlever son chemisier et sa jupe, en gardant ses talons. Puis elle se met à marcher devant l’homme qui regarde attentivement ses seins se balancer. Je suis atterré, pourtant mon sexe est tendu dans mon pantalon. Que va-t-il se passer maintenant ?
Dis-moi quelque chose, Lola.
Je suis à poil pour vous, maître.
Tu progresses, Lola.
Je me rends bien compte que, si elle ne réagit pas aux insultes qu’on lui adresse, Chloé a l’air heureuse (!) quand l’homme l’appelle Lola.
Maintenant, tu vas appeler Youssef et prendre ta position. Aujourd’hui, c’est toi qui vas lui demander et ne te trompes pas, ou je double la punition.
Bien, Maître.
Je vois ma femme passer la tête par la porte de la salle (je rappelle qu’elle est complètement nue et que des clients de la salle pourraient l’apercevoir) et appeler doucement Youssef. Ensuite, elle se dirige vers le bureau, tend la laisse à « son maître ». Elle écrase ses seins sur le bureau, tend ses fesses vers la porte en écartant les jambes et redresse la tête pour regarder son bourreau (mais en est-il un ?). Mon inconnu d’hier entre dans la pièce.
Baise-moi, Youssef. Baise-moi comme une salope.
C’est ma femme qui demande.
Youssef ouvre sa braguette et en sort son sexe qu’il commence à caresser en regardant le cul de ma femme. Dès qu’il atteint la rigidité suffisante, il l’approche du vagin de Chloé, s’enfonce d’un coup sec qui la fait sursauter, et commence ses va-et-vient extrêmement puissants et violents. Les mains de l’homme pétrissent ses fesses, parfois même les claquent. Chloé ne dit rien, ne bouge pas. Seuls ses seins frottent la table. Elle ne quitte pas des yeux celui qui tient la laisse. L’homme enfoncé dans le sexe de ma femme se raidit soudain. Je devine qu’il déverse son sperme en elle à gros jets saccadés.

